Culture sport dans l'équipe mag
- boris
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Hier est sorti l'équipe mag et à la fin, dans la rubrique "Culture Sport", il y a un article de 3 pages sur Tony et Fabien et sur la culture canoë-kayak en général. Je l'ai trouvé vraiment très sympa, très réaliste, donne une super image de notre sport, ça fait plaisir d'avoir de bons papiers dans un journal comme celui là. Qu'en avez-vous pensé?
pour ceux qui ne l'ont pas lu, extrait:
"Un recoin de parking, en plein vent, face à la route. il n'en faut pas plus à un adepte du canoë-kayak pour changer de tenue, puis se glisser dans le torrent. La débrouille, l'inconfort.Fut-il, ce joueur de pagaie, champion olympique de slalom"
"ainsi va le canoë-kayak. on y vient par passion de la glisse, amour de la nature et goût des sensations fortes. On respecte fidèle aux mêmes valeurs: le partage, l'amitié, le respect de l'environnement. La gloire n'y change rien, l'argent non plus. Sans doute parce qu'il n'a jamais daigné s'intéresser à ces champions. Les pratiquants aiment en parler comme d'un mode de vie. Une communauté où les plus renommés ne se tiennent jamais loin des derniers de la classe"
"Ces dernières années, les bateaux ont beaucoup évolués, mais le milieu est resté très simple. A Athènes, la copine de tony estanguet était en camping-car. A la veillée, il se raconte encore l'histoire de Franck adisson et wilfrid Forgues, champions olympiques de C2, en 1996. De retour d'Atlanta, ils ont délaissé l'hotel pour rejoindre les leurs en camping. l'anecdote n'étonne que les étrangers."
Depuis sont titre olympique en K1 à athènes, son masque d'anonyme est tombé. Au lendemain des jeux, une fête locale a rassemblé 3500 personnes sur le place de Vallon, où les registres municipaux avouent pourtant moins de 2500 habitants. Mais il n'est pas rare de le voir, sur un recoin de parking, les fesses à l'air et un sourire aux lèvres, se changer devant le coffre de sa voiture, avant une descente de rivière. Avec son père. Tous les copains d'enfance. Les gamins de son club. Sa tribu"
Merci.
pour ceux qui ne l'ont pas lu, extrait:
"Un recoin de parking, en plein vent, face à la route. il n'en faut pas plus à un adepte du canoë-kayak pour changer de tenue, puis se glisser dans le torrent. La débrouille, l'inconfort.Fut-il, ce joueur de pagaie, champion olympique de slalom"
"ainsi va le canoë-kayak. on y vient par passion de la glisse, amour de la nature et goût des sensations fortes. On respecte fidèle aux mêmes valeurs: le partage, l'amitié, le respect de l'environnement. La gloire n'y change rien, l'argent non plus. Sans doute parce qu'il n'a jamais daigné s'intéresser à ces champions. Les pratiquants aiment en parler comme d'un mode de vie. Une communauté où les plus renommés ne se tiennent jamais loin des derniers de la classe"
"Ces dernières années, les bateaux ont beaucoup évolués, mais le milieu est resté très simple. A Athènes, la copine de tony estanguet était en camping-car. A la veillée, il se raconte encore l'histoire de Franck adisson et wilfrid Forgues, champions olympiques de C2, en 1996. De retour d'Atlanta, ils ont délaissé l'hotel pour rejoindre les leurs en camping. l'anecdote n'étonne que les étrangers."
Depuis sont titre olympique en K1 à athènes, son masque d'anonyme est tombé. Au lendemain des jeux, une fête locale a rassemblé 3500 personnes sur le place de Vallon, où les registres municipaux avouent pourtant moins de 2500 habitants. Mais il n'est pas rare de le voir, sur un recoin de parking, les fesses à l'air et un sourire aux lèvres, se changer devant le coffre de sa voiture, avant une descente de rivière. Avec son père. Tous les copains d'enfance. Les gamins de son club. Sa tribu"
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- sydney
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perso je l'ai trouver super bien ecrit et en effet l'image donnée par cet article est vraiment celle du canoë-kayak et que nous somme pas un sport bourré de frick comme certain avec des valeur qui nous sont très cher et que même les athlètes qui sont champion ne se prenne pas le melon et ça c'est toutes la force de notre belle activité
- boris
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quote:Posté par marc81
:)Tu pourrai me l'envoyer par mail comme SYDNEY stp.
merci
A ce compte la si quelqu'un peut le mettre sur EVO se serai vraiment le top, car à en lire les quelques lignes au dessus, ca fait vraiment plaisir que les médias puisse ecrire comme cela...je crois que les JO ainsi que le développement du freestyle ces dernières années donne une super image de notre sport, quelqu'en soit la discipline...sur ce...@+
et pourvu que ca dure!!!!
:)Tu pourrai me l'envoyer par mail comme SYDNEY stp.
merci
A ce compte la si quelqu'un peut le mettre sur EVO se serai vraiment le top, car à en lire les quelques lignes au dessus, ca fait vraiment plaisir que les médias puisse ecrire comme cela...je crois que les JO ainsi que le développement du freestyle ces dernières années donne une super image de notre sport, quelqu'en soit la discipline...sur ce...@+
et pourvu que ca dure!!!!
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Bon de toute façon mon scanner ne marche plus, donc j'ai usé de tout mes talents de secrétaire et j'ai retappé l'article en un temps records = 42min!!! , mais je crois que ça en valait la peine, tant cet article me touche, et comme je suis sur qu'il vous touchera aussi. Et n'hésitez pas à vous le relire une deuxième fois. C'est frai, c'est beau, c'est bien écrit...
Plus qu'un hommage aux champions, c'est un hommage à tout le milieu du CK qui est rendu dans cet article par Alain Mercier, à tous les supporters, dirigeants, pratiquants... Et pour ceux qui voudraient se le procurer (il y a aussi des tableaux, des images, des photos, il y a le "gloiromètre des champions olympiques" en début de mag), écrivez au service des ventes de l'équipe, avec mention de la référence précise du numéro (1176), à "l'Equipe", service des ventes, 4, rue Rouget-de-Lisle, 92793 Issy-les-Moulineaux Cedex 9.
Ca, c'est fait!!
Un recoin de parking, en plein vent, face à la route. Il n’en faut pas plus à un adepte du canoë-kayak pour changer de tenue, troquer un jean et un tee-shirt contre une combinaison étanche, puis se glisser dans le torrent. La débrouille. L’inconfort. Fût-il, ce joueur de pagaie, champion olympique de slalom.
A Vallon-Pont-d’Arc, au cœur de l’Ardèche, Benoît Peschier n’a pas bousculé ses habitudes depuis sa médaille d’or en K1, glanée à Athènes cet été. Il gare toujours sa voiture sur un terre-plein, se déshabille parmi les rameurs locaux. Et se jette, en groupe, dans les eaux de la rivière. Avec lui, une poignée de kayakistes : les plus jeunes portent dans le regard admiration et respect ; deux adultes, empruntés, avouent seulement deux ans de pratique. « La famille », glisse Benoît Peschier.
Même rituel pour Tony Estanguet à Pau, champion olympique de C1. Lui aussi aime se mêler, comme au premiers jours, aux anonymes de la flotte. « Ce n’est pas parce que j’ai gagné deux fois aux Jeux que je vais exiger des vestiaires et du chauffage », plaide-t-il. Aux gamins , il propose une main pour redresser la ligne du bateau, parti dans un mauvais courant. Sans doute parce que, plus jeune, il a connu pareille infortune. Il n’a pas oublié.
Ainsi va le canoë-kayak. On y vient par passion de la glisse, amour de la nature et goût des sensations fortes. On y reste fidèle aux mêmes valeurs : le partage, l’amitié, le respect de l’environnement. La gloire n’y change rien, l’argent non plus. Sans doute parce qu’il n’a jamais daigné s’intéressé à ces champions. Les pratiquants aiment en parler comme d’un mode de vie. Une communauté où les plus renommés ne se tiennent jamais loin des derniers de la classe.
Avant les Jeux de Sidney, en 2000, la Fédération avait eu l’envie de mobiliser ses licenciés autour de l’équipe de France. L’idée : créer un noyau de fidèles, pour soutenir les candidats au podium. « J’avais été très impressionné de voir autant de gens du milieu faire le voyage jusqu’à Sidney », se souvient Tony Estanguet. Pour Athènes, l’opération a été relancée. En mieux. « Nos athlètes possédaient tout, entraîneurs, préparation, suivi médical, matériel, pour réussir aux Jeux, explique Francis Gaillard, le responsable de la communication à la FFCK. Mais pour aller plus loin, ils devaient se sentir soutenus. Benoît Peschier et Tony Estanguet ont besoin d’être encouragés pour aller vite sur l’eau ». Cette fois, l’idée s’est donné un nom : la tribu. Evident. « Le canoë a été inventé par les indiens, ils vivaient en tribus », rappelle marcel Venot, l’ancien président de la FFCK. Pour en être, une simple inscription sur le site fédéral, accompagnée d’une cotisation de 10€, maigre contrepartie au cadeau d’un tee-shirt frappé du logo communautaire. Pour 65€, les plus mordus pouvaient s’offrir le pack complet, casquette, montre, tatouages, auto-collant, sac à dos… Les premiers membres ont rejoint la tribu en septembre 2003. En Août dernier, on en comptait près de 3000. A Athènes, la fédération veut bien jurer en avoir dénombré au moins 300, remuante colonie massée le long de la rivière, à Helliniko.
Ils ont donné de la voix, poussant les leurs jusqu’à l’étouffement, n’oubliant pas les autres, rivaux sérieux ou concurrents sans gloire. Plus tard, à leur descente du podium, les trois médaillés français, Benoît Peschier, Tony Estanguet et Fabien Lefèvre, troisième en K1, les ont remerciés à leur façon, la plus directe, s’arrêtant 10 fois, cent fois, pour une poignée de main, un sourire, une phrase, tout au long du sentier étiré le long du parcours. « Ces visages, je les connaissais tous, avoue Tony Estanguet, encore remué, trois mois après, par ce torrent d’émotions. Et j’avais vraiment envie de partager ce moment avec eux. Deux ans plus tôt, quand j’étais blessé, j’avais reçu des tas de messages d’encouragement. Je sais qu’il venait d’eux ». Pour les accueillir, la Fédération avait établi son camp de base dans une marina, non loin d’Athènes. Une banderole avait été déployée. « Maison de la tribu ». Un lieu de retrouvailles ouvert à tous, sans étiquette, interdits aux seuls ronchons. Les sélectionnés olympiques s’y sont rendus, presque quotidiennement, au plus chaud de l’après-midi. Pour saluer un proche, embrasser la famille, commenter l’entraînement du matin, recevoir les encouragements. « J’y suis allé, explique Benoît Peschier, sans jamais avoir à me forcer. En 2000, aux Jeux de Sidney, j’étais à leur côtés. J’avais fait le voyage, en supporter. »
Au soir de leur médaille, les trois athlètes ont rejoint la marina sur un vieux gréement. « Tout le monde a sauté dans l’eau, supporters, dirigeants, kayakistes, raconte Christian Hunault, le président de la FFCK. Deux cents personnes dans la flotte. » A terre, les télévisions attendaient les champions. Elles ont patienté. « Nous leur avons expliqué que Tony, Benoît et Fabien devaient au moins autant à tous ces gens qu’aux chaînes françaises », se souvient Francis Gaillard. Mais qui sont-ils, ces membres de la tribu ?. « Des pratiquants, comme moi, répond Benoît Peschier. On vient tous de petits clubs. On a les mêmes histoires à se raconter, tout le monde les comprend ».
Marianne Aghulon a connu, elle aussi, les deux rives du torrent. 5ème en K1 aux Jeux de Barcelone, elle s’est glissée aujourd’hui dans une tenue de conseillère technique régionale, en Aquitaine. A Athènes, elle enfilait chaque matin le tee-shirt de la tribu. « J’ai acheté le pack très vite, raconte-t-elle. Sur place, je n’avais pas l’impression d’être seulement spectatrice, mais bien d’être avec eux. Et puis, je crois que ça évite aux champions de perdre les pédales. Sentir les autres pratiquants aussi proches aide à redescendre très vite sur terre ».
Sylvain Eude, lui, n’a jamais enfilé le casque frappé du logo fédéral. Le haut niveau, il l’approche depuis la berge, transportant souvent son paquetage sur les compétitions internationales. Il était à Athènes. « Avec des copains du club, Saint-Laurent-Blangy, dans le Nord, précise-t-il. Le canoë-kayak compte une bonne dizaine de disciplines, mais on partage le même esprit. On a tous débuté dans les mêmes embarcations tourné en rond, la tête dans la flotte. Et on tous tombé à l’eau. » Il ne viendrait à personne l’idée d’en oublier l’impression. Et rien n’est plus apprécié, une fois le bateau au sec, que se retrouver devant la tente, face au réchaud. Les plus anciens se plaisent à y rappeler que, en leur temps, « la famille » avait l’habitude de dresser le camp deux à trois semaines de suite, pour les championnats de France. « On y plantait la tente, raconte Francis Cohort, l’un des dirigeants du club de Pau. Et on vivait là, sur nos jours de vacances. Ces dernières années, les bateaux ont beaucoup évolué, mais le milieu est resté très simple. A Athènes, la copine de Tony Estanguet était dans un camping-car. Et un gars du club dormait à la belle étoile. » A la veillée il se raconte encore l’histoire de Franck Adisson et Wilfrid Forgues, champions olympiques de C2, en 1996. De retour d’Atlanta, ils ont délaissé l’hôtel pour rejoindre les leurs en camping. L’anecdote n’étonne que les étrangers. L’an dernier, Benoît Peschier a déroulé son sac de couchage dans un camp de Bourg-St-Maurice, pour trois semaines d’entraînements en solitaire. « j’avais besoin de cette ambiance, de ce décor, pour me retrouver », murmure-t-il. Depuis son titre olympique en K1 à Athènes, son masque d’anonyme est tombé. Au lendemain des Jeux, une fête locale a rassemblé 3500 personnes sur la place de Vallon-Pont-d’Arc, où les registres municipaux avouent pourtant moins de 2500 habitants. Mais il n’est pas rare de le voir, sur un recoin de parking, les fesses à l’air et un sourire aux lèvres, se changer devant le coffre de sa voiture, avant une descente de rivière. Avec son père. Tous ses copains d’enfance. Les gamins de son club. Sa tribu.
Par Alain Mercier
Plus qu'un hommage aux champions, c'est un hommage à tout le milieu du CK qui est rendu dans cet article par Alain Mercier, à tous les supporters, dirigeants, pratiquants... Et pour ceux qui voudraient se le procurer (il y a aussi des tableaux, des images, des photos, il y a le "gloiromètre des champions olympiques" en début de mag), écrivez au service des ventes de l'équipe, avec mention de la référence précise du numéro (1176), à "l'Equipe", service des ventes, 4, rue Rouget-de-Lisle, 92793 Issy-les-Moulineaux Cedex 9.
Ca, c'est fait!!
Un recoin de parking, en plein vent, face à la route. Il n’en faut pas plus à un adepte du canoë-kayak pour changer de tenue, troquer un jean et un tee-shirt contre une combinaison étanche, puis se glisser dans le torrent. La débrouille. L’inconfort. Fût-il, ce joueur de pagaie, champion olympique de slalom.
A Vallon-Pont-d’Arc, au cœur de l’Ardèche, Benoît Peschier n’a pas bousculé ses habitudes depuis sa médaille d’or en K1, glanée à Athènes cet été. Il gare toujours sa voiture sur un terre-plein, se déshabille parmi les rameurs locaux. Et se jette, en groupe, dans les eaux de la rivière. Avec lui, une poignée de kayakistes : les plus jeunes portent dans le regard admiration et respect ; deux adultes, empruntés, avouent seulement deux ans de pratique. « La famille », glisse Benoît Peschier.
Même rituel pour Tony Estanguet à Pau, champion olympique de C1. Lui aussi aime se mêler, comme au premiers jours, aux anonymes de la flotte. « Ce n’est pas parce que j’ai gagné deux fois aux Jeux que je vais exiger des vestiaires et du chauffage », plaide-t-il. Aux gamins , il propose une main pour redresser la ligne du bateau, parti dans un mauvais courant. Sans doute parce que, plus jeune, il a connu pareille infortune. Il n’a pas oublié.
Ainsi va le canoë-kayak. On y vient par passion de la glisse, amour de la nature et goût des sensations fortes. On y reste fidèle aux mêmes valeurs : le partage, l’amitié, le respect de l’environnement. La gloire n’y change rien, l’argent non plus. Sans doute parce qu’il n’a jamais daigné s’intéressé à ces champions. Les pratiquants aiment en parler comme d’un mode de vie. Une communauté où les plus renommés ne se tiennent jamais loin des derniers de la classe.
Avant les Jeux de Sidney, en 2000, la Fédération avait eu l’envie de mobiliser ses licenciés autour de l’équipe de France. L’idée : créer un noyau de fidèles, pour soutenir les candidats au podium. « J’avais été très impressionné de voir autant de gens du milieu faire le voyage jusqu’à Sidney », se souvient Tony Estanguet. Pour Athènes, l’opération a été relancée. En mieux. « Nos athlètes possédaient tout, entraîneurs, préparation, suivi médical, matériel, pour réussir aux Jeux, explique Francis Gaillard, le responsable de la communication à la FFCK. Mais pour aller plus loin, ils devaient se sentir soutenus. Benoît Peschier et Tony Estanguet ont besoin d’être encouragés pour aller vite sur l’eau ». Cette fois, l’idée s’est donné un nom : la tribu. Evident. « Le canoë a été inventé par les indiens, ils vivaient en tribus », rappelle marcel Venot, l’ancien président de la FFCK. Pour en être, une simple inscription sur le site fédéral, accompagnée d’une cotisation de 10€, maigre contrepartie au cadeau d’un tee-shirt frappé du logo communautaire. Pour 65€, les plus mordus pouvaient s’offrir le pack complet, casquette, montre, tatouages, auto-collant, sac à dos… Les premiers membres ont rejoint la tribu en septembre 2003. En Août dernier, on en comptait près de 3000. A Athènes, la fédération veut bien jurer en avoir dénombré au moins 300, remuante colonie massée le long de la rivière, à Helliniko.
Ils ont donné de la voix, poussant les leurs jusqu’à l’étouffement, n’oubliant pas les autres, rivaux sérieux ou concurrents sans gloire. Plus tard, à leur descente du podium, les trois médaillés français, Benoît Peschier, Tony Estanguet et Fabien Lefèvre, troisième en K1, les ont remerciés à leur façon, la plus directe, s’arrêtant 10 fois, cent fois, pour une poignée de main, un sourire, une phrase, tout au long du sentier étiré le long du parcours. « Ces visages, je les connaissais tous, avoue Tony Estanguet, encore remué, trois mois après, par ce torrent d’émotions. Et j’avais vraiment envie de partager ce moment avec eux. Deux ans plus tôt, quand j’étais blessé, j’avais reçu des tas de messages d’encouragement. Je sais qu’il venait d’eux ». Pour les accueillir, la Fédération avait établi son camp de base dans une marina, non loin d’Athènes. Une banderole avait été déployée. « Maison de la tribu ». Un lieu de retrouvailles ouvert à tous, sans étiquette, interdits aux seuls ronchons. Les sélectionnés olympiques s’y sont rendus, presque quotidiennement, au plus chaud de l’après-midi. Pour saluer un proche, embrasser la famille, commenter l’entraînement du matin, recevoir les encouragements. « J’y suis allé, explique Benoît Peschier, sans jamais avoir à me forcer. En 2000, aux Jeux de Sidney, j’étais à leur côtés. J’avais fait le voyage, en supporter. »
Au soir de leur médaille, les trois athlètes ont rejoint la marina sur un vieux gréement. « Tout le monde a sauté dans l’eau, supporters, dirigeants, kayakistes, raconte Christian Hunault, le président de la FFCK. Deux cents personnes dans la flotte. » A terre, les télévisions attendaient les champions. Elles ont patienté. « Nous leur avons expliqué que Tony, Benoît et Fabien devaient au moins autant à tous ces gens qu’aux chaînes françaises », se souvient Francis Gaillard. Mais qui sont-ils, ces membres de la tribu ?. « Des pratiquants, comme moi, répond Benoît Peschier. On vient tous de petits clubs. On a les mêmes histoires à se raconter, tout le monde les comprend ».
Marianne Aghulon a connu, elle aussi, les deux rives du torrent. 5ème en K1 aux Jeux de Barcelone, elle s’est glissée aujourd’hui dans une tenue de conseillère technique régionale, en Aquitaine. A Athènes, elle enfilait chaque matin le tee-shirt de la tribu. « J’ai acheté le pack très vite, raconte-t-elle. Sur place, je n’avais pas l’impression d’être seulement spectatrice, mais bien d’être avec eux. Et puis, je crois que ça évite aux champions de perdre les pédales. Sentir les autres pratiquants aussi proches aide à redescendre très vite sur terre ».
Sylvain Eude, lui, n’a jamais enfilé le casque frappé du logo fédéral. Le haut niveau, il l’approche depuis la berge, transportant souvent son paquetage sur les compétitions internationales. Il était à Athènes. « Avec des copains du club, Saint-Laurent-Blangy, dans le Nord, précise-t-il. Le canoë-kayak compte une bonne dizaine de disciplines, mais on partage le même esprit. On a tous débuté dans les mêmes embarcations tourné en rond, la tête dans la flotte. Et on tous tombé à l’eau. » Il ne viendrait à personne l’idée d’en oublier l’impression. Et rien n’est plus apprécié, une fois le bateau au sec, que se retrouver devant la tente, face au réchaud. Les plus anciens se plaisent à y rappeler que, en leur temps, « la famille » avait l’habitude de dresser le camp deux à trois semaines de suite, pour les championnats de France. « On y plantait la tente, raconte Francis Cohort, l’un des dirigeants du club de Pau. Et on vivait là, sur nos jours de vacances. Ces dernières années, les bateaux ont beaucoup évolué, mais le milieu est resté très simple. A Athènes, la copine de Tony Estanguet était dans un camping-car. Et un gars du club dormait à la belle étoile. » A la veillée il se raconte encore l’histoire de Franck Adisson et Wilfrid Forgues, champions olympiques de C2, en 1996. De retour d’Atlanta, ils ont délaissé l’hôtel pour rejoindre les leurs en camping. L’anecdote n’étonne que les étrangers. L’an dernier, Benoît Peschier a déroulé son sac de couchage dans un camp de Bourg-St-Maurice, pour trois semaines d’entraînements en solitaire. « j’avais besoin de cette ambiance, de ce décor, pour me retrouver », murmure-t-il. Depuis son titre olympique en K1 à Athènes, son masque d’anonyme est tombé. Au lendemain des Jeux, une fête locale a rassemblé 3500 personnes sur la place de Vallon-Pont-d’Arc, où les registres municipaux avouent pourtant moins de 2500 habitants. Mais il n’est pas rare de le voir, sur un recoin de parking, les fesses à l’air et un sourire aux lèvres, se changer devant le coffre de sa voiture, avant une descente de rivière. Avec son père. Tous ses copains d’enfance. Les gamins de son club. Sa tribu.
Par Alain Mercier
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ben disons pierre Roland que quand tu as vécu un pti peu tout ce qui se dit dans cet article, que tu suit de près ou de loin les résulats slalom, que tu as fait ces fameuses 2 semaines de camping aux frances... que tu as pratiqué un peu d'autres sports. Que tu es habitué au désert médiatique en ce qui concerne ta pratique, quand un article d'un rare réalisme, comme celui-la, sort, ben forcément, ça fait plaisir. c'est tout.
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- Navigue avec (bateau) : Aska et swift 2004 de power paddle
Kendo en rivière - département : 21
- club : ASS SPORTIVE CK LES ALLIGATORS STE MARIE SUR OUCHE
- Rivière(s) sur laquelle je peux donner des infos : La Cure,la durance,l'ubaye,
le guil,l'Ouche,bassin l'isle de la serre,vague de tavaux,l'argentière,bassin épinal,bassin corbeil, le doubs - Contact :