Si, c'est interessant comme question.
La vitesse est généralement considérée comme une qualité dépendant de dispositions constitutionnelles moins entraînable que la force ou l'endurance. C'est que la répartition des fibres musculaires et le schéma d'innervation sont fixés génétiquement. L'entraînement peut modifier le volume des fibres ou leur capacité de coordination mais pas leur répartition en pourcentage *. Selon les recherches les plus récentes les propriétés de vitesse « pure » s'entraînent particulièrement bien au premier âge scolaire et dans la première phase pubertaire.
La vitesse en tant que facteur psychophysique complexe de la performance, où interviennent surtout les composantes de coordination et les éléments de la condition physique, la vitesse dépend de différentes données anatomo-physiologiques.
· Type de musculature
· Force de la musculature
· Biochimie de la musculature
Type de musculature
La vitesse de contraction d'un muscle dépend en grande partie de la proportion de fibres à contraction rapide contenue dans ces muscles, fibres FT ou de type II. Les sprinters nés possèdent un pourcentage de fibres FT plus élevée que les coureurs de fond. Les biopsies musculaires montrent que la proportion de fibres à contraction rapide est en corrélation positive directe avec la vitesse motrice. (cf. Inbar, Kaiser et Tesch 1981, 156)
Force de la musculature
Les différents niveaux de performance dans le domaine de la vitesse, en particulier dans la phase d'accélération se fondent sur un niveau initial différent de la capacité de coordination et de force. L'amélioration de la force spécifique va de pair avec une augmentation de la vitesse de mouvement. Mais alors que pour les mouvements de coordination très simple, un entraînement de la force maximale produit immédiatement une plus grande vitesse de mouvement, c'est moins vrai en ce qui concerne les mouvements complexes. (cf. Kunz 1990, 28)
Nous ne sommes par conséquent pas égaux dans le domaine sportif, et ce n'est pas une nouvelle

Certains sont génétiquement mieux armés et disposent naturellement de qualités musculaires les prédisposant à la performance. C'est ainsi que des "crevettes" sont plus efficaces que des gros balèzes.
Pour faire simple et trivial, "d'une 2CV on ne fera jamais une Ferrari"
*: ce n'est que partiellement vrai, puisque l'on peut y parvenir grace à l'électro stimulation. Mais c'est une technique qui ne s'improvise pas, car elle peut conduire à de graves blessures.
En effet une contraction musculaire volontaire maximale ne recrute qu'à peine 80% des fibres musculaires (Henneman).
Dans les cas de tétanos, les contractures sont d'une telle intensité qu'elles peuvent conduire à des fractures d'os comme le fémur ... parce qu'il n'y a pas de feed-back, exactement comme en électrostimulation
