petit ajout, récement vu sur le site de la fédé,:La leptospirose
Il s'agit d'une fièvre évoquant la grippe : température supérieure à 39°, douleurs musculaires, maux de tête, conjonctivite. Cette drôle de grippe hors saison d'épidémie (risque majoré en été - automne), exceptionnelle, guérit souvent spontanément au prix d'un état de fatigue prolongé, mais peut aussi évoluer vers une maladie gravissime touchant le foie et les reins, aboutissant au décès. Toute fièvre survenant entre le 4e et 14e jour suivant une séance de navigation en eau douce doit faire craindre la leptospirose : il faut consulter d'urgence un médecin, l'informer avec insistance du risque — que trop souvent il ignore—, afin qu'il prescrive des examens et un antibiotique adapté (pénicilline ou dérivés) sans attendre. Seul le traitement antibiotique précoce permet d'éviter les complications. La vaccination, inefficace sur la majorité des leptospires, apporte une fausse sécurité.
• Dépliant d’information destiné au grand public (juillet 2005) réalisé par un groupe de travail interministériel [pdf 1,1 Mo]
• Les facteurs de risques de leptospirose en France métropolitaine.
Une étude cas-témoin, juillet 1999-février 2000. Publication de l'Institut national de veille sanitaire 2003 (pdf 3,1Mo)
• Surveillance de la leptospirose en France métropolitaine : année 2004
Le centre de référence des leptospires a publié son rapport annuel : contribution à la surveillance de la leptospirose en France en 2004. Il est consultable sur internet à l’adresse suivante :
http://www.pasteur.fr/recherche/Leptosp ... cnr04.html.
À sa lecture, on constate que le nombre de cas (sérologie et/ou bactériologie positive) est nettement inférieur en 2004 (236) comparé à la moyenne des cinq dernières années (300). Pour un tiers des cas, la maladie a frappé pendant les mois de septembre et octobre. Seules deux régions conservent une incidence supérieure à un cas pour 100.000 habitants : Basse-Normandie (1,20) et Poitou-Charente (1,16).
La responsabilité de leptospira ictero-haemorragiae qui seule bénéficie de la protection du vaccin leptospires reste limitée à 30% (70 cas). Il n’y a donc pas d’indication à la vaccination par ailleurs contraignante (trois injections et un rappel tous les deux ans).
Malgré la bonne nouvelle de cette régression, il faut maintenir les consignes d’information et de vigilance sur les états fébriles survenant dans les quatre jours à deux semaines après une séance de navigation en eau douce ; d’autant plus que le contact avec l’eau a été prolongé et intensif : esquimautages, dessalage(s) ou baignade(s). Une vigilance toute particulière s’impose lors de la rentrée de septembre-octobre.
• Nouvelles recommandations relatives à la prévention du risque chez les personnes exposées à la leptospirose (mars 2005) [pdf 772Ko]
Ce rapport du groupe de travail du Conseil supérieur d’hygiène publique de France résume les connaissances sur la maladie et l’exposition au risque puis discute de l’intérêt et des situations où sont indiquées la vaccination (professionnels), l’antibiothérapie préventive (risque important sur une durée brêve) et l’antibiothérapie curative probabiliste (d’un état fébrile chez une personne exposée au risque, en attente de résultats biologiques)
http://www.ffck.org/renseigner/savoir/s ... maire.html