voici les deux articles:
Publié le 12/05/2009 10:45 - Modifié le 29/05/2009 à 15:39 | LaDepeche.fr
Pour Michel Sébastien, « l'eau vaudra de l'or »
Ressources naturelles
Michel Sébastien veut que l'Ariège mise sur l'eau. Depuis longtemps le combat pour l'eau de Michel Sébastien est emblématique du personnage. « Le changement climatique s'accélère, l'eau va devenir de l'or » aime à répéter ce professeur d'université en retraite, qui aime se qualifier « d'écologue ». « Le malheur de la chance c'est de ne pas avoir conscience de son bonheur… climatique. Elle reste dans la zone tempérée. Sa chance est qu'elle conservera le château d'eau Pyrénéen. Son malheur, c'est de ne pas avoir conscience qu'il faut agir vite, très vite, car la machine climatique s'emballe ! » L'eau pour l'agriculture, l'eau pour la consommation humaine et animale, l'eau énergie propre, voilà le triptyque sur lequel s'appuie l'argumentation de Michel Sébastien. La situation de l'Ariège à la source des bassins versants de la Garonne jusqu'à Bordeaux devrait lui permettre, estime Michel Sébastien, de négocier durement les aménagements futurs. « L'aval a soif, qu'il participe donc aux financements nécessaires qui seront profitables pour nous ! »
Selon Michel Sébastien, « dans moins de 30 ans, le stock de neige des Pyrénées aura diminué de 50 à 60 %. Les débits de juin peuvent s'effondrer de 45 % quant à l'étiage de l'été, il chutera de 25 % alors que les modèles précédents prévoyaient une baisse de 11 % ! L'étalement des basses-eaux se fera donc sur quatre mois ! »
Pour notre homme, les solutions sont simples : il faut faire des économies, augmenter les réserves existantes, et en faisant preuve de bon sens, en créer de nouvelles. « Car la période froide devrait être plus humide, il faut donc en profiter pour garder l'hiver l'eau que l'on utilisera l'été ! On n'a jamais vu une civilisation se priver de ses atouts.
« La période froide devrait être plus humide, il faut donc en profiter pour garder en hiver l'eau dont on aura besoin en été ! »
Et l'eau c'est une des richesses de l'Ariège de demain ! » Il tombe 5 milliards de m3 en un an sur notre département. Et seulement 200 millions sont mis en réserve : 120 par EDF, 60 à Montbel plus les lacs collinaires. Enfin 20 millions soit 0,4 % de l'eau qui tombe et 1 % de l'eau qui ruisselle est utilisée pour l'irrigation du maïs en Ariège. « Bref, c'est peut-on dire une goutte d'eau ! » commente Michel Sébastien. Il plaide donc pour une mise en réserve supplémentaire de 50 millions de m3, le développement de la production électrique hydraulique « énergie propre et durable », organiser une zone touristique autour de cette thématique « aquatique », et revitaliser le Couserans grâce à l'énergie « bon marché ».
Publié le 04/10/2009 03:49 | Propos recueillis par J.-Ph.C.
« Je vais lancer une croisade pour l'eau ! »
Météo. Le bilan du mois de septembre dressé par Michel Sébastien est inquiétant. Il est tombé 5 mm au lieu de… 80 ! Il pousse un cri d'alarme.
L'Ariège est actuellement à marée basse, même réalimentée par les barrages, dont Michel Sébastien (en médaillon) veut la multiplication. Photo DDM, JPHC.
Michel Sébastien, notre « écologue », selon ses propres mots, de service, qui relate chaque mois la météo de Pamiers et plus largement de l'Ariège, lance un cri d'alarme à l'heure du bilan de septembre et des perspectives quant à la ressource en eau.
Le bilan météo de septembre n'est pas ordinaire. Il vous est prétexte à une analyse plus poussée de notre situation climatique. Que nous dites-vous ?
« Il est tombé 5 mm d'eau en septembre. Ce n'est rien du tout. C'est même une catastrophe. Il en tombe traditionnellement ici à Pamiers plus de 80 mm ! C'est même après mai le mois le plus arrosé de l'année. Mais en fait, si l'on remonte les mois, on observe que depuis le 16 mai il n'est tombé ici que 106 mm, et 511 depuis le début de l'année. En gros il faut terminer l'année à 800. On en est très loin ! Très peu de précipitations ont été utilisées car, en saison chaude, elles doivent dépasser 10 mm.
Donc nous nous asséchons. Il suffit de voir à Pamiers, à Saint-Jean, les arbres qui crient misère, les rivières sont à marée basse. L'Ariège et l'Hers ne doivent leur salut qu'aux barrages. EDF va déstocker 40 millions de mètres cubes jour pour que la Garonne puisse vivre. »
Et conséquence que nous dites-vous des températures ?
« Curieusement les températures en septembre ont été de 3° en dessus des normales. C'est l'été en automne. Du soleil, pas de nuages, pas de vent. Début octobre on est à 26° vers 15 heures. les nuits sont douces, autour de 15°. Le 10 septembre on enregistrait 17° le matin et 28° l'après-midi !
C'est simple, la France est protégée par un anticyclone pas très puissant, mais permanent, obstiné. Les dépressions sont rejetées vers le nord. À cette saison on devrait recevoir les retours de cyclones venus des Caraïbes, les retours d'est liés à la dépression des Baléares, donc l'influence méditerranéenne qui donne les redoutables crues cévenoles. Le 18 il y a eu, en effet, un très redoutable cyclone en Méditerranée, dans la région de Marseille. »
Ceci étant dit, vous en tirez quelle conclusion ?
« Tout cela n'est qu'un début, ou du moins une continuation. Les modestes observateurs et releveurs minutieux de températures et de précipitations que nous sommes observent depuis une quarantaine d'années ces tendances fortes. Il faut s'attendre à une chute très grave des débits de rivières. Le débit moyen de l'Ariège à Foix passerait de 40 à 25 m3. Les températures pourraient augmenter de 1 à 2°. »
On s'assèche, l'eau se raréfie. Et on fait quoi, demain, pour ne pas dire aujourd'hui même ?
« Il faut s'adapter, entrer en résilience et préparer l'avenir. Des économies s'imposent. Avec leurs limites. Ici l'irrigation du maïs consomme à peine autour de 1 % de l'eau qui circule. Et toutes les rivières de montagne où l'on n'irrigue pas sont en très mauvais état : le Salat, l'Arize, l'Hers (en amont) dépriment sévèrement. Ne croyez pas naïvement qu'en ne tirant pas la chasse des W.-C., vous allez résoudre le problème. L'eau que vous prenez à l'amont, vous la rejetez à l'aval. C'est tout. Vous économisez de l'énergie et du chlore ! C'est tout. Donc ces économies, nécessaires, apporteront peu. Il ne reste qu'à faire des retenues. »
C'est votre dada !
« Orsena dit qu'un barrage c'est un grenier à eau. Mais cette idée étant trop simple pour être entendue nous allons lancer une « croisade pour l'eau ». La première sera pour le 11 novembre, où nous irons construire un barrage symbolique dans la vallée de la Courbière, à l'ouest de Tarascon, avec les membres de l'association pour la protection des rivières et des sites de l'Ariège créée en 1973. »
voila j'espère que les démonstrations de cet homme ne serviront pas à faire croire à la population qu'il est bon de construire du barrage...
dans une zone ou il y en a déjà beaucoup contrairement à sa fumeuse démonstration.
ce monsieur est membre d'une commission du pnr d'ariége.( qui d'ailleurs organise une réunion fin octobre à st girons oû il est prévu de parler du sujet des ouvrage hydro électrique).
l'asso pour la protection des riviéres et des sites de l'ariége crée en 1973, n'a rien à voir avec le chabot (asso de la protection de la rivière Ariège- APRA le chabot).
je vous conseil d'observer la carte au 100000 de l'ign, on y voie toute les conduite forcée qui traverse le massif du Vicdessos, de l'aston et de la hte ariége, y'en a partout.
en revanche je n'ai pas plus de nouvelle du barrage du cors???? projet ou pas?