LES EUROLYMPIQUES AUX ROCHES DU DIABLE ET À LANNION Le duo Quémérais - Le Pennec sort la tête de l'eau
De l'eau est passé sous les ponts depuis les Jeux d'Athènes mais la déception est toujours vive, indélébile. Aux portes du bonheur après la première demi-finale olympique, Philippe Quémérais et Yann Le Pennec avaient noyé leur rêve de médaille lors de la seconde. Cinquièmes, seulement cinquièmes, les Lannionnais ont mis du temps à sortir la tête de l'eau...
- Philippe Quémérais, six mois après, la désillusion d'Athènes est-elle oubliée ?
« C'est difficile à oublier. Après coup, on a eu du mal à repartir de l'avant, à retrouver la motivation nécessaire, à refaire un projet. Il a aussi fallu refaire de l'énergie. Tout ça, ce n'est finalement venu qu'après les championnats de France de Cergy-Pontoise (95), en octobre, où on a réussi à l'emporter sans être vraiment préparés ».
- Qu'est-ce qui vous a réellement manqué sur le bassin olympique ?
« On se le demande encore. En fait, comme on était deuxièmes au classement à l'issue de la première demi-finale, il nous suffisait d'assurer durant la seconde. Résultat, on a voulu reproduire exactement le même schéma lors de cette manche et on s'est bien plantés. Avec le recul, on aurait dû l'aborder différemment ».
- La déception avait probablement été terrible ?
« On s'était dit que l'on n'avait pas le droit d'être déçus dans la mesure où on avait toutes les cartes en main pour aller chercher une médaille. On n'avait fait tout ce qu'il fallait pour gagner et on n'avait rien à se reprocher. D'un autre côté, c'est évidemment la frustration qui prédominait à Athènes : passer si près d'une médaille olympique, c'est quand même bien frustrant ».
- Les Eurolympiques, ce samedi et dimanche aux Roches du Diable et le week-end suivant chez vous à Lannion marquent le début d'une nouvelle olympiade. Vous le voyez ainsi ?
« Pékin 2008, ça nous parait encore très loin, vous savez. Sincèrement, on ne se projette pas si loin dans l'avenir. On verra ça avec le temps. Cette année, on ne veut penser qu'aux championnats du monde de Penrith (Australie) fin septembre. Car on ira là-bas chercher l'or. Mais les Eurolympiques constituent une vraie course de rentrée pour nous. On va jouer à domicile et forcément, on aura à cœur de bien figurer. On sort d'un stage de préparation technique dans l'hémisphère sud et là, on a envie de faire de belles courses ».
- Vous allez justement retrouver les champions olympiques d'Athènes en Bretagne...
« Ça va être sympa de revoir les frères Peter et Pavel Horschorner. On les avait battus à Bourg Saint-Maurice, fin juillet, lors de la finale de la Coupe du monde et ils avaient pris leur revanche durant les Jeux Olympiques. A Athènes, ils avaient survolé la compétition pendant que Yann et moi nous nous battions contre les éléments. Il n'y avait pas eu photo. Mais on veut toujours être devant eux... »
Merci a Tam Tam pour le lien
Le Pennec - Quemerais dans 'le télégramme de Brest
Modérateur : punglas