bonjour
je suis un vieux rat musqué qui désire rejoindre sa progéniture à Valence au départ de Lyon soit en canoé touristique soit en vieux K1 de descente conseils trucs bienvenus particulièrement pour le passage des barrages
descente du Rhône
Modérateur : Vincent
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farwell
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bonjour "ratmusqué"
la navigation sur le Rhône est gérée par la CNR (compagnie nationale du rhône) dont la première vocation est de produire de l'énergie grâce à une série de 12 ouvrages hydro-électriques de Lyon à la mer, et dans un second temps de garantir la libre circulation sur le fleuve, une obligation qui répond notamment à la loi sur l'eau de 1992 mais aussi au principe constitutionnel d'aller et venir.
cette compagnie, semblable à VNF sur d'autres voies d'eau ailleurs en France, dispose d'une délégation de service public pour exploiter ce domaine public en assurant en contrepartie son entretien et son libre accès par le citoyen (loi n°80-3 du 4 janvier 1980 concernant la CNR).
on peut en effet s'interroger sur la réelle exécution de ces deux missions ... une simple descente en aval de Lyon et de ses excroissances industrielles suffit à mesurer par exemple en matière environnementale, combien l'eau du fleuve est très loin de son état naturel originel.
La circulation des kayaks et autres embarcations non motorisées sur les voies d'eau françaises constitue un sujet récurent de plus en plus évoqué au fur et à mesure que le développement des "sports de nature" appellent de nouvelles problématiques, notamment en matière de gestion d'espaces et de territoires et de conflits d'usage.
en l'espèce, il ne s'agit pas de conflits entre usagers (quoique cela se rencontre entre jetskis et avirons ou kayaks depuis quelques années), mais de difficultés à rappeler aux gestionnaires d'espaces par délégation de service public (dont la CNR) que rien en droit ne s'oppose à la libre circulation sur les fleuves et canaux des embarcations non-motorisées. Il a même été signé voilà plusieurs années un protocole d'accord entre les VNF (Voies Navigables de France) et le mouvement sportif (CNOSF et fédérations sportives concernées) afin de garantir le libre accès aux voies d'eau pour nos disciplines sportives.
en haut lieu (cad pas au niveau des éclusiers souvent difficiles en matière de communication ...), des efforts ont été fait pour faciliter le passage des barrages par la voie du portage. néanmoins, cela se limite à de la signalétique et il suffit d'avoir vécu un seul portage (parfois plusieurs kilomètres) pour ne retenir du Rhône qu'une galère fatigante.
se pose alors la question du passage des écluses, non interdit par la loi, mais par un réglement intérieur (inférieur à la loi - notamment celle sur l'eau de 1992 - au regard de la hiérarchie du droit) motivé par des raisons que je m'autorise à qualifier de disproportionnées dans la mesure où celles-ci ne reposent sur aucun fondement rationnel, surtout en terme de sécurité (le seul accident dramatique dans une écluse remonte à quelques années à l'écluse de bollène - la plus haute -, concernait une péniche et fut consécutif à une erreur humaine de l'éclusier dans le maniement des vannes de la porte amont du sas). Le passage en kayak dans le sas d'une écluse ne pose absolument aucun danger, cette manoeuvre, dans le sens montant ou avalant s'effectuant en douceur. A cet argument, la CNR, sans réponse sérieuse, oppose le fait qu'il est très coûteux en volume d'eau de "sasser" (manoeuvre d'éclusage) pour une embarcation aussi petite qu'un kayak. Soit, mais dans ce cas, pourquoi maintenir cette interdiction lorsqu'il est possible de profiter du passage d'une péniche si la taille de celle-ci le permet, ce qui est le cas de la plupart des péniches (de type Freyssinet - 38,50 m de longueur) ; le sas des écluses étant largement assez grand pour autoriser un éclusage commun sans danger.
par ailleurs, on peut s'interroger sur la notion de "service public" du gestionnaire du domaine public (en l'occurence la CNR pour le Rhône, cours d'eau domanial). Imaginons en effet l'exemple d'un vacancier seul aux commandes d'une vedette légère de 4 à 5 mètres de longueur. Il passera l'écluse sans problème. Mais, lorsqu'un groupe de 10 kayakistes se présente à la même écluse, on leur refusera l'éclusage même si leurs embarcations peuvent être plus grandes que la vedette légère du vacancier au motif que cela est interdit par le règlement intérieur d'une part et d'autre part, que l'on ne vide pas l'immense volume d'eau d'un sas d'écluse pour des canoë-kayaks. Moralité : la conception du service public par ces gestionnaires est de rendre ce service au citoyen seul motorisé plutôt qu'à plusieurs autres citoyens non motorisés ...
en dépit de ces tracas, je ne peux que t'inviter à entreprendre ton projet d'autant plus que nombre de portions du rhône méritent la descente. c'est un voyage que j'ai eu l'occasion de faire (voir : http://christelle.dacosta.free.fr/parisardecheenkayak/ ). Mon argumentation n'a donc rien d'une rancoeur personnelle à l'égard de la CNR mais s'appuie plutôt sur une expérience personnelle riche en anecdotes au passage des ouvrages gérés par cet organisme. Mais saches pour notre part que nous avons passé en kayak (photos à l'appui sur le site) 6 des 7 écluses du Rhône qui séparent Lyon de Donzère grâce à une VHF (canal 20, 22 ou canal de veille de la batellerie) et à la sympathie des mariniers qui acceptaient volontiers que nous franchissions les écluses avec eux.
Le sujet que tu as soulevé par ta question reviendra sans doute dans les années à venir car il concerne directement notre discipline. je pense pour ma part qu'il serait intéressant que ces gestionnaires ne se satisfassent plus seulement de l'avis de leurs ingénieurs que seule leur ancienneté qualifie d'"expert" en la matière pour apprécier de la "dangerosité" ou non du passage des écluses en kayak. nous avons, nous autres kayakites, des solutions à proposer, et je crois que ton voyage, comme ceux à venir, et pourquoi pas même des simulations en guise de démonstration face à la CNR et au législateur peuvent à l'avenir contribuer à effacer le caractère très restrictif pour nos disciplines des réglements intérieurs de ces organismes.
un sujet passionnant ...
bon voyage !
biblio pour ton projet :
guide navicarte n°16
Le Rhône de Lyon à la Méditerranée
environ 20 euros
la navigation sur le Rhône est gérée par la CNR (compagnie nationale du rhône) dont la première vocation est de produire de l'énergie grâce à une série de 12 ouvrages hydro-électriques de Lyon à la mer, et dans un second temps de garantir la libre circulation sur le fleuve, une obligation qui répond notamment à la loi sur l'eau de 1992 mais aussi au principe constitutionnel d'aller et venir.
cette compagnie, semblable à VNF sur d'autres voies d'eau ailleurs en France, dispose d'une délégation de service public pour exploiter ce domaine public en assurant en contrepartie son entretien et son libre accès par le citoyen (loi n°80-3 du 4 janvier 1980 concernant la CNR).
on peut en effet s'interroger sur la réelle exécution de ces deux missions ... une simple descente en aval de Lyon et de ses excroissances industrielles suffit à mesurer par exemple en matière environnementale, combien l'eau du fleuve est très loin de son état naturel originel.
La circulation des kayaks et autres embarcations non motorisées sur les voies d'eau françaises constitue un sujet récurent de plus en plus évoqué au fur et à mesure que le développement des "sports de nature" appellent de nouvelles problématiques, notamment en matière de gestion d'espaces et de territoires et de conflits d'usage.
en l'espèce, il ne s'agit pas de conflits entre usagers (quoique cela se rencontre entre jetskis et avirons ou kayaks depuis quelques années), mais de difficultés à rappeler aux gestionnaires d'espaces par délégation de service public (dont la CNR) que rien en droit ne s'oppose à la libre circulation sur les fleuves et canaux des embarcations non-motorisées. Il a même été signé voilà plusieurs années un protocole d'accord entre les VNF (Voies Navigables de France) et le mouvement sportif (CNOSF et fédérations sportives concernées) afin de garantir le libre accès aux voies d'eau pour nos disciplines sportives.
en haut lieu (cad pas au niveau des éclusiers souvent difficiles en matière de communication ...), des efforts ont été fait pour faciliter le passage des barrages par la voie du portage. néanmoins, cela se limite à de la signalétique et il suffit d'avoir vécu un seul portage (parfois plusieurs kilomètres) pour ne retenir du Rhône qu'une galère fatigante.
se pose alors la question du passage des écluses, non interdit par la loi, mais par un réglement intérieur (inférieur à la loi - notamment celle sur l'eau de 1992 - au regard de la hiérarchie du droit) motivé par des raisons que je m'autorise à qualifier de disproportionnées dans la mesure où celles-ci ne reposent sur aucun fondement rationnel, surtout en terme de sécurité (le seul accident dramatique dans une écluse remonte à quelques années à l'écluse de bollène - la plus haute -, concernait une péniche et fut consécutif à une erreur humaine de l'éclusier dans le maniement des vannes de la porte amont du sas). Le passage en kayak dans le sas d'une écluse ne pose absolument aucun danger, cette manoeuvre, dans le sens montant ou avalant s'effectuant en douceur. A cet argument, la CNR, sans réponse sérieuse, oppose le fait qu'il est très coûteux en volume d'eau de "sasser" (manoeuvre d'éclusage) pour une embarcation aussi petite qu'un kayak. Soit, mais dans ce cas, pourquoi maintenir cette interdiction lorsqu'il est possible de profiter du passage d'une péniche si la taille de celle-ci le permet, ce qui est le cas de la plupart des péniches (de type Freyssinet - 38,50 m de longueur) ; le sas des écluses étant largement assez grand pour autoriser un éclusage commun sans danger.
par ailleurs, on peut s'interroger sur la notion de "service public" du gestionnaire du domaine public (en l'occurence la CNR pour le Rhône, cours d'eau domanial). Imaginons en effet l'exemple d'un vacancier seul aux commandes d'une vedette légère de 4 à 5 mètres de longueur. Il passera l'écluse sans problème. Mais, lorsqu'un groupe de 10 kayakistes se présente à la même écluse, on leur refusera l'éclusage même si leurs embarcations peuvent être plus grandes que la vedette légère du vacancier au motif que cela est interdit par le règlement intérieur d'une part et d'autre part, que l'on ne vide pas l'immense volume d'eau d'un sas d'écluse pour des canoë-kayaks. Moralité : la conception du service public par ces gestionnaires est de rendre ce service au citoyen seul motorisé plutôt qu'à plusieurs autres citoyens non motorisés ...
en dépit de ces tracas, je ne peux que t'inviter à entreprendre ton projet d'autant plus que nombre de portions du rhône méritent la descente. c'est un voyage que j'ai eu l'occasion de faire (voir : http://christelle.dacosta.free.fr/parisardecheenkayak/ ). Mon argumentation n'a donc rien d'une rancoeur personnelle à l'égard de la CNR mais s'appuie plutôt sur une expérience personnelle riche en anecdotes au passage des ouvrages gérés par cet organisme. Mais saches pour notre part que nous avons passé en kayak (photos à l'appui sur le site) 6 des 7 écluses du Rhône qui séparent Lyon de Donzère grâce à une VHF (canal 20, 22 ou canal de veille de la batellerie) et à la sympathie des mariniers qui acceptaient volontiers que nous franchissions les écluses avec eux.
Le sujet que tu as soulevé par ta question reviendra sans doute dans les années à venir car il concerne directement notre discipline. je pense pour ma part qu'il serait intéressant que ces gestionnaires ne se satisfassent plus seulement de l'avis de leurs ingénieurs que seule leur ancienneté qualifie d'"expert" en la matière pour apprécier de la "dangerosité" ou non du passage des écluses en kayak. nous avons, nous autres kayakites, des solutions à proposer, et je crois que ton voyage, comme ceux à venir, et pourquoi pas même des simulations en guise de démonstration face à la CNR et au législateur peuvent à l'avenir contribuer à effacer le caractère très restrictif pour nos disciplines des réglements intérieurs de ces organismes.
un sujet passionnant ...
bon voyage !
biblio pour ton projet :
guide navicarte n°16
Le Rhône de Lyon à la Méditerranée
environ 20 euros
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VINCHE
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- Inscription : mar. août 26, 2003 21:16
- ville : Thonon les Bains
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C1 Squater
C1 Prozone(Piranha)
K1 Disco
K2 Belouga - département :
- club : CANOE KAYAK THONON
- Rivière(s) sur laquelle je peux donner des infos : Dranse de morzine
Dranse d'abondance
Dranse
Salut,
La descente du rhône est une randonnée que j'ai effectuée il y a quelques année, j'en garde un excellent souvenir. Au dela des tracas administratif évoqués plus haut, je t'encourage fortement a réaliser ton projet. Pour des renseignements complémentaires, tu peux me joindre par mail ou bien contact Christiant Bichat(CTR Rhône-Alpes) qui avait été l'instigateur du projet.
Bonne chance!
La descente du rhône est une randonnée que j'ai effectuée il y a quelques année, j'en garde un excellent souvenir. Au dela des tracas administratif évoqués plus haut, je t'encourage fortement a réaliser ton projet. Pour des renseignements complémentaires, tu peux me joindre par mail ou bien contact Christiant Bichat(CTR Rhône-Alpes) qui avait été l'instigateur du projet.
Bonne chance!