lactatémie à l'issue d'une compétition slalom

sylvain
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Message par sylvain »

Salut,

je cherche à faire un parallèle entre une course de slalom et d'autres types de performances équivalentes en durée comme la course de 800 m et le 500 m en course en ligne.

Question simple, quels sont les lactatémies les plus hautes obtenues et les moyennes à l'issue d'une compétition de slalom? Il doit bien y avoir quelque chose sur le sujet?

Il y a des entraîneurs nationaux, des athlètes en équipe de france et d'autres aussi inscrits sur EVO, alors ne vous privez pas pour faire partager vos connaissances!

Merci d'avance.



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cabillaut
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Message par cabillaut »

quelques infos glanées lors de mon mémoire...

- Baker SJ.(1982) Post competition lactate levels in canoe slalomists. Br J Sports Med. 16(2):p112; ainsi que Tesch.PA. (1983) Physiological characteristics and performance of the white-water paddler. Eur J Appl Physiol. 32:p55-70 :

"contribution anaérobie considérable au regard du taux de lactates post-compétition de l'ordre de 16.2mmol.l-1." Il faut noter que l'étude a été faite en 82-83 donc les temps de courses étaient beaucoup plus longs qu'aujourd'hui. Les taux de lactates ont sûrement dû augmenter. De plus "l'intensité de la contraction isométrique exercée par les mains pour maintenir la pagaie aurait son importance dans cette valeur élevée".

- Baker SJ., Hardy L.(2003) Effetcs of high intensitycanoeing training on fiber area and fibre type in the latissimus dorsi muscle. Br J Sp Med. 23(2): p23-26:
"les slalomeurs dotés d'un pourcentage de fibres de type II seraient avantagés"

A plus julien
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Message par Account Deleted »

La lactatémie évalue la dette en oxygène. Sa valeur maximale en fin d'exercice n'a guère d'intérêt. Deux notions sont plus utiles : l'équilibre lactate (intensité de l'effort où le lactate produit est compensé par le lactate consommé) et la cinétique de lactatémie après l'exercice. Ces données sont très variables selon le sujet et son entraînement.
Une lactatémie très élevée en fin d'exercice n'est pas une fin en soi, bien au contraire puisqu'elle hypothèque la qualité des performances dans les heures qui suivent : ce sont les facteurs associés d'hypoxie/acidose et non les lactates eux-mêmes qui sont en cause.
L'objectif est de réduire cette lactatémie maximale en élevant par l'entraînement la zone de transition aéro-anaérobie (équilibre-lactates, seuil ventilatoire, etc) et en essayant de compenser la dette d'oxygène par une récupération adaptée.
Pour en savoir plus :
http://www.ffck.org/renseigner/savoir/s ... ctates.htm
Portez-vous bien.
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