Je voudrais apporter quelques infos tirées de mon expérience :
- La mousse : le polyuréthane (c'est comme ça que ça s'écrit), je n'ai jamais utilisé mais je sais que c'est utilisé dans l'industrie pour faire des maquettes (en automobile pour la soufflerie par exemple). La raison est simple, c'est qu'on peut l'usiner et qu'on la trouve en plaques à enfiler sur un axe. il ne vous manque plus qu'une fraiseuse numérique... Le polystyrène est quand même une bonne solution pour un kayak : si vous décidez de détruire le pain de mousse dans le kayak il faut prendre des plaques d'isolation (200F pour un bateau). Si vous décidez de garder la mousse pour pouvoir faire un moule et des modifs, il existe différentes densités de polystyrène. Celui qu'utilisent les shapers de surfs est de densité supérieure à celui d'isolation. Il ne part pas en billes et se taille très bien. Il faut se renseigner chez des fabricants ou des spécialistes de l'emballage sur mesure (genre ceux qui font des containers pour moteurs d'avion ou autre).
- Le fil chaud : c'est un outil d'ébauche uniquement. Il permet grâce à des gabarits d'avoir une ébauche très proche de la forme finale, d'où moins de travail par la suite. Le principe : c'est tout bêtement un arc en bois avec une corde métallique (corde à piano) qui est branché en court-circuit sur une source d'électricité (chargeur de batterie par exemple). La puissance nécessaire est fonction du diamètre du fil, de sa longueur et de la température désirée. On peut trouver des infos sur des sites internet sur l'aéromodélisme (ils l'utilisent pour des profils d'aile)
- Les matériaux : cette question dépend beaucoup du budget. Si vous faites un moule, il y a aussi une dépense supplémentaire. Moi, je conseille une construction epoxy-verre avec éventuellement une couche de kevlar. L'epoxy est vraiment facile à travailler (durée en pot importante, pas d'odeur mais il faut bien se protéger la peau) et permet de faire des bateaux plus léger (on n'utilise pas de mat de verre qui pompe beaucoup de résine). Compter environ 200F/kg si vous n'avez pas de réducs. On peut donc se tirer un bateau verre-epoxy + kevlar à environ 2000F. Sur un bateau tout verre, une couche de kevlar-carbone n'apporte pas grand chose. De plus, les fibres de carbone sont plus efficaces dans les parties courbes et nos rodéos ont tous des fonds plats... (les bandes d'airex, de balsa ou tout simplement du demi-rond de bois quelconque sont très efficaces pour rigidifier) Le diolen, c'est bien mais c'est très souple. Il est difficile d'avoir un bateau rigide avec. Son avantage, c'est la résistance à l'abrasion et au déchirement qui est vraiment excellente (avant, on faisait les bateaux de haute-rivière avec).
- Les soudures : premier point faible. Il ne faut pas hésiter à faire la soudure intérieure très solide parce que les bateaux subissent beaucoup d'efforts d'écrasement, sans compter les chocs!
- Les arêtes vives : second point faible. Sur mon dernier bateau, j'avais fait des arêtes presques vives (rayon de courbure environ 1cm). Les fibres ont commencé à se délaminer puis elles se sont cassées simplement en sanglant le bateau sur la voiture (bien serré quand même). On peut renforcer localement avec des tissus orientés à 45° comme le fait remarquer ricou, c'est certainement la meilleure méthode. Ne pas hésiter à rajouter quelques couches.
Voilà, je crois que j'ai rien oublié... C'est bien de voir que des gens s'interessent au composite en freestyle!
PS pour Fred65 : effectivement, j'étais en Dominetatrique, mais j'avais amené mon proto à la soirée. Tu as forcément dû le voir, il était posé entre le bar et les grillades! J'ai aussi toujours le RPM éponge, il pourrit tranquillement au fond du jardin. Si ça interesse quelqu'un, je le donne! Le DomX, c'est en attendant d'avoir un atelier (thanks AZF!) pour faire évoluer ma forme, et aussi pour piquer des idées à Corran!
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