L'Hérault en péril
Modérateur : Vincent
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Machetel
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Le détournement de la source des Cent-Fonts, en cours de réalisation par le Conseil Général de l’Hérault, est susceptible de provoquer une catastrophe écologique majeure par la disparition de la source, une diminution du cours de l’Hérault qui présente déjà dans cette zone des conditions d’étiage sévère (le projet lui enlèverait entre le 1/5 et 1/4 de son débit) et la disparition programmée d’un biotope patrimonial unique au monde.
Venez jetter un oeil sur notre site ou contactez nous :
PREVHE
06 08 95 74 76
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- psycho
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Un sujet d'une telle importance devrait plutôt être dans "Discussion Générale" pour toucher un maximum de personnes!
Quelles sont les mesures envisagées pour tenter de sauver cette rivière? Pétition? Participation aux discussion à ce sujet? Alliance avec les pêcheurs pour rallier encore plus de monde à cette cause?
En tout cas, j'espère qu'il n'est pas trop tard et qu'il sera possible de faire quelque chose...
Quelles sont les mesures envisagées pour tenter de sauver cette rivière? Pétition? Participation aux discussion à ce sujet? Alliance avec les pêcheurs pour rallier encore plus de monde à cette cause?
En tout cas, j'espère qu'il n'est pas trop tard et qu'il sera possible de faire quelque chose...
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gilles
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- Rivière(s) sur laquelle je peux donner des infos : Bes
Alagnon
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canyons des PO
J'ai visité le site, c'est joli c'est tout bleu mais je n'ai rien compris. je suppose que la source en question est celle qui sort de la grotte sur le parcours des gorges à saint guilhem, mais aucune indications. impossible également de savoir si le captage correspond à des besoins en eau potable ou en eau pour l'irrigation. Dans tous les cas, si l'eau n'est pas prise à la source,elle sera pompée dans la nappe qui suis le fleuve, et en plus il faudra la traiter...
rien non plus sur ce P.. de barrage en amont qui fonctionne par éclusée, ce qui est strictement interdit et qui n'arrange pas les bébétes non plus.
Bref, je crains que l'on ne cherche à nous entrainner dans un combat douteux. je ne demande qu'a être persuadé du contraire. Quand à dire que prendre un cinquième du débit de l'herault (sur le cours inférieur)à l'étiage le mets en péril, je suis également sceptique, mais bon, affaire à suivre.
rien non plus sur ce P.. de barrage en amont qui fonctionne par éclusée, ce qui est strictement interdit et qui n'arrange pas les bébétes non plus.
Bref, je crains que l'on ne cherche à nous entrainner dans un combat douteux. je ne demande qu'a être persuadé du contraire. Quand à dire que prendre un cinquième du débit de l'herault (sur le cours inférieur)à l'étiage le mets en péril, je suis également sceptique, mais bon, affaire à suivre.
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iguana
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- Rivière(s) sur laquelle je peux donner des infos : hérault, salendrinque, gardons, cévennes en général
J'ai découvert l'affaire grâce à Yelsub qui a déniché un article dans Libé (merci Yelsub). Pour répondre à Gilles, je ne vois pas ce qu'il y a de douteux dans l'histoire. Je pense que nous devons défendre une transparence totale sur ce dossier et c'est ça qui compte pour l'instant quelle que soit la conclusion.
Il me semble que le PREVHE s'occupe de ça et ils ont raison et il faut les soutenir contre les intérêts plus ou moins obscurs qui se cachent derrière ce projet vu qu'y a des sous à se faire avec l'eau.
Il me semble que le PREVHE s'occupe de ça et ils ont raison et il faut les soutenir contre les intérêts plus ou moins obscurs qui se cachent derrière ce projet vu qu'y a des sous à se faire avec l'eau.
- Vincent
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- Rivière(s) sur laquelle je peux donner des infos : Rouvre
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la suite ici: http://www.prev-herault.org/article.php3?id_article=76
(décision du tribunal administratif de montpellier en faveur de la poursuite des travaux)
(décision du tribunal administratif de montpellier en faveur de la poursuite des travaux)
- clint
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salut
si vous voulez plus d'info, le comité départementale de l'hérault suis ce dossier depuis le début et participe a toutes les réunions.
en résumé: le département accueil 1500 personnes par mois, montpellier et son agglo en récupère 1000. la pop de montpellier a pris 25000 habitants en moins de 10 ans.
plus un terrain n'est libre, constructions sans limites entrainant de multiples problèmes ( hausse de l'immo, gestion des eaux de pluies et ALIMENTATION EN EAU POTABLE). notre région est vendu depuis 15ans comme un paradis. le conseil général a prévu tous ces problèmes et notament la flotte. ils ont réalisé d'énormes recherche pour trouver de l'eau car les installation en place seront insuffisante dans 10 ans.
ils ont trouvé la source des sans fonts qui correspond a un réseau énorme et complexe de galerie (trés courant chez nous) et qui sort dans l'hérault.
le problème: le conseil général fait des réunion avec tout les utilsateur mais ce n'est que de l'information et non pas de la consultation car les décisions sont prises, donc on sais ce qui va être fait mais on ne connait pas les conséquences.
les peurs sont les suivantes: l'eau qui va être pompé affectera oui ou non le niveau de l'hérault ? en sachant que le débit étiage de l'hérault est assuré par son affluent principal qui est la vis et qui viens en résumé du plateau du larzac et on sait que l'eau des sans font viendrai du même endroit.
voila
si vous avez des questions, je peux les posées au comité ( je suis vice président mais je ne suis pas ce dossier)et j'essai de vous répondre
ciao
si vous voulez plus d'info, le comité départementale de l'hérault suis ce dossier depuis le début et participe a toutes les réunions.
en résumé: le département accueil 1500 personnes par mois, montpellier et son agglo en récupère 1000. la pop de montpellier a pris 25000 habitants en moins de 10 ans.
plus un terrain n'est libre, constructions sans limites entrainant de multiples problèmes ( hausse de l'immo, gestion des eaux de pluies et ALIMENTATION EN EAU POTABLE). notre région est vendu depuis 15ans comme un paradis. le conseil général a prévu tous ces problèmes et notament la flotte. ils ont réalisé d'énormes recherche pour trouver de l'eau car les installation en place seront insuffisante dans 10 ans.
ils ont trouvé la source des sans fonts qui correspond a un réseau énorme et complexe de galerie (trés courant chez nous) et qui sort dans l'hérault.
le problème: le conseil général fait des réunion avec tout les utilsateur mais ce n'est que de l'information et non pas de la consultation car les décisions sont prises, donc on sais ce qui va être fait mais on ne connait pas les conséquences.
les peurs sont les suivantes: l'eau qui va être pompé affectera oui ou non le niveau de l'hérault ? en sachant que le débit étiage de l'hérault est assuré par son affluent principal qui est la vis et qui viens en résumé du plateau du larzac et on sait que l'eau des sans font viendrai du même endroit.
voila
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ciao
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Machetel
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La plus grande partie de l’année et, en particulier pendant les mois d’été qui sont ceux des étiages les plus sévères, la source des Cent-Fonts apporte environ 300 l/s au fleuve. Les projets d’exploitation envisagent des pompages largement supérieurs qui se traduiront par une diminution du débit du fleuve comme l’a reconnu M. Philippe Lenoir (CG34) lors de l’émission contradictoire sur Radio Pays d’Hérault le 21 janvier 2005.
L’enregistrement et le texte intégral de cette émission sont disponibles sur le site web de l’Association http://www.prev-herault.org
L’enregistrement et le texte intégral de cette émission sont disponibles sur le site web de l’Association http://www.prev-herault.org
- FELINS
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L'Association n'est pas contre un projet d'alimentation en eau potable.
Elle est née de l’inquiétude de citoyens devant les dangers du projet pour la survie des espèces rares et des équilibres de la zone des Cent-Fonts, de la vallée de la Buège en amont, des gorges de l’Hérault en aval.
Après plusieurs courriers et réunions de concertation, elle s’est heurtée à un refus catégorique d’étude d’impact préalable, à un refus d’accès aux documents administratifs, à une volonté manifeste de passage en force qui aboutit à des travaux menés sans précaution (c.f. http://www.prev-herault.org/IMG/pdf/dos ... _12_04.pdf).
Elle est née de l’inquiétude de citoyens devant les dangers du projet pour la survie des espèces rares et des équilibres de la zone des Cent-Fonts, de la vallée de la Buège en amont, des gorges de l’Hérault en aval.
Après plusieurs courriers et réunions de concertation, elle s’est heurtée à un refus catégorique d’étude d’impact préalable, à un refus d’accès aux documents administratifs, à une volonté manifeste de passage en force qui aboutit à des travaux menés sans précaution (c.f. http://www.prev-herault.org/IMG/pdf/dos ... _12_04.pdf).
- FELINS
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- Inscription : ven. mars 11, 2005 16:47
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LE CONSEIL GENERAL DE l’HERAULT PASSE LES CENT FONTS AU KÄRCHER
[url8b]http://www.prev-herault.org/article.php3?id_article=109[/url8b]
« Quand un moustique m’agresse, je le tue sans pitié… » déclarait M. A. Vézinhet dans le journal Libération du 20 décembre 2004 à propos des crustacés de la grotte des Cent Fonts.
Et bien c’est chose faite, le gouffre a été débarrassé de ces cavernicoles squatters qui ne rapportaient aucun loyer depuis plusieurs dizaines de millions d’années. Peu importe qu’ils aient fait partie du patrimoine scientifique mondial ou plus simplement de celui du département de l’Hérault. Les photos jointes, prises ce mercredi 7 septembre, témoignent de la violence de l’expulsion.
[img8b]http://www.prev-herault.org/IMG/jpg/Photo1.jpg[/img8b]
[img8b]http://www.prev-herault.org/IMG/jpg/Photo2-2.jpg[/img8b]
Sortie boueuse des griffons le 7 septembre 2005
Le mécanisme est simple. Comme nous l’avons rapporté dans notre précédent communiqué de presse, un mois de pompage à 400 l/s aura suffi à vider le gouffre. L’absence complète d’apport d’une quelconque réserve s’est traduit par un rabattement de 55 mètres sous le niveau du fleuve en moins d’un mois. A la suite des fortes pluies de ces dernières heures, l’eau pénétrant brutalement dans la cavité vide du gouffre, est tombée en cascade sur les nappes d’argile et les entraîne dans l’Hérault provoquant leur expulsion en sorties boueuses par les griffons (voir photo). Il s’agit d’une « kärchérisation » irréversible des habitats cavernicoles benthiques et endobenthiques.
Comment ne pas parler d’inconscience face au naufrage d’un projet qui visait 2000 l/s en 1992, 800 l/s en 2002, 400 l/s en 2005 et dont la rumeur nous dit maintenant qu’il pourrait se contenter de prendre 200 l/s sans compensation à l’Hérault. Il est temps de prendre acte de ce fiasco avant qu’il ne se transforme en scandale économique et politique. Les bonnes intentions ne peuvent justifier de faire n’importe quoi. Il serait peut-être plus raisonnable de moins vouloir « sauver l’humanité de la mort de soif », de cesser de se voiler la face et de réfléchir sereinement aux conséquences en chaîne de ce projet. Il faut maintenant que les élus se dirigent efficacement dans le sens du développement durable de la moyenne et de la basse vallée de l’Hérault. Cela ne passe pas par le choix de solutions inefficaces et de surcroît dangereuses.
Un mois de pompage à 400 l/s représente une extraction d’un million de m3 environ (30 jours x 24 heures x 3600 secondes x 0,4 m3). Dans le même temps, la réalimentation naturelle du gouffre (à 270 l/s) apportait 700 000 m3. Le volume de la cavité rabattu était donc environ de 300 000 m3. Ce volume a été comblé en 24 heures environ par les apports des pluies puis les griffons ont expulsé le trop-plein. Ce remplissage correspond à un débit de 3,5 m3/s qui semble effectivement proche de celui qui est observé aujourd’hui. La réserve n’existe pas ou n’est pas mobilisable et la seule capacité de stockage dont parlait M. Michel Bakalowicz dans le numéro de février 2005 du Magazine du Département de l’Hérault (n°133, page 23) est de l’ordre de 300 000 m3 et non de 9 000 000 m3.
Une analyse de thermométrie, effectuée par l’Association, le 6 septembre, avant les pluies montre que la température de l’Hérault avant le rejet était de 26°C, celle du rejet de 15,5°C et après le rejet de 24°C. Ces deux degrés de baisse de température sont fondamentaux pour l’équilibre écologique du fleuve l’Hérault en évitant son asphyxie. C’est grâce à l’apport d’eau fraîche des Cent-Fonts que le fleuve, dont la qualité bactériologique, déjà moyenne, est soulignée tous les ans en été par les analyses de la DDASS, ne se transforme pas un peu plus en bouillon de culture. C’est également grâce à cet apport d’eau que malgré la sécheresse, l’irrigation, même difficile, reste possible dans la moyenne vallée de l’Hérault.
Sauf à vouloir délibérément mettre en place les réductions de prise d’eau pour l’irrigation du Canal de Gignac, publiées dans les études du BRGM (rapport BRGM n°RP-50882-FR, pages 69 à 73) ou encore sauf à vouloir délibérément ruiner les activités de baignade sur le grand site touristique en cours de développement, du Pont du Diable, il faut abandonner le projet de détournement de la source des Cent-Fonts et mettre en place les solutions alternatives de production d’eau potable à partir de la ressource du Canal du Bas-Rhône.
Pourquoi le département du Gard peut-il produire de l’eau potable à partir du canal du Bas Rhône ?
Pourquoi des villes comme Paris et Toulouse peuvent-ils produire plus de la moitié de leur eau potable à partir de la Marne, la Seine, l’Ariège et la Garonne et pourquoi le département de l’Hérault ne serait-il pas capable de le faire si cette solution lui permet de respecter son environnement ?
Serions-nous plus bêtes, sommes-nous si différents ?
Ceci n’est en rien contradictoire avec la sécurisation des réseaux, avec leur interconnexion mais permettra de résoudre les problèmes de pénuries notamment dans le secteur du Pic Saint Loup, dans la moyenne vallée de l’Hérault et dans la basse vallée de l’Hérault.
Le temps de l’autosatisfaction inconsciente, imprimée sur papier glacé, ou des arguments démagogiques, est révolu devant les impératifs économiques et écologiques, présents et futurs.
La persistance volontaire dans l’erreur serait une faute politique grave.
[url8b]http://www.prev-herault.org/article.php3?id_article=109[/url8b]
« Quand un moustique m’agresse, je le tue sans pitié… » déclarait M. A. Vézinhet dans le journal Libération du 20 décembre 2004 à propos des crustacés de la grotte des Cent Fonts.
Et bien c’est chose faite, le gouffre a été débarrassé de ces cavernicoles squatters qui ne rapportaient aucun loyer depuis plusieurs dizaines de millions d’années. Peu importe qu’ils aient fait partie du patrimoine scientifique mondial ou plus simplement de celui du département de l’Hérault. Les photos jointes, prises ce mercredi 7 septembre, témoignent de la violence de l’expulsion.
[img8b]http://www.prev-herault.org/IMG/jpg/Photo1.jpg[/img8b]
[img8b]http://www.prev-herault.org/IMG/jpg/Photo2-2.jpg[/img8b]
Sortie boueuse des griffons le 7 septembre 2005
Le mécanisme est simple. Comme nous l’avons rapporté dans notre précédent communiqué de presse, un mois de pompage à 400 l/s aura suffi à vider le gouffre. L’absence complète d’apport d’une quelconque réserve s’est traduit par un rabattement de 55 mètres sous le niveau du fleuve en moins d’un mois. A la suite des fortes pluies de ces dernières heures, l’eau pénétrant brutalement dans la cavité vide du gouffre, est tombée en cascade sur les nappes d’argile et les entraîne dans l’Hérault provoquant leur expulsion en sorties boueuses par les griffons (voir photo). Il s’agit d’une « kärchérisation » irréversible des habitats cavernicoles benthiques et endobenthiques.
Comment ne pas parler d’inconscience face au naufrage d’un projet qui visait 2000 l/s en 1992, 800 l/s en 2002, 400 l/s en 2005 et dont la rumeur nous dit maintenant qu’il pourrait se contenter de prendre 200 l/s sans compensation à l’Hérault. Il est temps de prendre acte de ce fiasco avant qu’il ne se transforme en scandale économique et politique. Les bonnes intentions ne peuvent justifier de faire n’importe quoi. Il serait peut-être plus raisonnable de moins vouloir « sauver l’humanité de la mort de soif », de cesser de se voiler la face et de réfléchir sereinement aux conséquences en chaîne de ce projet. Il faut maintenant que les élus se dirigent efficacement dans le sens du développement durable de la moyenne et de la basse vallée de l’Hérault. Cela ne passe pas par le choix de solutions inefficaces et de surcroît dangereuses.
Un mois de pompage à 400 l/s représente une extraction d’un million de m3 environ (30 jours x 24 heures x 3600 secondes x 0,4 m3). Dans le même temps, la réalimentation naturelle du gouffre (à 270 l/s) apportait 700 000 m3. Le volume de la cavité rabattu était donc environ de 300 000 m3. Ce volume a été comblé en 24 heures environ par les apports des pluies puis les griffons ont expulsé le trop-plein. Ce remplissage correspond à un débit de 3,5 m3/s qui semble effectivement proche de celui qui est observé aujourd’hui. La réserve n’existe pas ou n’est pas mobilisable et la seule capacité de stockage dont parlait M. Michel Bakalowicz dans le numéro de février 2005 du Magazine du Département de l’Hérault (n°133, page 23) est de l’ordre de 300 000 m3 et non de 9 000 000 m3.
Une analyse de thermométrie, effectuée par l’Association, le 6 septembre, avant les pluies montre que la température de l’Hérault avant le rejet était de 26°C, celle du rejet de 15,5°C et après le rejet de 24°C. Ces deux degrés de baisse de température sont fondamentaux pour l’équilibre écologique du fleuve l’Hérault en évitant son asphyxie. C’est grâce à l’apport d’eau fraîche des Cent-Fonts que le fleuve, dont la qualité bactériologique, déjà moyenne, est soulignée tous les ans en été par les analyses de la DDASS, ne se transforme pas un peu plus en bouillon de culture. C’est également grâce à cet apport d’eau que malgré la sécheresse, l’irrigation, même difficile, reste possible dans la moyenne vallée de l’Hérault.
Sauf à vouloir délibérément mettre en place les réductions de prise d’eau pour l’irrigation du Canal de Gignac, publiées dans les études du BRGM (rapport BRGM n°RP-50882-FR, pages 69 à 73) ou encore sauf à vouloir délibérément ruiner les activités de baignade sur le grand site touristique en cours de développement, du Pont du Diable, il faut abandonner le projet de détournement de la source des Cent-Fonts et mettre en place les solutions alternatives de production d’eau potable à partir de la ressource du Canal du Bas-Rhône.
Pourquoi le département du Gard peut-il produire de l’eau potable à partir du canal du Bas Rhône ?
Pourquoi des villes comme Paris et Toulouse peuvent-ils produire plus de la moitié de leur eau potable à partir de la Marne, la Seine, l’Ariège et la Garonne et pourquoi le département de l’Hérault ne serait-il pas capable de le faire si cette solution lui permet de respecter son environnement ?
Serions-nous plus bêtes, sommes-nous si différents ?
Ceci n’est en rien contradictoire avec la sécurisation des réseaux, avec leur interconnexion mais permettra de résoudre les problèmes de pénuries notamment dans le secteur du Pic Saint Loup, dans la moyenne vallée de l’Hérault et dans la basse vallée de l’Hérault.
Le temps de l’autosatisfaction inconsciente, imprimée sur papier glacé, ou des arguments démagogiques, est révolu devant les impératifs économiques et écologiques, présents et futurs.
La persistance volontaire dans l’erreur serait une faute politique grave.