Après avoir essayé différentes barques, je ne me fais plus vraiment d'illusions et ne défend pas une marque en particulier ni n'en attaque une autre, je crois que les gens qui construisent ces barques sont des passionnés tout comme nous, et qu'il font de leur mieux pour nous satisfaire.
Les problèmes de lenteur de dossier de garantie, sont dus aux intérêts parfois contradictoires et au nombre d'intermédiaires (shop/importateur/constructeur)
Le prix public d'une barque moderne est le même quasiment partout dans le monde (entre 800 et 1200 euros environ) et est motivé par les efforts consentis pour développer un forme efficace et un investissement de départ (prise de risque car si la barque ne plait pas ce sont des sous dans le vide...) ainsi que le salaire de tous les participants de la chaine (designer, ouvrier qui fabrique, transporteur routier/maritime, frais de douane, marge de l'importateur, marge du shop...etc).
Un élément assez récent dans le marché du kayak est la variété impressionante de nouvelles formes qui sort chaque année, cela devient de plus en plus complexe d'avoir du recul sur la solidité de tel ou tel modèle/marque.
Cependant on peut convenir que la longévité de ladite barque dépend:
De la fabrication:
Procédé
Quantité et répartition du plastique
Saison à laquelle le bateau à été construit (si le bateau est construit dans des locaux ou la température n'est pas régulée)
Forme de la coque
Choix de l'accastillage (qui peut potentiellement renforcer ou affaiblir la solidité globale de la barque)
Des rivières le plus souvent naviguées:
Torrent alpestre ou pyrénéens (Barque bien chaude sur la galerie sous le soleil de juillet, plongé subitement dans une eau glaciaire, soumise à des impacts répétés sur un lit de rivière pas fini...schistes bien tranchants/ pierriers humides et autres...)
Pissou cévenol/corse ou la barque peut être réceptionnée depuis des hauteurs non négligeables sur dalle... (L'âge vénérable des massifs concernés offre le plus souvents des lits (finis) suffisamment érodés qui aggresse moins les barques...

)
Rivières volumes ou toucher un caillou relève de l'acte délibéré...

(Et là on est un peu moins bien lotis en France et globalement en Europe que outre Atlantique: les deux marchés principaux ou s'écoule ces jolis bouts de plastiques)
Le pagayeur :
Le poids est l'élement déterminant, un pagayeur de 95kg casse plus de coques qu'un pagayeur de 55kg
'usage:
Les embarquements à l'américaine
Le nombre de navigations par an
Le soin ou la rudesse apportée pendant le transport (pistes déglinguées sur lesquelles sont lançés des tas de boue aux suspensions mortes, le tout piloté par des lourdauds surexcités, la bave aux lèvres, les yeux injectés de sang, qui avaient initié le rituel de la danse de la pluie depuis des semaines déjà dans l'espoir de voir enfin débuter ce printemps ou cet automne tant attendu...)
etc...
Bref un kayak c'est fragile, en fibre il faut le réparer, en plastique il faut en acheter plus souvent, ou alors accepter de naviguer dans des formes qui ne sont pas à la pointe de l'efficacité mais dont la construction est robuste (germanique le plus souvent...
Je comprends bien l'énervement de ceux qui casse leur bateau prématurément et n'ont pas les moyens de s'en payer un nouveau instantanément., ceux qui condamne l'attitude consumériste de dire: c'est cassé donc je jette...
En France il y a Dag qui a essayé de sortir un modèle rivière mais qui vise essentiellement les clubs, sinon personne ne s'est encore lancé sur le marché des creeks, qu'attendons nous? Nos amis Tchèques se sont lancés avec succès et semble sortir des bateaux qui font l'unanimité chez eux et également hors de leurs frontières.
Bonne navigation à tous
Tonio