UN TRISTE FAIT : Il n'a pas plu en France depuis des mois.
UN FAIT : Il n'y a pas d'eau dans nos rivières donc on se défoule sur EVO..
UN FAIT HONTEUX : il y a des rivières dont le débit naturel nous a été confisqué, emprisonné par des barrages,
UNE CONSÉQUENCE : quand il y a un lâché sur une telle rivière, on devrait tous en profiter !
OK, le Gilles est surement à cran de tomber sur des procéduriers, et une civilisation qui bâillonne ses rivières (voire ses pratiquants d'EV), mais il rentre de 2 mois de liberté sauvage et complète et même son petit village doit lui paraître être une métropole, alors on peut imaginer que pour lui un arrêté devient un véritable code civil. Surtout lorsque, comme lui, on aime naviguer en petit groupe, avec ses enfants et qq amis. Quand une magnifique rivière comme la Cure n'est navigable que sur lâché, ça veut dire qu'on se retrouve obligatoirement en pleine foule !
Quant à Denis, il se bat à nos cotés pour préserver la Malate contre la sentence d'un arrêté préfectoral injuste car le principal intérêt d'une centrale hydroélectrique est financier et anti-social, sous un ridicule prétexte écolo hélas bien à la mode mais loin de la réalité attendu d'une réduction du gaspillage. Après des mois de négociations, on est parvenu à grappiller des noisettes pour le slalom et le freestyle donc quand on voit que sur la Cure, déjà convoitée par le barrage en amont, un club de CK se fait le complice d'un arrêté pour mieux diviser notre petite communauté, je comprends que cela irrite.
J'ai navigué la Cure pendant son rallye il y a plus de 20 ans, je n'étais alors qu'un ado et c'est grâce au club dont Denis fait parti que j'ai découvert le Goulou, les 7 taureaux, le Chalaux et l'eau chaude !
Si un tel arrêté avait existé, il aurait fallu informer la communauté (via EVO p. ex) pour éviter que de bon gars comme Denis fassent le déplacement et organisent leur planning (garde des enfants) pour rien, ou juste, disons pour détendre l'atmosphère, "se retrouver le bec dans l'eau" !
Que dirons nos enfants si dans 20 ans des arrêtés leur interdisent la navigation des parcours qu'on leur décrira à la veillée au coin d'un feu ?
Cela me rappelle un film tristement bien réel :
http://www.nosenfantsnousaccuseront-lefilm.com/
Et à ce rythme suicidaire, je crains que Vincent soit amener à supprimer les pages
http://www.eauxvives.org/fr/regions/index devenues inutiles car interdites à la navigation sauf peut-être en dehors des compétitions si notre fédération parvient à survivre !
Ou alors après avoir laissé "mourir" et emprisonné l'eau "vive" de nos rivières derrière des murailles de béton, notre civilisation devra emprisonner les derniers irréductibles kayakistes, qui n'ont comme potion magique que leurs fraternels échanges gastronomiques au bord de l'eau.