Voyage au Canada
Modérateur : Vincent
- MaC fLy
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- Inscription : dim. août 07, 2005 15:04
- ville : Bordeaux
- Navigue avec (bateau) : Navigue en Agent 6.2
Je peux donner des infos sur:
turbo zwo delirious booster vision disco inazone Agent Flair Air G-force, Project,... - département : 33
- club : E.N.B.C.K. BORDEAUX
- Rivière(s) sur laquelle je peux donner des infos : Loire, Allier, Gave d'Oloron, d'Aspe, les Nives, la Leyre, la Garonne
- Localisation : Bordeaux
- Contact :
Voyage au Canada
Bonjour à tous et à toutes !
En août, nous avons prévus de partir chez nos cousins chaleureux des froides contrées canadiennes pour un mois, avec dans l'optique, bien évidement du kayak mais aussi un peu de tourisme. Il y a eu moult topics sur EVO, mais le but de celui-ci est de tout centraliser pour que d'autres personnes puissent planifier leur séjour au Canada. C'est simple, à notre niveau c'est juste le commencement, donc tout le monde pourra en profiter.
Nous cherchons à voyager le plus économiquement possible, mais si il y a des choses incontournables à faire, dites-le !
Je vais essayer de formuler mes demandes sous forme de questions, et j'en appelle à ceux qui ont déjà fait un voyage là-bas pour répondre !
-Quelle compagnie aérienne conseillerez-vous? (j'ai trouvé Air Transat qui à l'air pas cher et acceptant les surfs).
-Nous comptons louer une voiture (nous serions 4 environ), quelle entreprise est la moins chère et quel type de voiture conseillez-vous ?
Nous comptons faire les grandes classiques du Québec: Lachines, Rouge, Gatineau et Ottawa. Nous cherchons des topos des rivières, possibilité de navettes (hormis les Lachines bien entendu), et les bons plans quels qu'ils soient (bouffe, soirées, descentes avec les locaux, etc...)
-Pour les Lachines: Pas trouvé d'hébergement, nous aimerions avoir un appart' sympa dans Montréal, vous avez des adresses ou des personnes à contacter ?
-Pour l'Ottawa: camping de préférence, coté Quebec ou Ontario, quel camping ?
-Pour la Rouge: camping, adresses?
Pour la Gatineau: camping, adresses?
Les campings c'est juste histoire de payer moins cher, mais si vous avez des plans dans des petits chalets ou autres pas cher on est preneurs !
-Que faut-il emporter obligatoirement? Équipement de camping,...
-Qu'est ce qui est superflu?
-Il y a-t-il des trucs à savoir? (camping sauvage interdit, etc etc)
Tous les bons plans, bonnes adresses et contacts sont les bienvenus !
Merci d'avoir pris le temps de me lire, et d'avance merci pour vos réponses !
Robin
http://teamlegume.free.fr
En août, nous avons prévus de partir chez nos cousins chaleureux des froides contrées canadiennes pour un mois, avec dans l'optique, bien évidement du kayak mais aussi un peu de tourisme. Il y a eu moult topics sur EVO, mais le but de celui-ci est de tout centraliser pour que d'autres personnes puissent planifier leur séjour au Canada. C'est simple, à notre niveau c'est juste le commencement, donc tout le monde pourra en profiter.
Nous cherchons à voyager le plus économiquement possible, mais si il y a des choses incontournables à faire, dites-le !
Je vais essayer de formuler mes demandes sous forme de questions, et j'en appelle à ceux qui ont déjà fait un voyage là-bas pour répondre !
-Quelle compagnie aérienne conseillerez-vous? (j'ai trouvé Air Transat qui à l'air pas cher et acceptant les surfs).
-Nous comptons louer une voiture (nous serions 4 environ), quelle entreprise est la moins chère et quel type de voiture conseillez-vous ?
Nous comptons faire les grandes classiques du Québec: Lachines, Rouge, Gatineau et Ottawa. Nous cherchons des topos des rivières, possibilité de navettes (hormis les Lachines bien entendu), et les bons plans quels qu'ils soient (bouffe, soirées, descentes avec les locaux, etc...)
-Pour les Lachines: Pas trouvé d'hébergement, nous aimerions avoir un appart' sympa dans Montréal, vous avez des adresses ou des personnes à contacter ?
-Pour l'Ottawa: camping de préférence, coté Quebec ou Ontario, quel camping ?
-Pour la Rouge: camping, adresses?
Pour la Gatineau: camping, adresses?
Les campings c'est juste histoire de payer moins cher, mais si vous avez des plans dans des petits chalets ou autres pas cher on est preneurs !
-Que faut-il emporter obligatoirement? Équipement de camping,...
-Qu'est ce qui est superflu?
-Il y a-t-il des trucs à savoir? (camping sauvage interdit, etc etc)
Tous les bons plans, bonnes adresses et contacts sont les bienvenus !
Merci d'avoir pris le temps de me lire, et d'avance merci pour vos réponses !
Robin
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- département : 26
- Rivière(s) sur laquelle je peux donner des infos : Ben... Un paquet finalement...
- Contact :
Re: Voyage au Canada
Salut,
Beaucoup à dire...
Tiens, je commence par ressortir l'article que j'avais fait pour CKM en 2000. Vous y trouverez quelques infos toujours valables et ça vous mettra dans le bain.
A votre disposition pour plus d'infos.
Paul au 06 63 30 17 28 ou paul@villecourt.com
+
Paul
EAU VIVE :
L'ACCENT DE LA RIVIERE
Pagayer sur les rivières québécoises est un dépaysement total. De nouvelles couleurs, des parfums typiques, des volumes parfois impressionnants... Même la rivière a un accent.
Ce qui surprend d'abord, c'est la couleur de l'eau. De nombreuses rivières s'appellent "la Rouge" ou "la Noire" en référence à ce tanin qui empêche souvent de voir à plus de trente centimètres de profondeur. Ici la forêt est partout et le sol fait l'effet d'un sachet de thé géant. Excepté sur quelques rivières de Gaspésie (étonnamment claires), le calcaire n'existe pas. Vous êtes au royaume du granit, sur les rochers les plus vieux de la terre.
Le lit granitique des rivières fait toute la différence avec la grande majorité des cours d'eau français. L'érosion bien plus lente des fonds de rivières rend parfois certains rapides plus délicats, surtout dans les petites rivières de printemps où l'eau ne coule fort que quelques semaines par an. Le meilleur exemple de piège, c'est le "gicleur". En plein dans un seuil, un ergot granitique provoque une petite marche d'escalier où l'eau se met à gicler. Pour éviter les "arrêts buffets", il vaut mieux surveiller...
Ce même sol granitique va faire la joie des amateurs de rouleaux et de vagues. Pour faire un rouleau, il faut souvent une bonne dalle au fond de l'eau. Avec quelques dizaines de mètres cubes de flotte passant dessus, cela peut donner la machine à laver de vos rêves. Et du rouleau il y en a... Des vagues aussi ! Certaines rivières sont réputées pour n'être que d'immenses champs de vagues que l'on descend en marche arrière, passant de surf en surf.
Pour quelqu'un qui n'a jamais vu que des rivières alpestres, naviguer sur un rapide reliant deux lacs est un concept tout à fait extraordinaire. La plupart des rivières à gros débits comme l'Outaouais n'ont pas de pente régulière. Vous vous promenez sur une grande étendue plate et soudain, c'est la rupture sur 100 mètres. Entre les rapides et sur les centaines de kilomètres que les rivières parcourent, le soleil a le temps de réchauffer l'eau. L'été, c'est l'extase ! On peut jouer des heures dans l'eau. On a l'impression de faire des cartwheels dans de la soupe !
Il n'y a pas que l'eau qui passe avec joie du froid au chaud. Il y a aussi le "maringouin" et ses copines les mouches. Le maringouin, c'est le moustique version québécoise, celui qui permet de ramener tant de jolis souvenirs à la maison ! Inutile de le cacher, les mouches et moustiques représentent un véritable challenge psychologique, surtout au mois de juin. Sur la rivière, tout va bien tant que l'on est en mouvement. Par contre, une fois au bord pour vider ou repérer, c'est l'assaut. Encore une fois, c'est l'occasion d'apprendre à faire des compromis : le Québec est sublime mais l'hiver y semble interminable, les rivières sont démentes mais il y a ces "hosties d'maringouins"...
Au point de vue organisationnel, le sport est chapeauté par deux fédérations principales : la fédération québécoise de canot kayak (FQCK) et la fédération québécoise de canot kayak d'eau vive (FQCKEV). On y trouve relativement peu de licenciés. Dans l'une comme dans l'autre leur action est très limitée. La FQCK dépense cependant beaucoup d'énergie à défendre les rivières contre les projets de barrages qui pullulent et qui menacent quelques unes des plus belles rivières de la province. L'accès aux rivières est quant à lui souvent difficile. Laisser une voiture au bord d'un point d'embarquement ou de débarquement relève parfois du casse tête. La plupart du temps, il faut payer le propriétaire du coin après lui avoir demandé gentiment l'autorisation...
Si le sport est relativement peu développé dans ce pays d'à peine 7 millions d'habitants, les kayakistes et canoteurs locaux croulent sous le choix de marques et de matériel. A Montréal, pas moins de 7 boutiques de plein air vendent ce qui se fait de mieux. Chacune participe aussi grandement au développement du sport en organisant notamment des symposiums nautiques, des cours en piscine (l'hiver) ou en rivière et en sponsorisant chacune une équipe de pagayeurs pour représenter les couleurs du magasin sur le terrain. Le freestyle est enfin plus populaire que le slalom qui ne compte qu'une poignée de pratiquants.
LES INCONTOURNABLES DE L'EAU VIVE.
La Rouge (région de l'Outaouais).
Située à une heure et demi de Montréal, la Rouge peut fournir près de 500 m3 d'eau par seconde entre mars et fin avril. Plus accessible autour de 250 m3, les pagayeurs l'aiment pour ses grosses vagues et pour son coté abordable (classe III/IV dans la section des "7 soeurs"). Par grosses eaux, on y trouve de bons spots pour jouer et quelques sacrés rouleaux à éviter. Pendant toute la saison, la rivière est aussi un grand classique du rafting et accueille quelques 25 000 personnes. En saison sèche, la rivière n'est pas moins intéressante car c'est la fin de la section des 7 soeurs qui devient abordable (à regarder de très loin au printemps !). Cette section de 5 kilomètres offre une série de 6 chutes et seuils représentant un bon défi (classe IV/V).
La rivière des Outaouais (région des Outaouais).
Le temple du freestyle, de l'eau super chaude, un paysage typiquement québécois. Bien que situé à la frontière de l'Ontario (à une heure d'Ottawa et à 3 heures de Montréal), on peut compter l'Outaouais comme une perle de l'eau vive au Québec. On y trouve pourtant qu'une poignée de rapides (5 ou 6 dans le "middle channel", classe III volume, navigable tout l'été) situés entre des lacs parsemés de petites îles où il vaut mieux se faire indiquer le chemin pour ne pas se perdre. En fait, on ne descend pas toujours la rivière, on peut aussi la remonter en portant les rapides entre chaque lac. Le "Mac Coy", lieu des mondiaux de freestyle en 1997, est souvent surpeuplé mais les nombreux autres spots sauront satisfaire les plus assoiffés de superbes vagues à surfs ou de petits rouleaux à cartwheels. Le soir, le camping du coté québécois, au parc du rocher fendu, fera peut être parti de vos meilleurs souvenirs. Mais méfiez vous du raton laveur local si vous voulez retrouver votre bouffe le matin...
Les rivières des Laurentides.
Contrairement à la Rouge et à l'Outaouais qui se naviguent en tout temps, les kayakistes voyageurs devront avoir de la chance ou un super bon timing pour profiter de ces rivières là. Il faut dire qu'on ne les pratique qu'au printemps (avril) ou alors quand il a plu pendant trois jours d'affilée. On désigne ici par Laurentides toutes les rivières situées entre une et deux heures au Nord de Montréal, dans le massif du même nom (en réalité, les Laurentides traversent une bonne partie de la province). Là pour le coup il y a de la pente ! On ne décrira pas en détail les rivières comme la "du Nord", la Doncaster, la Bonibrooke, la Simon, la Mulet... Sachez seulement que c'est ce qu'on appelle là bas du "creek" pur et dur. Le "creek" (ruisseau en anglais), c'est de la rivière à tout petit volume avec des seuils partout. Ici les rapides s'enchaînent sans arrêt, l'eau cours souvent sur des dalles granitiques où les fautes sont rudement sanctionnées... Au printemps, les repérages ou les portages se font souvent les pieds dans la neige, un autre détail qui fait des souvenirs...
Les rapides de Lachine (Montréal).
Lyon a son Hawaii, Paris a son Joinville, Montréal a ses rapides de Lachine. A vrai dire les trois spots cités ne se comparent pas, ils donnent juste une petite idée. Les rapides de Lachine, ce sont des milliers de mètres cubes qui se transforment en vagues et en rouleaux sur une longueur d'à peine deux kilomètres et sur une largeur de 500 mètres (pour le bras de gauche). Deux kilomètres que l'on descend en un après midi tant les spots à jouer sont nombreux (classe III mais il faut connaître certaines lignes). Un anglophone vous citera "Vomit Comet", "Thunder Ball" et "Big Joe", le francophone vous décrira la même chose avec "la Trappe à Castors", "Ginette", "Lucille et Gaëtan". Une belle occasion de rappeler en rigolant la différence québécoise... Les "Lachine" sont de toute façon à ne pas manquer, et le plus fou, c'est que tout n'a pas encore été découvert...
La Jacques Cartier (région de Québec).
Toujours autant de forêt mais beaucoup de petites "montagnes". Nous sommes maintenant dans la région de Québec, capitale de la province. La section Tewksburry de la Jacques Cartier est incontournable (à une demi heure de Québec). Elle est navigable toute la belle saison (classe III/IV). Les rapides s'y enchaînent dans un lit parsemé de gros blocs rocheux. Un vrai régal que partagent aussi des milliers de touristes en raft. Beaucoup plus en amont, au delà du parc de la Jacques Cartier, la section du Taureau est certainement le morceau le plus légendaire au Québec. Le "Fortin" ("Guide des rivières sportives du Québec"),véritable bible qui répertoria un nombre inouï de rivières il y a 20 ans, mentionne le Taureau de manière peu rassurante : "Cette descente est donc réservée aux équipes d'experts qui ont des talents de casse-cou, de rochassier et une expérience en descente de rivière avec autonomie de 3 jours". Il faut se souvenir que les pionniers se lancèrent dans ces 20 Km de descente en bateau fibre et que les nombreux portages (à l'époque) freinèrent sérieusement leur progression. Aujourd'hui cette superbe section encaissée (classe IV/V, 5+) conserve quelques portages mais s'envisage en un seul jour.
Les rivières du Lac-St-Jean.
Après Montréal et Québec (dans le désordre, pas de favoritisme...), la région du Lac-St-Jean est le troisième grand pôle de l'eau vive. Là encore, il y a l'embarras du choix. La Mistassibi (à 2 heures de Chicoutimi) est à citer comme l'une des rivières les plus volumineuses de la province (classe III, passages 5 volume). Certains rouleaux (comme le redoutable "Hawaii") y sont réellement gigantesques mais peuvent s'éviter assez facilement. Complètement dans un autre style, la Shipshaw (classe II/III) serpente dans la forêt et témoigne des traces de la "drave", technique d'autrefois consistant à faire descendre les troncs d'arbres ou les billots de bois (appelés "pitounes" au Québec) par la rivière. Un vrai désastre écologique encore visible sur de nombreux cours d'eau... En passant à Jonquière, ne manquez pas de visiter le bassin qui accueillit les championnats du monde de slalom en 1979. En fait allez y surtout pour son superbe spot rodéo servant souvent aux sélections freestyle Est canadiennes... A pagayer aussi la Metabeshuane et ses jolies gorges, la rivière aux Ecorces et ses nombreux seuils ou encore les vagues de l'Ashuapmushuane.
Beaucoup à dire...
Tiens, je commence par ressortir l'article que j'avais fait pour CKM en 2000. Vous y trouverez quelques infos toujours valables et ça vous mettra dans le bain.
A votre disposition pour plus d'infos.
Paul au 06 63 30 17 28 ou paul@villecourt.com
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Paul
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L'ACCENT DE LA RIVIERE
Pagayer sur les rivières québécoises est un dépaysement total. De nouvelles couleurs, des parfums typiques, des volumes parfois impressionnants... Même la rivière a un accent.
Ce qui surprend d'abord, c'est la couleur de l'eau. De nombreuses rivières s'appellent "la Rouge" ou "la Noire" en référence à ce tanin qui empêche souvent de voir à plus de trente centimètres de profondeur. Ici la forêt est partout et le sol fait l'effet d'un sachet de thé géant. Excepté sur quelques rivières de Gaspésie (étonnamment claires), le calcaire n'existe pas. Vous êtes au royaume du granit, sur les rochers les plus vieux de la terre.
Le lit granitique des rivières fait toute la différence avec la grande majorité des cours d'eau français. L'érosion bien plus lente des fonds de rivières rend parfois certains rapides plus délicats, surtout dans les petites rivières de printemps où l'eau ne coule fort que quelques semaines par an. Le meilleur exemple de piège, c'est le "gicleur". En plein dans un seuil, un ergot granitique provoque une petite marche d'escalier où l'eau se met à gicler. Pour éviter les "arrêts buffets", il vaut mieux surveiller...
Ce même sol granitique va faire la joie des amateurs de rouleaux et de vagues. Pour faire un rouleau, il faut souvent une bonne dalle au fond de l'eau. Avec quelques dizaines de mètres cubes de flotte passant dessus, cela peut donner la machine à laver de vos rêves. Et du rouleau il y en a... Des vagues aussi ! Certaines rivières sont réputées pour n'être que d'immenses champs de vagues que l'on descend en marche arrière, passant de surf en surf.
Pour quelqu'un qui n'a jamais vu que des rivières alpestres, naviguer sur un rapide reliant deux lacs est un concept tout à fait extraordinaire. La plupart des rivières à gros débits comme l'Outaouais n'ont pas de pente régulière. Vous vous promenez sur une grande étendue plate et soudain, c'est la rupture sur 100 mètres. Entre les rapides et sur les centaines de kilomètres que les rivières parcourent, le soleil a le temps de réchauffer l'eau. L'été, c'est l'extase ! On peut jouer des heures dans l'eau. On a l'impression de faire des cartwheels dans de la soupe !
Il n'y a pas que l'eau qui passe avec joie du froid au chaud. Il y a aussi le "maringouin" et ses copines les mouches. Le maringouin, c'est le moustique version québécoise, celui qui permet de ramener tant de jolis souvenirs à la maison ! Inutile de le cacher, les mouches et moustiques représentent un véritable challenge psychologique, surtout au mois de juin. Sur la rivière, tout va bien tant que l'on est en mouvement. Par contre, une fois au bord pour vider ou repérer, c'est l'assaut. Encore une fois, c'est l'occasion d'apprendre à faire des compromis : le Québec est sublime mais l'hiver y semble interminable, les rivières sont démentes mais il y a ces "hosties d'maringouins"...
Au point de vue organisationnel, le sport est chapeauté par deux fédérations principales : la fédération québécoise de canot kayak (FQCK) et la fédération québécoise de canot kayak d'eau vive (FQCKEV). On y trouve relativement peu de licenciés. Dans l'une comme dans l'autre leur action est très limitée. La FQCK dépense cependant beaucoup d'énergie à défendre les rivières contre les projets de barrages qui pullulent et qui menacent quelques unes des plus belles rivières de la province. L'accès aux rivières est quant à lui souvent difficile. Laisser une voiture au bord d'un point d'embarquement ou de débarquement relève parfois du casse tête. La plupart du temps, il faut payer le propriétaire du coin après lui avoir demandé gentiment l'autorisation...
Si le sport est relativement peu développé dans ce pays d'à peine 7 millions d'habitants, les kayakistes et canoteurs locaux croulent sous le choix de marques et de matériel. A Montréal, pas moins de 7 boutiques de plein air vendent ce qui se fait de mieux. Chacune participe aussi grandement au développement du sport en organisant notamment des symposiums nautiques, des cours en piscine (l'hiver) ou en rivière et en sponsorisant chacune une équipe de pagayeurs pour représenter les couleurs du magasin sur le terrain. Le freestyle est enfin plus populaire que le slalom qui ne compte qu'une poignée de pratiquants.
LES INCONTOURNABLES DE L'EAU VIVE.
La Rouge (région de l'Outaouais).
Située à une heure et demi de Montréal, la Rouge peut fournir près de 500 m3 d'eau par seconde entre mars et fin avril. Plus accessible autour de 250 m3, les pagayeurs l'aiment pour ses grosses vagues et pour son coté abordable (classe III/IV dans la section des "7 soeurs"). Par grosses eaux, on y trouve de bons spots pour jouer et quelques sacrés rouleaux à éviter. Pendant toute la saison, la rivière est aussi un grand classique du rafting et accueille quelques 25 000 personnes. En saison sèche, la rivière n'est pas moins intéressante car c'est la fin de la section des 7 soeurs qui devient abordable (à regarder de très loin au printemps !). Cette section de 5 kilomètres offre une série de 6 chutes et seuils représentant un bon défi (classe IV/V).
La rivière des Outaouais (région des Outaouais).
Le temple du freestyle, de l'eau super chaude, un paysage typiquement québécois. Bien que situé à la frontière de l'Ontario (à une heure d'Ottawa et à 3 heures de Montréal), on peut compter l'Outaouais comme une perle de l'eau vive au Québec. On y trouve pourtant qu'une poignée de rapides (5 ou 6 dans le "middle channel", classe III volume, navigable tout l'été) situés entre des lacs parsemés de petites îles où il vaut mieux se faire indiquer le chemin pour ne pas se perdre. En fait, on ne descend pas toujours la rivière, on peut aussi la remonter en portant les rapides entre chaque lac. Le "Mac Coy", lieu des mondiaux de freestyle en 1997, est souvent surpeuplé mais les nombreux autres spots sauront satisfaire les plus assoiffés de superbes vagues à surfs ou de petits rouleaux à cartwheels. Le soir, le camping du coté québécois, au parc du rocher fendu, fera peut être parti de vos meilleurs souvenirs. Mais méfiez vous du raton laveur local si vous voulez retrouver votre bouffe le matin...
Les rivières des Laurentides.
Contrairement à la Rouge et à l'Outaouais qui se naviguent en tout temps, les kayakistes voyageurs devront avoir de la chance ou un super bon timing pour profiter de ces rivières là. Il faut dire qu'on ne les pratique qu'au printemps (avril) ou alors quand il a plu pendant trois jours d'affilée. On désigne ici par Laurentides toutes les rivières situées entre une et deux heures au Nord de Montréal, dans le massif du même nom (en réalité, les Laurentides traversent une bonne partie de la province). Là pour le coup il y a de la pente ! On ne décrira pas en détail les rivières comme la "du Nord", la Doncaster, la Bonibrooke, la Simon, la Mulet... Sachez seulement que c'est ce qu'on appelle là bas du "creek" pur et dur. Le "creek" (ruisseau en anglais), c'est de la rivière à tout petit volume avec des seuils partout. Ici les rapides s'enchaînent sans arrêt, l'eau cours souvent sur des dalles granitiques où les fautes sont rudement sanctionnées... Au printemps, les repérages ou les portages se font souvent les pieds dans la neige, un autre détail qui fait des souvenirs...
Les rapides de Lachine (Montréal).
Lyon a son Hawaii, Paris a son Joinville, Montréal a ses rapides de Lachine. A vrai dire les trois spots cités ne se comparent pas, ils donnent juste une petite idée. Les rapides de Lachine, ce sont des milliers de mètres cubes qui se transforment en vagues et en rouleaux sur une longueur d'à peine deux kilomètres et sur une largeur de 500 mètres (pour le bras de gauche). Deux kilomètres que l'on descend en un après midi tant les spots à jouer sont nombreux (classe III mais il faut connaître certaines lignes). Un anglophone vous citera "Vomit Comet", "Thunder Ball" et "Big Joe", le francophone vous décrira la même chose avec "la Trappe à Castors", "Ginette", "Lucille et Gaëtan". Une belle occasion de rappeler en rigolant la différence québécoise... Les "Lachine" sont de toute façon à ne pas manquer, et le plus fou, c'est que tout n'a pas encore été découvert...
La Jacques Cartier (région de Québec).
Toujours autant de forêt mais beaucoup de petites "montagnes". Nous sommes maintenant dans la région de Québec, capitale de la province. La section Tewksburry de la Jacques Cartier est incontournable (à une demi heure de Québec). Elle est navigable toute la belle saison (classe III/IV). Les rapides s'y enchaînent dans un lit parsemé de gros blocs rocheux. Un vrai régal que partagent aussi des milliers de touristes en raft. Beaucoup plus en amont, au delà du parc de la Jacques Cartier, la section du Taureau est certainement le morceau le plus légendaire au Québec. Le "Fortin" ("Guide des rivières sportives du Québec"),véritable bible qui répertoria un nombre inouï de rivières il y a 20 ans, mentionne le Taureau de manière peu rassurante : "Cette descente est donc réservée aux équipes d'experts qui ont des talents de casse-cou, de rochassier et une expérience en descente de rivière avec autonomie de 3 jours". Il faut se souvenir que les pionniers se lancèrent dans ces 20 Km de descente en bateau fibre et que les nombreux portages (à l'époque) freinèrent sérieusement leur progression. Aujourd'hui cette superbe section encaissée (classe IV/V, 5+) conserve quelques portages mais s'envisage en un seul jour.
Les rivières du Lac-St-Jean.
Après Montréal et Québec (dans le désordre, pas de favoritisme...), la région du Lac-St-Jean est le troisième grand pôle de l'eau vive. Là encore, il y a l'embarras du choix. La Mistassibi (à 2 heures de Chicoutimi) est à citer comme l'une des rivières les plus volumineuses de la province (classe III, passages 5 volume). Certains rouleaux (comme le redoutable "Hawaii") y sont réellement gigantesques mais peuvent s'éviter assez facilement. Complètement dans un autre style, la Shipshaw (classe II/III) serpente dans la forêt et témoigne des traces de la "drave", technique d'autrefois consistant à faire descendre les troncs d'arbres ou les billots de bois (appelés "pitounes" au Québec) par la rivière. Un vrai désastre écologique encore visible sur de nombreux cours d'eau... En passant à Jonquière, ne manquez pas de visiter le bassin qui accueillit les championnats du monde de slalom en 1979. En fait allez y surtout pour son superbe spot rodéo servant souvent aux sélections freestyle Est canadiennes... A pagayer aussi la Metabeshuane et ses jolies gorges, la rivière aux Ecorces et ses nombreux seuils ou encore les vagues de l'Ashuapmushuane.
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Re: Voyage au Canada
Top de chez top ! Merci beaucoup ! Pour l'Ottawa River, coté Québec, il y a un camping ou c'est à la sauvage avec le copain raton laveur?
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Re: Voyage au Canada
Côté Québec, c'est un petit camping qui n'a de camping que le nom... C'est super sauvage, super sympa et très paumé : premier village à plus de 5 Km en voiture. Et 30 minutes de voiture pour aller de l'autre côté de la rivière en Ontario !
Côté Ontario l'ambiance est un peu différente. C'est un peu moins désert et vous y croiserez plus de monde. Plus pratique pour les navettes, pour la bouffe et pour voir du monde. Les bases de raft (Owl Rafting, Wilderness Tours) sont de ce côté et vous pouvez vous arranger avec elles pour les navettes.
Côté Ontario l'ambiance est un peu différente. C'est un peu moins désert et vous y croiserez plus de monde. Plus pratique pour les navettes, pour la bouffe et pour voir du monde. Les bases de raft (Owl Rafting, Wilderness Tours) sont de ce côté et vous pouvez vous arranger avec elles pour les navettes.
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Re: Voyage au Canada
Allez hop, voici l'article sur l'Ottawa que j'avais fait pour CKM en 2004.
Pèlerinage
Ottawa River :
Bienvenue au temple !
Utiliser le mot « temple » est toujours un raccourci facile lorsqu’on écrit une introduction de reportage « destination ». Temple de ci, temple de ça, temple ici, temple là… Du coup, le qualificatif s’use et perd de son crédit. Et bien tant pis, prenons le risque de le sortir encore. Allons même jusqu’au parti prix : l’Ottawa River est vraiment la plus belle destination « playboating » de la planète. « ZE » temple des temples ! Eau chaude, paysages typiquement Canadiens, rapides et spots pour tous les niveaux quel que soit le débit... Un voyage que les amateurs de jeu en rivière ne pourront pas rater, à moins qu’ils ne se pointent au mois de Janvier…
Texte et photos : Paul Villecourt / villecourt.com
Vous en prendrez plein la vue ! Il vous faudra changer de repères, adapter votre façon de naviguer, presque votre façon de communiquer. Bienvenue au Canada, bienvenue sur l’Ottawa. L’une des rivières les plus célèbres du monde. Pourquoi ? Les championnats du monde de freestyle de 1997 n’y sont certainement pas pour rien. Cette année-là, les adeptes de ce qu’on appelait encore le « rodéo » découvrent un véritable « parc d’attraction » à kayakistes, un nid de vagues et de rouleaux se concentrant sur quelques kilomètres. Même les Américains ont consenti une fois à quitter leur pays pour y organiser leur sélection nationale de freestyle…Depuis 1997, l’Ottawa est aussi devenu l’un des plus grands viviers de surdoués du freestyle et de « pro paddlers » (pagayeurs pro). On pense à Ken Whiting, champion du monde 1997, qui depuis a fait carrière dans le freestyle, non seulement en pagayant mais aussi en éditant une ribambelle de bouquins et de vidéos axés sur la technique. On pense aussi à Brendan Mark, actuel champion du monde de squirt boat et génie du freeride, Billy Harris, Tyler Curtis, Pat Camblin,Nicole Zaharko, Anna Levesque également auteur de bouquins destinés aux filles…Et puis il y a les légendes que l’on connaît moins en Europe : les squirt boaters ou encore les adeptes de l’open canoë comme Mark Scriver ou Paul Mason, fils du regretté Bill Mason, un très célèbre canoéiste, aventurier et réalisateur de films. Culturellement, le Canada est un peu la maison-mère du canoë. Même les plus jeunes freeriders ont beaucoup de respect pour ce bateau et ses pratiquants. Du respect, les Canadiens en ont en fait pour bien des choses ! Là aussi, le voyage vous surprendra.
Visite guidée.
L’Ottawa river, aussi appelée rivière des Outaouais par les Québécois, est située à 2 heures à l’Ouest d’Ottawa et à 4/5 heures de Montréal. Coulant entre le Québec et l’Ontario, sa section la plus célèbre se situe dans le parc du « Rocher Fendu » où elle zigzague entre d’innombrables îles. Libérée des glaces en avril, elle est d’abord déchaînée et glacée jusqu’au mois de juin. A partir de juillet et jusqu’à la mi-septembre, il n’est pas exagéré de dire que l’eau est de température tropicale ! Il ne s’agit pas d’une rivière aux rapides continus, mais plutôt d’une succession de lacs ponctués de rapides. Même les gens du coin auraient du mal à répertorier les innombrables bras de rivière formant un véritable labyrinthe. La plupart des pagayeurs se concentrent sur le « Main » et le « Middle » channels qui courent sur environ 5/7 km à partir des rapides McKoy’s.
Les McKoy’s ! Un concentré d’Ottawa River : tout y est ! A tel point que certains habitués ne vont jamais voir ailleurs. L’endroit est populaire dans tous les sens du terme. Bien sûr, on ne peut y accéder à pieds, mais les rafts et les kayakistes se comptent par centaines les jours d’été. En Europe, quand on arrive sur une rivière, on se précipite hors de la voiture pour voir s’il y a de l’eau ou si un premier rapide est repérable. Sur le parking principal de l’Ottawa, il n’y a rien à voir. On embarque sur un lac tranquille bordé de conifères. S’il n’y a pas d’habitués passant par là, il est même difficile de savoir par où se diriger…Après 800 mètres de plat, le lac se transforme en rivière. Voici les McKoy’s. Ceux-ci commencent par offrir l’un des plus beaux contre courant de la planète, le nirvana des squirt boaters ! A cet endroit, Brendan Mark, pour ne citer que lui, réalise très fréquemment des « mystery moves » (immersion totales dans son kayak) de près de 20 secondes. Il faut le voir pour le croire ! Puis le courant accélère et les choses deviennent plus sérieuses. A gauche : Sattler’s hole, une espèce de seuil très raide de 10 mètres de large comportant un rouleau très collant à sa base. Personne n’aime vraiment tomber dedans. Au milieu un grand train de vague qu’il faut suivre plein centre pour assurer avant de partir à gauche. Pourquoi à gauche ? Mais parce qu’à droite il y a Phil’s hole mes pauvres amis ! Un gigantesque rouleau qui vous déshabille sauvagement si vous avez le malheur de tomber dedans. Les pointures locales aiment se jeter dedans régulièrement, histoire de se détendre… Il y a même un « survival rodeo » organisé à cet endroit chaque année. Épaules et sinus fragiles s’abstenir. 70 mètres plus bas, la rivière frappe une île de plein fouet et forme un virage à droite. A l’intérieur de celui-ci, voici « Corner wave », une génialissime vague lisse très verticale que tout le monde aimerait avoir dans son jardin. C’est l’une des vagues de l’Ottawa où les pèlerins passent des journées entières. Juste 30 mètres en dessous, voici « Horse shoe », le rouleau des mondiaux de 97. Comme son nom l’indique, il forme un fer à cheval plus ou moins collant et violent selon les niveaux. Le côté droit colle fort mais reste le sport préféré des locaux. Le côté gauche est plutôt de type « machine à laver industrielle » où l’on se fait bien secouer. 10 mètres après « Horse shoe », suivant le niveau d’eau apparaît « Baby face », une belle vague lisse très prisée par les débutants. Voilà donc les McKoy’s. Vous avez fait 800 mètres de rapide et vous en avez pris plein la tête. Vous en voulez encore ?
Main Channel
Après les McKoy’s, la rivière redevient lac et se transforme en un charmant labyrinthe d’îlets couverts de conifères. En septembre, en pagayant à l’aube, l’eau bien plus chaude que l’air forme une fumée épaisse que les rayons du soleil viennent transpercer. Ce spectacle est à voir une fois dans sa vie. Pas besoin de brouillard pour se perdre dans ce dédale. Autant demander son chemin pour être sûr de suivre le Main Channel. 2 Km de plat après les McKoy’s, voici la deuxième star de l’Ottawa. Après une subite rupture de pente, la rivière forme une superbe vague appelée « Garberator ». Là encore, c’est souvent par dizaines que les kayakistes attendent patiemment leur tour pour surfer cette vague très puissante. Il est à noter qu’il règne une sainte paix sur l’Ottawa, due non seulement à la majesté du paysage mais aussi au caractère très doux et courtois des Canadiens. Le bonjour est quasi systématique, l’ordre dans la file d’attente toujours respecté. Sans tirer un portrait mielleux et idéal, les relations entre humains sont bien plus respectueuses qu’en Europe. On peut passer des jours entiers à surfer « Garberator ». Un gros rocher en forme de baleine, « Moby Dick », permet de se reposer et de prendre des photos à seulement 2 mètres des pagayeurs. Par très hautes eaux au printemps, un gigantesque rouleau rugit 50 mètres en dessous de Garberator. La bête s’appelle « Bus eater » (le « mangeur de bus »), c’est tout dire… Les rafts s’y font retourner quasi systématiquement et il est très fréquent que les rafteurs prolongent ce séjour de « massage hydrothérapique » sous l’œil amusé des « video boaters », kayakistes chargés de filmer la descente des clients. L’été, « Bus eater » part en vacances. Il ne reste qu’un joli train de vagues à droite du rapide offrant à certains niveaux les plus beaux « lisses » de la rivière. 150 mètres plus bas, « Pushbutton » offre un petit rouleau-école très apprécié par les débutants. Il marque aussi, en quelque sorte, le « point de non-retour » de la descente. Pour éviter de faire une navette, beaucoup de pagayeurs remontent la rivière jusqu’à l’embarquement au-dessus des McKoy’s (2/3 Km). Sinon, la descente se poursuit sur environ 4 Km jusqu’au débarquement de « Blacks » ou celui de la compagnie de raft « River Run » (1 Km plus bas). Après « Pushbutton », la descente consiste en de longues sections plates entrecoupées par une demi-douzaine de rapides plutôt faciles. On y va pour apprécier la tranquillité et la beauté du décor. Le paysage est étonnamment plat. En fin de journée, le soleil donne une teinte rougeâtre aux rives rocheuses qui font de temps en temps place à de grandes plages de sable. « Coliseum » est certainement le rapide le plus célèbre de la descente. Si par basses eaux il ne présente qu’un très long train de vagues, par hautes eaux, son lit très étroit forme aussi quelques-uns des rouleaux les plus célèbres de la rivière. Avant de terminer la descente « Blacks » offre un dernier petit « playspot », histoire de vraiment vous convaincre que l’Ottawa est la capitale du playboating.
Middle Channel
Après une telle profusion de vagues et de rapides, on s’imagine avoir tout vu et tout compris de l’Ottawa. Penser cela, c’est se fourrer la pagaie dans l’œil jusqu’à la deuxième pale car le « Middle channel » n’a pas fini de vous étonner ! Sans trop entrer dans les détails, ce bras de rivière un petit peu plus long que le Main channel offre une ribambelle de rapides dont quelques superbes « rouleaux écoles ». Même principe que sur l’autre bras : du plat entrecoupé de rapides. Le plus étonnant reste sans aucun doutes « Garvin’s chutes », selon le guide de Jim Hargreaves, « le plus sérieux et le plus technique de toute la rivière ». Il s’agit d’une chute, ou plutôt d’un rapide très raide barrant toute la largeur de la rivière (200 mètres). Il propose théoriquement 4 lignes. L’une des plus classiques n’est pas la moins impressionnante : on la nomme « Dragon’s tongue » (« la langue du Dragon »). Alors que la rivière s’écroule des deux côtés, vous voilà pagayant à fond sur une avancée rocheuse finissant elle aussi par chuter. Le seuil passé, il ne faut pas s’endormir et pagayer fort pour éviter quelques jolis rouleaux collants situés à droite d’une grande île. Sensations garanties. Quelques-uns des caïds locaux aiment aussi franchir Garvin’s à l’extrême gauche. A cet endroit, le passage clé consiste à « frapper » le plus vite possible un rouleau super violent situé à la base d’un seuil très vertical. C’est simple : les pagayeurs tapent le rouleau à la perpendiculaire, disparaissent pendant une seconde pour ressortir 8 mètres à gauche de l’endroit où ils ont franchi le seuil. C’est dire si ce rouleau vous brasse... Le reste de la descente serpente dans une nature on ne peut plus sauvage avant de rejoindre le Main channel.
L’Ottawa, c’est donc ça. Des vagues, des rapides et des rouleaux à gogo. L’eau chaude où il fait bon se baigner. Des soirées autour du feu dans une nature très inspirante. Les stars mondiales du freestyle à chaque rapide. Les ratons laveurs qui vous bouffent vos provisions alors que vous dormez. Les rafts géants, leurs bases impressionnantes et leurs guides de rivière jamais blasés. L’odeur nauséabonde de la moufette (putois) que vous avez eu le malheur de frapper en voiture sur l’un des interminables rangs (routes) rectilignes. C’est l’eau qui fume le matin en septembre. La gentillesse des gens du coin. Bref, c’est le temple, quoi !
paul@villecourt.com
Encadré 1
Ottawa River House Rules : le code du « gentleman kayakiste »
Le charme de l’Ottawa réside dans ses paysages et ses rapides, mais aussi dans la gentillesse et le fair-play que les pagayeurs Canadiens montrent quotidiennement sur l’eau (et en dehors…). Ces bons usages n’étant pas forcément appliqués et respectés en Europe, voici quelques règles de base pour ne pas se faire remarquer en débarquant sur l’Ottawa…
Traduit du texte « River Etiquette par Ken Whiting », texte inséré dans le guide « Ottawa River Whitewater » écrit par Jim Hargreaves.
1/ Ramassez vos détritus : ramenez ce que vous déballez. Mégots de cigarettes compris.
2/ Le kayak venant de l’amont à priorité, donc jetez toujours un coup d’œil vers l’amont et faite place aux pagayeurs qui descendent.
3/ Les pagayeurs venant de l’amont ne devraient pas attraper la vague ou le playspot « au vol » quand il y a une file d’attente. Attendez votre tour en vous mettant à la queue.
4/ Il n’y a qu’une seule file pour chaque spot. Donc, évitez les double surfs (par exemple : enchaîner un surf sur une 2 ème vague plus en aval alors que l’on se fait sortir d’un rouleau…)
5/ Quand des rafts arrivent dans un contre pour faire un surf, arrêtez-vous et faites une pause pour leur faciliter la tâche. Plus vite leur manœuvre est réalisée et plus vite vous retournerez dans la vague.
6/ Les rafts ont priorité. Ne restez pas sur leur chemin quand ils sont engagés dans un rapide. Les rafts n’ont pas à faire la queue avec les kayakistes et ont toujours priorité.
7/ Respectez les autres pagayeurs et ne faites pas de passages trop longs en vagues ou en rouleaux (surfs avant de 5 minutes par exemple…).
Finalement, le bon sens devrait dicter toutes les règles non écrites sur la rivière. Nous ne sommes pas des surfeurs en attente de la vague parfaite qui n’arrive que quelques fois dans la journée. Si vous ratez votre tour, relax ! La vague ne va pas partir.
Autres petits conseils de la rédaction :
Retenez par-dessus tout que les Canadiens sont sympathiques et profondément pacifiques par nature et par culture. Un simple bonjour, un sourire et la conversation partira…Respectez les zones d’embarquement et de débarquement : la propriété privée est sacro-sainte au Canada et en Amérique du Nord. N’oubliez pas de payer les parkings à kayakistes quand il le faut : tout le monde là-bas considère cela comme du civisme. Ne traînez pas à vous changer et pas trop d’exhibitionnisme ! Si les Français sont peu pudiques, les Canadiens le sont réellement. N’oubliez pas le pourboire (10/15% du prix payé) du serveur ou de la serveuse au resto ou au bar (même au comptoir). On se sent toujours mal de se le faire réclamer…Ne cherchez pas à savoir si 100 Km/H est vraiment la limite de vitesse sur autoroute. La police vous le prouvera chèrement…La « file » (faire la queue) est une valeur et un respect de base sur l’eau et ailleurs (en attendant le bus par exemple). Essayez de ramener le concept en France…
Encadré 2
Infos pratiques
- Aéroport : se poser à Montréal plutôt qu’à Ottawa peut être très judicieux pour débuter ou terminer par quelques jours de rêve sur les rapides de Lachine à Montréal. Montréal / Ottawa river : 4/5 heures de route. Pour tous renseignements sur les Lachine (accès, location matos, infos : contacter KSF (Kayak Sans Frontières) : 7770, boulevard LaSalle, LaSalle (Québec). Tél : (514) 595-SURF. www.ksf.ca
- Guide indispensable : Ottawa River Whitewater (édition 2003) par Jim Hargreaves. Tout y est ! Même les rivières à faire aux alentours de l’Ottawa. Guide disponible à la librairie Le Canotier (www.canotier.com).
- A pagayer également : la Gatineau (Québec), la Petawawa (Ontario), la Madawasca (Ontario), la Rouge (Québec), les rapides de Lachine (Montréal).
- Stage freestyle : pour devenir un caïd du playboating et du freestyle, laissez-vous donc tenter par un stage avec les prestigieux moniteurs de Liquid Skills : Ken Whiting, Brendan Mark, Tyler Curtis, Kevin Varette…Un professionnalisme faisant référence dans le monde du kayak : il faut le vivre pour le croire ! Ils parlent français… Contact : www.liquidskills.com
- Plutôt Québec ou Ontario ? S’il faut quelques minutes pour traverser la rivière en kayak, il faudra 45 minutes en voiture pour passer de la rive gauche Québécoise à la rive droite Ontarienne. Le choix doit donc se faire dès le départ. Le coté Québécois est très sauvage. On y trouve un camping au confort limité (pas de douches : penser à acheter du savon bio pour la rivière) mais donnant accès à des places de camping de rêve. La première épicerie est à 20 minutes en voiture. Il faut être autonome en provisions. Le côté Ontarien est beaucoup moins isolé. Les campings y sont bien plus confortables mais moins « nature ». Le village de Beachburg est à 10 minutes des McKoy’s. Guichet automatique, épicerie, restos… On y trouve tout ce qu’il faut. Pour camper, on peut choisir un ou deux campings donnant de jolis accès au bord de l’eau (comme le Log and Lantern) ou opter pour les grosses compagnies de raft disposant toutes de places de camping. Elles disposent aussi de restaurants et de bars. Citons notamment River Run, Owl Rafting et Wilderness Tours.
- Gaz : les cartouches « Butagaz » sont très rares au Canada. Il est préférable d’investir en arrivant dans des systèmes de brûleurs fonctionnant avec tous types d’essence.
- Comment s’habiller : l’été est très chaud dans ce coin du Canada mais par principe, il faut tout prévoir quand on se rend là-bas. A partir de fin août / début septembre, les nuits peuvent commencer à être fraîches. L’été l’Ottawa est facilement à 20°.
- Les bestioles : il y a de l’ours sur l’Ottawa mais même les locaux les voient très rarement. L’été 2002, côté Ontario, un ours s’est pointé vers la petite maison d’un guide de rivière et s’est envoyé l’intégralité des canettes de Red Bull (boisson très caféinée) qui traînaient dehors… Par principe, ne laissez pas traîner la nourriture sur les tables la nuit. Suspendez le tout à des branches d’arbres. Pas vraiment pour les ours, mais plutôt pour les ratons laveurs, très présents, qui sont extrêmement habiles pour trouver et avaler vos provisions... Il y a beaucoup de serpents au Canada, mais tous sont inoffensifs. Vos plus grands ennemis seront les moustiques (le soir), surtout la première partie de l’été. Pour lutter contre eux : faites du feu le soir, munissez vous de répulsif et allez-y mollo sur le déodorant, ils adorent ça…
Pèlerinage
Ottawa River :
Bienvenue au temple !
Utiliser le mot « temple » est toujours un raccourci facile lorsqu’on écrit une introduction de reportage « destination ». Temple de ci, temple de ça, temple ici, temple là… Du coup, le qualificatif s’use et perd de son crédit. Et bien tant pis, prenons le risque de le sortir encore. Allons même jusqu’au parti prix : l’Ottawa River est vraiment la plus belle destination « playboating » de la planète. « ZE » temple des temples ! Eau chaude, paysages typiquement Canadiens, rapides et spots pour tous les niveaux quel que soit le débit... Un voyage que les amateurs de jeu en rivière ne pourront pas rater, à moins qu’ils ne se pointent au mois de Janvier…
Texte et photos : Paul Villecourt / villecourt.com
Vous en prendrez plein la vue ! Il vous faudra changer de repères, adapter votre façon de naviguer, presque votre façon de communiquer. Bienvenue au Canada, bienvenue sur l’Ottawa. L’une des rivières les plus célèbres du monde. Pourquoi ? Les championnats du monde de freestyle de 1997 n’y sont certainement pas pour rien. Cette année-là, les adeptes de ce qu’on appelait encore le « rodéo » découvrent un véritable « parc d’attraction » à kayakistes, un nid de vagues et de rouleaux se concentrant sur quelques kilomètres. Même les Américains ont consenti une fois à quitter leur pays pour y organiser leur sélection nationale de freestyle…Depuis 1997, l’Ottawa est aussi devenu l’un des plus grands viviers de surdoués du freestyle et de « pro paddlers » (pagayeurs pro). On pense à Ken Whiting, champion du monde 1997, qui depuis a fait carrière dans le freestyle, non seulement en pagayant mais aussi en éditant une ribambelle de bouquins et de vidéos axés sur la technique. On pense aussi à Brendan Mark, actuel champion du monde de squirt boat et génie du freeride, Billy Harris, Tyler Curtis, Pat Camblin,Nicole Zaharko, Anna Levesque également auteur de bouquins destinés aux filles…Et puis il y a les légendes que l’on connaît moins en Europe : les squirt boaters ou encore les adeptes de l’open canoë comme Mark Scriver ou Paul Mason, fils du regretté Bill Mason, un très célèbre canoéiste, aventurier et réalisateur de films. Culturellement, le Canada est un peu la maison-mère du canoë. Même les plus jeunes freeriders ont beaucoup de respect pour ce bateau et ses pratiquants. Du respect, les Canadiens en ont en fait pour bien des choses ! Là aussi, le voyage vous surprendra.
Visite guidée.
L’Ottawa river, aussi appelée rivière des Outaouais par les Québécois, est située à 2 heures à l’Ouest d’Ottawa et à 4/5 heures de Montréal. Coulant entre le Québec et l’Ontario, sa section la plus célèbre se situe dans le parc du « Rocher Fendu » où elle zigzague entre d’innombrables îles. Libérée des glaces en avril, elle est d’abord déchaînée et glacée jusqu’au mois de juin. A partir de juillet et jusqu’à la mi-septembre, il n’est pas exagéré de dire que l’eau est de température tropicale ! Il ne s’agit pas d’une rivière aux rapides continus, mais plutôt d’une succession de lacs ponctués de rapides. Même les gens du coin auraient du mal à répertorier les innombrables bras de rivière formant un véritable labyrinthe. La plupart des pagayeurs se concentrent sur le « Main » et le « Middle » channels qui courent sur environ 5/7 km à partir des rapides McKoy’s.
Les McKoy’s ! Un concentré d’Ottawa River : tout y est ! A tel point que certains habitués ne vont jamais voir ailleurs. L’endroit est populaire dans tous les sens du terme. Bien sûr, on ne peut y accéder à pieds, mais les rafts et les kayakistes se comptent par centaines les jours d’été. En Europe, quand on arrive sur une rivière, on se précipite hors de la voiture pour voir s’il y a de l’eau ou si un premier rapide est repérable. Sur le parking principal de l’Ottawa, il n’y a rien à voir. On embarque sur un lac tranquille bordé de conifères. S’il n’y a pas d’habitués passant par là, il est même difficile de savoir par où se diriger…Après 800 mètres de plat, le lac se transforme en rivière. Voici les McKoy’s. Ceux-ci commencent par offrir l’un des plus beaux contre courant de la planète, le nirvana des squirt boaters ! A cet endroit, Brendan Mark, pour ne citer que lui, réalise très fréquemment des « mystery moves » (immersion totales dans son kayak) de près de 20 secondes. Il faut le voir pour le croire ! Puis le courant accélère et les choses deviennent plus sérieuses. A gauche : Sattler’s hole, une espèce de seuil très raide de 10 mètres de large comportant un rouleau très collant à sa base. Personne n’aime vraiment tomber dedans. Au milieu un grand train de vague qu’il faut suivre plein centre pour assurer avant de partir à gauche. Pourquoi à gauche ? Mais parce qu’à droite il y a Phil’s hole mes pauvres amis ! Un gigantesque rouleau qui vous déshabille sauvagement si vous avez le malheur de tomber dedans. Les pointures locales aiment se jeter dedans régulièrement, histoire de se détendre… Il y a même un « survival rodeo » organisé à cet endroit chaque année. Épaules et sinus fragiles s’abstenir. 70 mètres plus bas, la rivière frappe une île de plein fouet et forme un virage à droite. A l’intérieur de celui-ci, voici « Corner wave », une génialissime vague lisse très verticale que tout le monde aimerait avoir dans son jardin. C’est l’une des vagues de l’Ottawa où les pèlerins passent des journées entières. Juste 30 mètres en dessous, voici « Horse shoe », le rouleau des mondiaux de 97. Comme son nom l’indique, il forme un fer à cheval plus ou moins collant et violent selon les niveaux. Le côté droit colle fort mais reste le sport préféré des locaux. Le côté gauche est plutôt de type « machine à laver industrielle » où l’on se fait bien secouer. 10 mètres après « Horse shoe », suivant le niveau d’eau apparaît « Baby face », une belle vague lisse très prisée par les débutants. Voilà donc les McKoy’s. Vous avez fait 800 mètres de rapide et vous en avez pris plein la tête. Vous en voulez encore ?
Main Channel
Après les McKoy’s, la rivière redevient lac et se transforme en un charmant labyrinthe d’îlets couverts de conifères. En septembre, en pagayant à l’aube, l’eau bien plus chaude que l’air forme une fumée épaisse que les rayons du soleil viennent transpercer. Ce spectacle est à voir une fois dans sa vie. Pas besoin de brouillard pour se perdre dans ce dédale. Autant demander son chemin pour être sûr de suivre le Main Channel. 2 Km de plat après les McKoy’s, voici la deuxième star de l’Ottawa. Après une subite rupture de pente, la rivière forme une superbe vague appelée « Garberator ». Là encore, c’est souvent par dizaines que les kayakistes attendent patiemment leur tour pour surfer cette vague très puissante. Il est à noter qu’il règne une sainte paix sur l’Ottawa, due non seulement à la majesté du paysage mais aussi au caractère très doux et courtois des Canadiens. Le bonjour est quasi systématique, l’ordre dans la file d’attente toujours respecté. Sans tirer un portrait mielleux et idéal, les relations entre humains sont bien plus respectueuses qu’en Europe. On peut passer des jours entiers à surfer « Garberator ». Un gros rocher en forme de baleine, « Moby Dick », permet de se reposer et de prendre des photos à seulement 2 mètres des pagayeurs. Par très hautes eaux au printemps, un gigantesque rouleau rugit 50 mètres en dessous de Garberator. La bête s’appelle « Bus eater » (le « mangeur de bus »), c’est tout dire… Les rafts s’y font retourner quasi systématiquement et il est très fréquent que les rafteurs prolongent ce séjour de « massage hydrothérapique » sous l’œil amusé des « video boaters », kayakistes chargés de filmer la descente des clients. L’été, « Bus eater » part en vacances. Il ne reste qu’un joli train de vagues à droite du rapide offrant à certains niveaux les plus beaux « lisses » de la rivière. 150 mètres plus bas, « Pushbutton » offre un petit rouleau-école très apprécié par les débutants. Il marque aussi, en quelque sorte, le « point de non-retour » de la descente. Pour éviter de faire une navette, beaucoup de pagayeurs remontent la rivière jusqu’à l’embarquement au-dessus des McKoy’s (2/3 Km). Sinon, la descente se poursuit sur environ 4 Km jusqu’au débarquement de « Blacks » ou celui de la compagnie de raft « River Run » (1 Km plus bas). Après « Pushbutton », la descente consiste en de longues sections plates entrecoupées par une demi-douzaine de rapides plutôt faciles. On y va pour apprécier la tranquillité et la beauté du décor. Le paysage est étonnamment plat. En fin de journée, le soleil donne une teinte rougeâtre aux rives rocheuses qui font de temps en temps place à de grandes plages de sable. « Coliseum » est certainement le rapide le plus célèbre de la descente. Si par basses eaux il ne présente qu’un très long train de vagues, par hautes eaux, son lit très étroit forme aussi quelques-uns des rouleaux les plus célèbres de la rivière. Avant de terminer la descente « Blacks » offre un dernier petit « playspot », histoire de vraiment vous convaincre que l’Ottawa est la capitale du playboating.
Middle Channel
Après une telle profusion de vagues et de rapides, on s’imagine avoir tout vu et tout compris de l’Ottawa. Penser cela, c’est se fourrer la pagaie dans l’œil jusqu’à la deuxième pale car le « Middle channel » n’a pas fini de vous étonner ! Sans trop entrer dans les détails, ce bras de rivière un petit peu plus long que le Main channel offre une ribambelle de rapides dont quelques superbes « rouleaux écoles ». Même principe que sur l’autre bras : du plat entrecoupé de rapides. Le plus étonnant reste sans aucun doutes « Garvin’s chutes », selon le guide de Jim Hargreaves, « le plus sérieux et le plus technique de toute la rivière ». Il s’agit d’une chute, ou plutôt d’un rapide très raide barrant toute la largeur de la rivière (200 mètres). Il propose théoriquement 4 lignes. L’une des plus classiques n’est pas la moins impressionnante : on la nomme « Dragon’s tongue » (« la langue du Dragon »). Alors que la rivière s’écroule des deux côtés, vous voilà pagayant à fond sur une avancée rocheuse finissant elle aussi par chuter. Le seuil passé, il ne faut pas s’endormir et pagayer fort pour éviter quelques jolis rouleaux collants situés à droite d’une grande île. Sensations garanties. Quelques-uns des caïds locaux aiment aussi franchir Garvin’s à l’extrême gauche. A cet endroit, le passage clé consiste à « frapper » le plus vite possible un rouleau super violent situé à la base d’un seuil très vertical. C’est simple : les pagayeurs tapent le rouleau à la perpendiculaire, disparaissent pendant une seconde pour ressortir 8 mètres à gauche de l’endroit où ils ont franchi le seuil. C’est dire si ce rouleau vous brasse... Le reste de la descente serpente dans une nature on ne peut plus sauvage avant de rejoindre le Main channel.
L’Ottawa, c’est donc ça. Des vagues, des rapides et des rouleaux à gogo. L’eau chaude où il fait bon se baigner. Des soirées autour du feu dans une nature très inspirante. Les stars mondiales du freestyle à chaque rapide. Les ratons laveurs qui vous bouffent vos provisions alors que vous dormez. Les rafts géants, leurs bases impressionnantes et leurs guides de rivière jamais blasés. L’odeur nauséabonde de la moufette (putois) que vous avez eu le malheur de frapper en voiture sur l’un des interminables rangs (routes) rectilignes. C’est l’eau qui fume le matin en septembre. La gentillesse des gens du coin. Bref, c’est le temple, quoi !
paul@villecourt.com
Encadré 1
Ottawa River House Rules : le code du « gentleman kayakiste »
Le charme de l’Ottawa réside dans ses paysages et ses rapides, mais aussi dans la gentillesse et le fair-play que les pagayeurs Canadiens montrent quotidiennement sur l’eau (et en dehors…). Ces bons usages n’étant pas forcément appliqués et respectés en Europe, voici quelques règles de base pour ne pas se faire remarquer en débarquant sur l’Ottawa…
Traduit du texte « River Etiquette par Ken Whiting », texte inséré dans le guide « Ottawa River Whitewater » écrit par Jim Hargreaves.
1/ Ramassez vos détritus : ramenez ce que vous déballez. Mégots de cigarettes compris.
2/ Le kayak venant de l’amont à priorité, donc jetez toujours un coup d’œil vers l’amont et faite place aux pagayeurs qui descendent.
3/ Les pagayeurs venant de l’amont ne devraient pas attraper la vague ou le playspot « au vol » quand il y a une file d’attente. Attendez votre tour en vous mettant à la queue.
4/ Il n’y a qu’une seule file pour chaque spot. Donc, évitez les double surfs (par exemple : enchaîner un surf sur une 2 ème vague plus en aval alors que l’on se fait sortir d’un rouleau…)
5/ Quand des rafts arrivent dans un contre pour faire un surf, arrêtez-vous et faites une pause pour leur faciliter la tâche. Plus vite leur manœuvre est réalisée et plus vite vous retournerez dans la vague.
6/ Les rafts ont priorité. Ne restez pas sur leur chemin quand ils sont engagés dans un rapide. Les rafts n’ont pas à faire la queue avec les kayakistes et ont toujours priorité.
7/ Respectez les autres pagayeurs et ne faites pas de passages trop longs en vagues ou en rouleaux (surfs avant de 5 minutes par exemple…).
Finalement, le bon sens devrait dicter toutes les règles non écrites sur la rivière. Nous ne sommes pas des surfeurs en attente de la vague parfaite qui n’arrive que quelques fois dans la journée. Si vous ratez votre tour, relax ! La vague ne va pas partir.
Autres petits conseils de la rédaction :
Retenez par-dessus tout que les Canadiens sont sympathiques et profondément pacifiques par nature et par culture. Un simple bonjour, un sourire et la conversation partira…Respectez les zones d’embarquement et de débarquement : la propriété privée est sacro-sainte au Canada et en Amérique du Nord. N’oubliez pas de payer les parkings à kayakistes quand il le faut : tout le monde là-bas considère cela comme du civisme. Ne traînez pas à vous changer et pas trop d’exhibitionnisme ! Si les Français sont peu pudiques, les Canadiens le sont réellement. N’oubliez pas le pourboire (10/15% du prix payé) du serveur ou de la serveuse au resto ou au bar (même au comptoir). On se sent toujours mal de se le faire réclamer…Ne cherchez pas à savoir si 100 Km/H est vraiment la limite de vitesse sur autoroute. La police vous le prouvera chèrement…La « file » (faire la queue) est une valeur et un respect de base sur l’eau et ailleurs (en attendant le bus par exemple). Essayez de ramener le concept en France…
Encadré 2
Infos pratiques
- Aéroport : se poser à Montréal plutôt qu’à Ottawa peut être très judicieux pour débuter ou terminer par quelques jours de rêve sur les rapides de Lachine à Montréal. Montréal / Ottawa river : 4/5 heures de route. Pour tous renseignements sur les Lachine (accès, location matos, infos : contacter KSF (Kayak Sans Frontières) : 7770, boulevard LaSalle, LaSalle (Québec). Tél : (514) 595-SURF. www.ksf.ca
- Guide indispensable : Ottawa River Whitewater (édition 2003) par Jim Hargreaves. Tout y est ! Même les rivières à faire aux alentours de l’Ottawa. Guide disponible à la librairie Le Canotier (www.canotier.com).
- A pagayer également : la Gatineau (Québec), la Petawawa (Ontario), la Madawasca (Ontario), la Rouge (Québec), les rapides de Lachine (Montréal).
- Stage freestyle : pour devenir un caïd du playboating et du freestyle, laissez-vous donc tenter par un stage avec les prestigieux moniteurs de Liquid Skills : Ken Whiting, Brendan Mark, Tyler Curtis, Kevin Varette…Un professionnalisme faisant référence dans le monde du kayak : il faut le vivre pour le croire ! Ils parlent français… Contact : www.liquidskills.com
- Plutôt Québec ou Ontario ? S’il faut quelques minutes pour traverser la rivière en kayak, il faudra 45 minutes en voiture pour passer de la rive gauche Québécoise à la rive droite Ontarienne. Le choix doit donc se faire dès le départ. Le coté Québécois est très sauvage. On y trouve un camping au confort limité (pas de douches : penser à acheter du savon bio pour la rivière) mais donnant accès à des places de camping de rêve. La première épicerie est à 20 minutes en voiture. Il faut être autonome en provisions. Le côté Ontarien est beaucoup moins isolé. Les campings y sont bien plus confortables mais moins « nature ». Le village de Beachburg est à 10 minutes des McKoy’s. Guichet automatique, épicerie, restos… On y trouve tout ce qu’il faut. Pour camper, on peut choisir un ou deux campings donnant de jolis accès au bord de l’eau (comme le Log and Lantern) ou opter pour les grosses compagnies de raft disposant toutes de places de camping. Elles disposent aussi de restaurants et de bars. Citons notamment River Run, Owl Rafting et Wilderness Tours.
- Gaz : les cartouches « Butagaz » sont très rares au Canada. Il est préférable d’investir en arrivant dans des systèmes de brûleurs fonctionnant avec tous types d’essence.
- Comment s’habiller : l’été est très chaud dans ce coin du Canada mais par principe, il faut tout prévoir quand on se rend là-bas. A partir de fin août / début septembre, les nuits peuvent commencer à être fraîches. L’été l’Ottawa est facilement à 20°.
- Les bestioles : il y a de l’ours sur l’Ottawa mais même les locaux les voient très rarement. L’été 2002, côté Ontario, un ours s’est pointé vers la petite maison d’un guide de rivière et s’est envoyé l’intégralité des canettes de Red Bull (boisson très caféinée) qui traînaient dehors… Par principe, ne laissez pas traîner la nourriture sur les tables la nuit. Suspendez le tout à des branches d’arbres. Pas vraiment pour les ours, mais plutôt pour les ratons laveurs, très présents, qui sont extrêmement habiles pour trouver et avaler vos provisions... Il y a beaucoup de serpents au Canada, mais tous sont inoffensifs. Vos plus grands ennemis seront les moustiques (le soir), surtout la première partie de l’été. Pour lutter contre eux : faites du feu le soir, munissez vous de répulsif et allez-y mollo sur le déodorant, ils adorent ça…
- manimal
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Re: Voyage au Canada
eh!!!
Si tu vas au Quebec mec. vas falloir que tu passe faire un tour vers le lac st Jean et faire la Mistassibi. INCONTOURNABLE.
Puis passe dire un petit bonjour à Russel dans son petit fast food proche du take out.
Un mec rigolo.
A Toronto, il y a un top musée sur les peuples otoctone qui vos le detour. c'est tout l'histoire du canoe.
Sur Montréal, faut aller dans le quartier du "village" un truc in et mega fête assuré.Rue Ste catherine.
Puis si vous avez le temps le detour pour mater le baleines à tadoussak vos le detour!
Si tu vas au Quebec mec. vas falloir que tu passe faire un tour vers le lac st Jean et faire la Mistassibi. INCONTOURNABLE.
Puis passe dire un petit bonjour à Russel dans son petit fast food proche du take out.
Un mec rigolo.
A Toronto, il y a un top musée sur les peuples otoctone qui vos le detour. c'est tout l'histoire du canoe.
Sur Montréal, faut aller dans le quartier du "village" un truc in et mega fête assuré.Rue Ste catherine.
Puis si vous avez le temps le detour pour mater le baleines à tadoussak vos le detour!
- MaC fLy
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Re: Voyage au Canada
Oui on cherche à se faire une petite virée en K-mer avec les baleines, mais il nous manquait une ville où chercher, merci !
Robin qui veut se refaire la pub Powerade
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Re: Voyage au Canada
Pour les baleines, allez camper au "Paradis Marin" vers Bergeronettes (10 Km de Tadoussac). La nuit vous vous ferez bercer par le souffle des baleines qui circulent à 10 mètres de la rive.
- manimal
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Re: Voyage au Canada
Au faite, un petit conseil.
Là bas, le "chat sauvage" comme ils disent( le raton laveur) peut être une véritable chianli en camping. Ils mangent tout!!!
Pour l'anecdote; alors que je dormais dans ma tente depuis à peine 5 minutes, les ratons n'ont pas hesités à déchirer ma tente pour venir choper la bouf qui était à côté de moi!
J'me suis battu à coup de pieds enfermés dans le duvet...
Un grand souvenir du Québec.
La faune du Québec est fantastique mec.
N'hésite pas à te lever au aurore pour aller voir ce qui passe en fôret. ca vaut vraiment le coup!
C'est mes plus beau footings du matin.
Là bas, le "chat sauvage" comme ils disent( le raton laveur) peut être une véritable chianli en camping. Ils mangent tout!!!
Pour l'anecdote; alors que je dormais dans ma tente depuis à peine 5 minutes, les ratons n'ont pas hesités à déchirer ma tente pour venir choper la bouf qui était à côté de moi!
J'me suis battu à coup de pieds enfermés dans le duvet...
Un grand souvenir du Québec.
La faune du Québec est fantastique mec.
N'hésite pas à te lever au aurore pour aller voir ce qui passe en fôret. ca vaut vraiment le coup!
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- MaC fLy
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Re: Voyage au Canada
Bah dans ce cas on mangera les ratons
ça a l'air vraiment chouette tout ça !
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Re: Voyage au Canada
sinon, y'a cette video pour apprendre le vocabulaire.
Le coup de "prendre un sapin dans dans le sens inverse des aiguilles" elle est quand meme pas mal....
Le coup de "prendre un sapin dans dans le sens inverse des aiguilles" elle est quand meme pas mal....
-
tartine
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Re: Voyage au Canada
Les descriptions des rivières sont très bien faites par M. Villecourt. J'ai passé un an là bas, les rivières sont effectivement magnifiques et se naviguent souvent toutes l'années (excepté les creeks, bien sûr).
A faire en été : les rapides de Lachine et Habitat 67, dans Montréal; la rivière Rouge; la Gatineau; l'Ottawa, la Jacques Cartier. Là, tu as les vraiment incontournable.
Pour la voiture, y'aura pas vraiment de différence de prix... Faut compter 1000€ par mois, c'est un budget, mais il faut l'assumer! Ce qui coûte cher dans ce budget est souvent les assurances, le deuxième conducteur, etc. enfin bref, les "options". Le mieux est de ne choisir qu'un conducteur, en en prenant soin : le faire se reposer, etc. (je suis sérieux). Pour les assurances, un moyen de diminuer/annuler le coût peut être de payer via une carte Gold/Premier. A 12€ la carte par mois versus 10€ par jour d'assurance, on s'y retrouve vite, surtout sur un mois...
Pour les logements, attention au camping, le camping sauvage est, me semble-t-il, pas autorisé. Avoir un appartement dans montréal l'été est un must, mais pareil, c'est un budget. Là encore, il faut compter je pense environ 1000€/$ pour un truc correct pas trop mal placé. Il y a possibilité d'avoir moins cher, mais après ça n'est plus le centre ville... Niveau bagnole aussi, il faut faire attention aux stationnements, c'est vite fait de choper des amendes sales.
Tu peux essayer le site quebeckayak pour trouver des infos/des partenaires.
J'ai quasiment la larme à l'oeil à lire tout ça, un an que j'en suis parti, un an où j'étais resté... Ca me manque beaucoup!
Peace,
Tartine
A faire en été : les rapides de Lachine et Habitat 67, dans Montréal; la rivière Rouge; la Gatineau; l'Ottawa, la Jacques Cartier. Là, tu as les vraiment incontournable.
Pour la voiture, y'aura pas vraiment de différence de prix... Faut compter 1000€ par mois, c'est un budget, mais il faut l'assumer! Ce qui coûte cher dans ce budget est souvent les assurances, le deuxième conducteur, etc. enfin bref, les "options". Le mieux est de ne choisir qu'un conducteur, en en prenant soin : le faire se reposer, etc. (je suis sérieux). Pour les assurances, un moyen de diminuer/annuler le coût peut être de payer via une carte Gold/Premier. A 12€ la carte par mois versus 10€ par jour d'assurance, on s'y retrouve vite, surtout sur un mois...
Pour les logements, attention au camping, le camping sauvage est, me semble-t-il, pas autorisé. Avoir un appartement dans montréal l'été est un must, mais pareil, c'est un budget. Là encore, il faut compter je pense environ 1000€/$ pour un truc correct pas trop mal placé. Il y a possibilité d'avoir moins cher, mais après ça n'est plus le centre ville... Niveau bagnole aussi, il faut faire attention aux stationnements, c'est vite fait de choper des amendes sales.
Tu peux essayer le site quebeckayak pour trouver des infos/des partenaires.
J'ai quasiment la larme à l'oeil à lire tout ça, un an que j'en suis parti, un an où j'étais resté... Ca me manque beaucoup!
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Les Roches du Diable
Guidel et Quiberon pour la mer - Contact :
Re: Voyage au Canada
Salut, j ai pas le temps de tout lire mais je suis expat à montreal depuis mars. J ai passé pas mal de fin de semaine sur les rivieres avec ma gagne (rouge, jacque cartier a 500 metre cube, gatineau...). Quelques sites internet pour toi http://www.cckevm.org/ le site du club de montreal, http://www.myosis.ca/tableau.htm les riviere, les debits et tres bon forum. Si tu as des questions clair pose les je peux peut etre y repondre.
- MaC fLy
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Re: Voyage au Canada
Petite relance de sujet, nous avons (presque) tout prévu, il nous manque juste un truc: un logement à Montréal... Est ce que quelqu'un connaitrait des adresses ou des personnes à contacter ? (Si possible au plus près des Rapides de Lachine, quartier de Lassalle, mais toute proposition est bienvenue !)
D'avance merci !!
Robin.
D'avance merci !!
Robin.
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chinois143
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Re: Voyage au Canada
yes on va bouffer du ratonlaveur
ca doit avoir le même gout que le hérisson hein mon cousin?
ca doit avoir le même gout que le hérisson hein mon cousin?
- MaC fLy
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Re: Voyage au Canada
Nous recherchons actuellement une ou deux personnes de plus pour participer à ce voyage. Je rappelle: du 4 août au 4 septembre, voyage axé freestyle, Lachine, Ottawa, Rouge, Gatineau et pourquoi pas K-mer, nous partons de Bordeaux avec Air Transat. Nous cherchons des personnes responsables niveau navigation avec un minimum de bagage technique (nous voulons pas récupérer un nageur tous les 50 mètres), avec de l'humour et de la bonne humeur à revendre ! Voilà hésitez pas à nous contacter: feigne.robin@yahoo.fr ou par Message Perso.
À plus !!
Robin
http://robin-kayak.blogspot.com
À plus !!
Robin
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chinois143
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Re: Voyage au Canada
K-mer doucement coco
un jour à naviguer avec les baleines mais point trop n'en faut!
sinon ca va etre terrible!!!
un jour à naviguer avec les baleines mais point trop n'en faut!
sinon ca va etre terrible!!!
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némou
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Re: Voyage au Canada
pour montréal moi j'avais logé dans l'auberge "chez Jean" près du parc mont royal je sais plus le nom de la rue mais ca doit ce trouvé sur le net.... je payais 20 dollars par nuit et y proposait le petit dej avec ( nickel avant d'allez naviguer)
au final c'est un peu cher mais tu rencontre plein de monde donc si c'est pour quelques jours ca vaut vraiment le coup
bon voyage
au final c'est un peu cher mais tu rencontre plein de monde donc si c'est pour quelques jours ca vaut vraiment le coup
bon voyage
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kokiplouf
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Re: Voyage au Canada
vous y allez quand ?
- -ben-
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anciennement Project 52, dominatrix 44, chronic, h2zone, banjo (C1 sla) et ranger (K1 sla caiman) - département : 14
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- Rivière(s) sur laquelle je peux donner des infos : .
normandie:
dives Orne, Rouvre, vire, sarthe et les spots cachés de freestyle normands!
Pyrénées fr/esp:
pallaressa, aude, Rio Ara, Rio Forcos, Gave de St Engrace (haut et bas), rio Veral
alpes:
durance, guisane, , Gyr ,ubaye, isère
massif central:
vézère (haute et basse), auvézere, Ruisseau du Loubanère, Rhue, Santoire, Véronne, Marilhou
cevennes:
Haut Tarn, Dourbie, Bès, Lot, gluyère, haute dunière, le Gourdouze, le Luech
et ailleurs:
cure, bassin de cergy-pontoise, cesson cevigné stade d'eaux vives de Huninge (68),
Lachines (montréal), bus eater-ottawa, gattineau river - Contact :
Re: Voyage au Canada
pour mon frère est moi on sera sur place du 7 au 20 juin si sa dit du monde 
- -ben-
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Re: Voyage au Canada
quelqu'un aurait un lien pour les niveaux d'eau sur la gattineau, l'ottawa, la rouge? et savoir avec quel niveau les spots marchent?!
Merci d'avance,
Ben
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Merci d'avance,
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tartine
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Re: Voyage au Canada
Je sais qu'il y a un site qui recense les niveaux d'eau des différentes rivières canadiennes et affichent leur navigabilité, mais je ne me souviens plus du nom... Poste un message sur le site quebeckayak.qc.ca et/ou fais quelques recherches sur google, tu devrais vite tomber dessus.
- Tibo
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Re: Voyage au Canada
Salut,
C'est le moment d'être au Canada, Mini Bus et Haute Tension fonctionnent !
La preuve en image :


Source photo : http://benlecointe.blogspot.com/
Plus de photos ici : http://www.facebook.com/album.php?aid=2 ... 162&ref=mf
Et ce n'est que notre première journée !
C'est le moment d'être au Canada, Mini Bus et Haute Tension fonctionnent !
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Et ce n'est que notre première journée !
- MaC fLy
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Re: Voyage au Canada
ouuuuuh Bijou ! En espérant que ça soit le même niveau en août, pissez dans la rivière !
- Tibo
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Re: Voyage au Canada
Ca va être compliqué pour vous de trouver Bussy fin août, les niveaux sont à la limite basse...
A moins que ce soit le déluge juste avant que vous arriviez...
A moins que ce soit le déluge juste avant que vous arriviez...
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tartine
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Re: Voyage au Canada
Sur les limites basses des niveaux de l'ottawa, y'a Garburator qui marche, c'est pas mal non plus :=)
On s'y retrouve cet été!
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- jib
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Re: Voyage au Canada
Le site dont tu parle Tartine est http://www.myosis.ca.
En tous cas y'en a qui ont de la chance ici...
Amusez vous bien là bas, et cassez tous de la vague pour moi !
En tous cas y'en a qui ont de la chance ici...
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- -ben-
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Re: Voyage au Canada
Un peut de news, lachine hier et aujourhui et se week end haute tension!
Dur la vie Québecoise...
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