Choisir une intensité de travail

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River knight
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Message par River knight »

Voilà, je me demande simplement comment vous gérez votre intensité sur une séance. En gros savoir si sur une i2 vous êtes bien à l'intensité souhaitée histoire d'obtenir les effets souhaités.

Utilisez-vous des vitesses de référence (je ne pense => méthode peu applicable au slalom) ou un cardiofréquencemètre ?
Si vous utilisez un cardio comment choisissez-vous vos fréquences cibles :
* Est-ce que, pour connaitre votre fréquence cardiaque maximale et travailler à un pourcentage de celle-ci, vous utilisez la méthode d'Astrand (220-âge x %) ou la méthode de Karnoven ([Fcmax-Fcrepos]x%+Fcrepos) ou un test de terrain ?
* Utilisez-vous des pourcentages théoriques ou individualisez-vous les "zones cibles" : utilisation de tests en bateau pour définir une PMA (puissance maximale aérobie = V02max = intensité que l'on est capable de tenir entre 4 et 6 minutes) et/ou un seuil d'accumulation des lactates sanguins (SALS, c'est ce qu'on appel la zone de transition aérobie-anaérobie).

Ou simplement vous y allez "à la sensation"?

Je lance ce sujet pour savoir un peu ce qui se fait par-ci par-là, c'est peut-être un peu lourd de poser pleins de questions mais je me suis dit que ce serait peut-être plus clair comme ça.
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yannbzh2
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Message par yannbzh2 »

Pour répondre personnellement j'y vais à la sensation. Pourquoi? Car la FC ou le calcul d'un % de FC max (je préfère le second Karvonen) donne une zone dans laquelle le lundi on se balade et le mercredi on en chie... La bonne formule serait sans doute un croisement entre le taux de lactates (peu commode) et la FC.
Dans mon esprit les I1,I2... I6 sont caractérisés par des sensations et des repères importants :
I6 vitesse max de 2 coups de pagaies à 8 secondes
I5 séance lactique pure (avec l'envie de vomir à la fin de la série)
I4 PMA (puissance maximale aérobie) l'objectif est d'atteindre FC max ou le plus prêt possible, le plus longtemps possible.
I3 seuil d'accumulation des lactales (vitesse de la course de descente, on est le plus vite possible sans être dans le rouge)
I2 aérobie de bon niveau, on transpire, mais on peut encore échnager quelques mots.
I1 seuil aérobie si on va moins vite ça sert à rien. Allure marathon, course au long cours

C'est intensité sont en slalom très difficile à tenir dans les portes. Les séances peuvent devenir des I2-I1 c'est à dire I2 dans les portes et I1 quand on remonte sur le plat de l'arrivée au départ. En général passer des portes en particulier des stops perturbe énormément les intensités (contraintes fortes, cassure du rythme, tensions musculaires isométriques...) C'est difficultés sont encore augmenter en équipage.
sylvain
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Message par sylvain »

quote:Posté par yannbzh2

I4 PMA (puissance maximale aérobie) l'objectif est d'atteindre FC max ou le plus prêt possible, le plus longtemps possible.
I3 seuil d'accumulation des lactales (vitesse de la course de descente, on est le plus vite possible sans être dans le rouge)
I2 aérobie de bon niveau, on transpire, mais on peut encore échanger quelques mots.
I1 seuil aérobie si on va moins vite ça sert à rien. Allure marathon, course au long cours


Ah ben ces dénominations sont sujettes à interprétation? Dans les docs dont je dispose, I4 est l'allure de course (intensité batarde d'un point de vue physio), I3 correpondrait à ce qu'on appelait puissance aérobie avant, et I2 c'est le travail au seuil et entre les seuils. Quand à I1 et allure marathon, tu parles de quel marathon? Je pense que quelque soit la discipline, sur de telles épreuves d'endurance on est beaucoup plus proche du seuil anaérobie que de la I1.

Sinon pour répondre a la question, en I2 je me fie aux sensations et à certains repères précis:

1- le degré d'essoufflement, un repère individuel, c'est une expiration tous les 2 coups de pagaies. Au delà à une expiration par coup de pagaie c'est I3. C'es très scientifique tout ça!
2- Les senations dans les muscles, est-ce que ça commence à brûler ou pas. Si oui, ben c'est qu'on va trop vite. Ca aussi c'est très scientifique.
3- la fréquence de coup de pagaie (en lignes droites et sur le plat évidemment) avec l'expérience je sais qu'à une cadence précise coorrepondent les critères 1 et 2 précités.

Je n'ai jamais de cardio en slalom, mais j'utilise beaucoup en ski de fond par exemple.
sylvain
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Message par sylvain »

quote:Posté par River knight
Utilisez-vous des vitesses de référence (je ne pense => méthode peu applicable au slalom) ou un cardiofréquencemètre ?
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* Est-ce que, pour connaitre votre fréquence cardiaque maximale et travailler à un pourcentage de celle-ci, vous utilisez la méthode d'Astrand (220-âge x %) ou la méthode de Karnoven ([Fcmax-Fcrepos]x%+Fcrepos) ou un test de terrain ?

.....

Ou simplement vous y allez "à la sensation"?


La définition du seuil anaérobie, y'a une une bonne douzaine si ce n'est plus. Certaines sont basées sur les lactates sanguins, d'autres sur le quotieint respiratoire (plus trop à la mode je crois)... Une définition récente et qui est très parlante est de considérer le seuil anaérobie comme étant la vitesse (ou l'intensité ) maximale de non accumulation d'acide lactique. C'est à dire qu'on crée autant d'acide lactique qu'on est capable de réutiliser.

Chaque entraînement est un test de terrain. Par exemple tu pars du principe que tu veux aller le plus vite possible sans que ta vitesse ne décroit en progressant vers la fin de l'exercice (voir définition précédente) par exemple sur une répétition de 10 minutes. Tu trace un parcours aéré que tu réalises en boucle. Tu comptes tes coups de pagaies, tu observe comment tu respires, ce qui se passe dans les bras et important tu prends des temps à chaque tour. Si les sensations sont OK et tes temps réguliers c'est gagné. Ensuite une fois que tu as tes propres repères fini les misérable 3 * 10 minutes tu peux faire des I2 avec des répétions de 2 minutes sans aller taper dans le rouge (ça c'est très facile...).

Voilà c'était ma modeste contribution

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yannbzh2
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Message par yannbzh2 »

c'est vrai que pour la I1 je suis pas clair mais bon c'est pour moi le seuil aérobie l'intensité minimale pour laquelle on trouve des modifications physiologiques significatives
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yannbzh2
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Message par yannbzh2 »

d'autre part intensité de course c'est difficilement définissable. SUr une N1 mon équipier était monté à 207bpm avec un plateau de presque 60 secondes vers 200bpm je crois.
Moi même j'ai fait un plateau de 5min à 195bpm sur un test de 7min
et parfois on doit difficilement passr 180 bpm sur une manche...
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