"Culture Kayak" devenu une référence scientifique
Modérateur : Vincent
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Patrice
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Nous sommes assez contents, et un peu fiers, Roux et moi d'avoir vu Culture Kayak dans la liste des livres de référence cités par la revue de la très sérieuse Société d'Ethnologie française.
Le dernier numéro (octobre 2006) de cette revue est consacré aux sports à risque. Et, à côté de l'alpinisme, du base-jump, de la plongée, etc, le kayak de haute rivière fait l'objet d'une étude dont le cadre est la descente des Ex-infrans de l'Ubaye.
Sous-titrant sa publication "pratiques individuelles et engagements partagés", Antoine Marsac (kayakiste lui-même), du laboratoire "Sport et culture" de Paris X, décrit l'enchaînement des actions individuelles et collectives qui, au long de la descente, permettent de gérer le risque.
Il fait apparaître que la gestion des risques et l'appréhension des dangers se recoupent selon deux impératifs majeurs : favoriser le franchissement des rapides par les plus timorés et recadrer les preneurs de risque isolé.
Plus loin : L'équipe de haute rivière, par l'organisation de sa sécurité, disqualifie les comportements dangereux pour marquer de façon claire la frontière entre groupe et individu.
Culture Kayak ne dit pas autre chose, même s'il le dit autrement ou en creux.
Et il montre l'apport du regard scientifique sur l'analyse de la pratique : Ce que le sens commun véhicule en définitive à travers l'extrême, c'est la dimension purement individuelle de l'exploit qui consiste à franchir des rapides. Pourtant, nos observations montrent que la logique de l'activité de haute rivière repose à la fois sur une acceptation collective du risque, des décisions prises en groupe et un rejet des initiatives personnelles. L'ethnographie met ainsi en lumière les interactions sous-jacentes à l'œuvre, là où les représentations ordinaires se focalisent sur la seule hauteur de la chute franchie.
Le kayak fait rarement l'objet d'études scientifiques, nous n'avons donc pas trop l'habitude de ce regard extérieur et d'en nourrir une réflexion à usage interne. Mais ici, cette description du groupe, est-ce une définition transposable au "kayak" dans sa globalité ou valable seulement pour la "haute rivière" ?
Le dernier numéro (octobre 2006) de cette revue est consacré aux sports à risque. Et, à côté de l'alpinisme, du base-jump, de la plongée, etc, le kayak de haute rivière fait l'objet d'une étude dont le cadre est la descente des Ex-infrans de l'Ubaye.
Sous-titrant sa publication "pratiques individuelles et engagements partagés", Antoine Marsac (kayakiste lui-même), du laboratoire "Sport et culture" de Paris X, décrit l'enchaînement des actions individuelles et collectives qui, au long de la descente, permettent de gérer le risque.
Il fait apparaître que la gestion des risques et l'appréhension des dangers se recoupent selon deux impératifs majeurs : favoriser le franchissement des rapides par les plus timorés et recadrer les preneurs de risque isolé.
Plus loin : L'équipe de haute rivière, par l'organisation de sa sécurité, disqualifie les comportements dangereux pour marquer de façon claire la frontière entre groupe et individu.
Culture Kayak ne dit pas autre chose, même s'il le dit autrement ou en creux.
Et il montre l'apport du regard scientifique sur l'analyse de la pratique : Ce que le sens commun véhicule en définitive à travers l'extrême, c'est la dimension purement individuelle de l'exploit qui consiste à franchir des rapides. Pourtant, nos observations montrent que la logique de l'activité de haute rivière repose à la fois sur une acceptation collective du risque, des décisions prises en groupe et un rejet des initiatives personnelles. L'ethnographie met ainsi en lumière les interactions sous-jacentes à l'œuvre, là où les représentations ordinaires se focalisent sur la seule hauteur de la chute franchie.
Le kayak fait rarement l'objet d'études scientifiques, nous n'avons donc pas trop l'habitude de ce regard extérieur et d'en nourrir une réflexion à usage interne. Mais ici, cette description du groupe, est-ce une définition transposable au "kayak" dans sa globalité ou valable seulement pour la "haute rivière" ?
- Fredo_07
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je pense qu'elle est transposable, tout du moins pour la pratique en rivière.
il suffit simplement de voir les réactions présentent lors d'une sortie club avec des jeunes ( ou des adultes d'ailleurs ) qui font un parcours ou un niveau de rivière qu'ils n'ont pas l'habitude de faire. il suffit de remplacer le terme "haute rivière" par parcours d'un niveau de difficulté inhabituel.
ce que je veux dire par là, c'est que pour un débutant, de la classe 3 peut être considéré par lui même comme de la haute rivière !
il suffit simplement de voir les réactions présentent lors d'une sortie club avec des jeunes ( ou des adultes d'ailleurs ) qui font un parcours ou un niveau de rivière qu'ils n'ont pas l'habitude de faire. il suffit de remplacer le terme "haute rivière" par parcours d'un niveau de difficulté inhabituel.
ce que je veux dire par là, c'est que pour un débutant, de la classe 3 peut être considéré par lui même comme de la haute rivière !
- Gafi Le Fantôme
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le kayak de haute-rivière est un des rare sport "extrême" dans lequel l'exploit d'une navigation en solitaire ne sera jamais montré en exemple et même plutôt montré du doigts, mais il faut savoir resté objectif. Quand on navigue seul, c'est plus par manque de pot (pas de potes dispo ce jour-là) et on évite de faire le truc que même avec les copains on se chie dessus (règle du 1 cran de difficulté en dessous de ces capacités). De ce point de vue, le kayak de haute-rivière est à l'opposé de autres branches extrême de l'alpinisme, de la voile, de l'escalade, des expéditions polaires, du kayak de mer (voir traversée de l'atlantique, peut-être l'exception dans le kayak) ... où là l'exploit de l'extrême en solitaire est recherché et montré en exemple.
Comme disait Raph une fois : "Le kayak est le seul sport individuel d'équipe"
Je pense que si ce comportement du petit monde de notre sport existe en Haute-rivière, c'est parce son développement ce fait dès l'école de pagaie.
Comme disait Raph une fois : "Le kayak est le seul sport individuel d'équipe"
Je pense que si ce comportement du petit monde de notre sport existe en Haute-rivière, c'est parce son développement ce fait dès l'école de pagaie.
- SERGEÏ
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En Haute-rivière il y a une part d'engagement personnel et une part d'engagement du collectif. On est tous dans le même merdier surtout sur un parcours engorgé. Sur un gros passage, qu'on se sent et que le reste du groupe portera, on le passera seulement si les autres n'objectent pas de refus car parfois c'est le gar en sécu qui prend cher. Et puis on tiens à garder ces potes (preservation du groupe) car en effet :
quote:Certainement une des facettes du kayak qui me plaît et me pousse à retrouver les Autres chaque week-end !comme disait PP sur le sujet "Former un bon kayakiste = compétition ?"
quote:... blablabla... Discuter c'est ... blablabla ..., mais naviguer entre amis, c'est vraiment mieux ! qu'on ait fait de la compétition ou pas. Il existe des émotions possibles qu'en groupe (au moins 2 personnes). C'est comme l'amour, il faut des complices (on peut même faire ça à plus de 2 [:0]). Dans les contres on peut discuter ce qui n'est pas donné dans tous les sports. Le regard ou le petit "yahoo" d'un enchainement technique réalisé à tour de rôle (chicane, chercher le petit contre, ...), le plaisir des courses poursuites slalomées ou d'enchaîner à fond (comme en descente ou en HR sur des rivières type Gyr ou Varrados). ça peut être aussi des émotions de groupe sur le long terme, comme constater une progression technique en slalom ou rivière ou ... bon je m'emporte et je digresse.
quote:Certainement une des facettes du kayak qui me plaît et me pousse à retrouver les Autres chaque week-end !comme disait PP sur le sujet "Former un bon kayakiste = compétition ?"
quote:... blablabla... Discuter c'est ... blablabla ..., mais naviguer entre amis, c'est vraiment mieux ! qu'on ait fait de la compétition ou pas. Il existe des émotions possibles qu'en groupe (au moins 2 personnes). C'est comme l'amour, il faut des complices (on peut même faire ça à plus de 2 [:0]). Dans les contres on peut discuter ce qui n'est pas donné dans tous les sports. Le regard ou le petit "yahoo" d'un enchainement technique réalisé à tour de rôle (chicane, chercher le petit contre, ...), le plaisir des courses poursuites slalomées ou d'enchaîner à fond (comme en descente ou en HR sur des rivières type Gyr ou Varrados). ça peut être aussi des émotions de groupe sur le long terme, comme constater une progression technique en slalom ou rivière ou ... bon je m'emporte et je digresse.
- Gilles08
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quote:Posté par Patrice
favoriser le franchissement des rapides par les plus timorés et recadrer les preneurs de risque isolés
Le nivellement du niveau du groupe vers le milieu !
Ce qui fait qu'on se soude autant en rivière !
Ce qui fait que la navig est avant tout une histoire de potes !!!
Et comme le disait je ne sais qui (peut-être moi...) :
"Toi, je t'aime fort depuis que j'ai été au bout de ta corde !"
favoriser le franchissement des rapides par les plus timorés et recadrer les preneurs de risque isolés
Le nivellement du niveau du groupe vers le milieu !
Ce qui fait qu'on se soude autant en rivière !
Ce qui fait que la navig est avant tout une histoire de potes !!!
Et comme le disait je ne sais qui (peut-être moi...) :
"Toi, je t'aime fort depuis que j'ai été au bout de ta corde !"
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Patrice
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Vous avez raison de placer la solidarité intergroupe en fondement de la navigation en rivière puisque c'est vrai, et ce doit être assez rassurant, pour les scientifiques, de voir que les intéressés corroborent leurs analyses.
Ce qui m'étonne un peu plus (je fais le naïf) c'est que le discours généralement véhiculé par ces mêmes intéressés n'aille pas dans le même sens.
Je m'explique. On entend — c'est répété à longueur de journée — que le rugby est un sport de "valeurs", de "solidarité", de "respect mutuel", etc, alors qu'ils ne se foutent pas moins sur la gueule (dedans et dehors du terrain, supporters compris) que les handballeurs ou les basketteurs.
De même, on entend les kayakistes revendiquer une filiation de "sports de glisse", alors que ces sports ont une tendance "jouisseur individualiste" plutôt marquée qui est antinomique de la nature même du ck de rivière telle que vous le vivez et la décrivez.
Ce décalage se comprend pour le rugby qui y gagne une image et une audience en béton. Il se comprendrait chez nous si le résultat était similaire (au moins comparativement).
Mais il me semble au contraire que le CK peine un peu à se faire admettre dans cette famille des sports de glisse et à en tirer quelque avantage. Non ?
Ce qui m'étonne un peu plus (je fais le naïf) c'est que le discours généralement véhiculé par ces mêmes intéressés n'aille pas dans le même sens.
Je m'explique. On entend — c'est répété à longueur de journée — que le rugby est un sport de "valeurs", de "solidarité", de "respect mutuel", etc, alors qu'ils ne se foutent pas moins sur la gueule (dedans et dehors du terrain, supporters compris) que les handballeurs ou les basketteurs.
De même, on entend les kayakistes revendiquer une filiation de "sports de glisse", alors que ces sports ont une tendance "jouisseur individualiste" plutôt marquée qui est antinomique de la nature même du ck de rivière telle que vous le vivez et la décrivez.
Ce décalage se comprend pour le rugby qui y gagne une image et une audience en béton. Il se comprendrait chez nous si le résultat était similaire (au moins comparativement).
Mais il me semble au contraire que le CK peine un peu à se faire admettre dans cette famille des sports de glisse et à en tirer quelque avantage. Non ?
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marioune
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Eh bien je vais essayer de me procurer rapidement cette fameuse revue d'ethnologie française, car elle m'apportera certainement quelques éléments pour nourrir ma pauvre réflexion sur mes pratiques sportives...
En tous cas, pour ma part, je sais que ce que j'apprécie dans le kayak, c'est en effet ce côté collectif, et surtout la solidarité qui se noue dans le groupe des copains avec qui on navigue, et comme vous le dites tous pas seulement qu'en haute rivière (perso ce serait plutôt en classe 3 !). Il me semble que c'est la même chose en plongée (à laquelle je me suis mise aussi) : le danger potentiel de l'activité fait qu'on est obligé d'être solidaire, car quelque part notre vie tiendra à un moment ou à un autre au bon vouloir des autres...Enfin tout ça nous ramène justement à des valeurs qui me paraissent bien absentes de notre monde quotidien actuel, du "moi d'abord" en vigueur dans notre société et ça, ça fait rudement du bien.
En tous cas, pour ma part, je sais que ce que j'apprécie dans le kayak, c'est en effet ce côté collectif, et surtout la solidarité qui se noue dans le groupe des copains avec qui on navigue, et comme vous le dites tous pas seulement qu'en haute rivière (perso ce serait plutôt en classe 3 !). Il me semble que c'est la même chose en plongée (à laquelle je me suis mise aussi) : le danger potentiel de l'activité fait qu'on est obligé d'être solidaire, car quelque part notre vie tiendra à un moment ou à un autre au bon vouloir des autres...Enfin tout ça nous ramène justement à des valeurs qui me paraissent bien absentes de notre monde quotidien actuel, du "moi d'abord" en vigueur dans notre société et ça, ça fait rudement du bien.
- juljul
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quote:Posté par Patrice
Mais il me semble au contraire que le CK peine un peu à se faire admettre dans cette famille des sports de glisse et à en tirer quelque avantage. Non ?
qui est ce qui avait parlé, une fois à la télé de cette image du kayak en France "qui colle aux pataugas" ? ça résume bien l'image que renvoit le "canoë-kayak", celui qui est pratiqué sur l'ardèche. L'été, 99% des gens qui on déja fait du "canoë-kayak" ont fait une descente sur l'Ardèche, avec tout ce que ça implique derrière : du monde partout, pas ou peu d'explications sur la descente. Du coup, il y'a à mon sens une opposition entre le sport de masse et la difficulté exagérée des rapides (le Charlemagne pour quelqu'un qui n'a j'amais pagayé et à qui on a rien expliqué, c'est le Colorado.
A partir de là, pas étonnant qu'il y ait une image qui ne colle pas aux sports de glisse. Par contre, dès qu'il ya des images de Hawaï, ça change tout.
Et aussi, Sergei a raison, comme pour le sport collectif individuel... on est tous ensemble entre les rapides, sur les recos, par contre, dans le vif du sujet, on est seul au monde. J'ai parfois des moments de solitude, alors qu'il y a des gens partout...
Mais il me semble au contraire que le CK peine un peu à se faire admettre dans cette famille des sports de glisse et à en tirer quelque avantage. Non ?
qui est ce qui avait parlé, une fois à la télé de cette image du kayak en France "qui colle aux pataugas" ? ça résume bien l'image que renvoit le "canoë-kayak", celui qui est pratiqué sur l'ardèche. L'été, 99% des gens qui on déja fait du "canoë-kayak" ont fait une descente sur l'Ardèche, avec tout ce que ça implique derrière : du monde partout, pas ou peu d'explications sur la descente. Du coup, il y'a à mon sens une opposition entre le sport de masse et la difficulté exagérée des rapides (le Charlemagne pour quelqu'un qui n'a j'amais pagayé et à qui on a rien expliqué, c'est le Colorado.
A partir de là, pas étonnant qu'il y ait une image qui ne colle pas aux sports de glisse. Par contre, dès qu'il ya des images de Hawaï, ça change tout.
Et aussi, Sergei a raison, comme pour le sport collectif individuel... on est tous ensemble entre les rapides, sur les recos, par contre, dans le vif du sujet, on est seul au monde. J'ai parfois des moments de solitude, alors qu'il y a des gens partout...
- SERGEÏ
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Je pense que le Rugby exagère sur ce type de valeur, de manière à se démarquer, à séduire. Pourquoi pas ? On ne peut pas leur reprocher de défendre leur paroisse. Le Rugby n'est pas enseigné dans un cadre scolaire, donc faut insister sur ces valeurs, c'est montrer aux parents que leurs gosses vont rentrer dans une "bonne école de la vie" s'ils s'inscrivent dans un club . Là où je suis, les parents sont étonné de voir l'activité Canoë-kayak proposé à l'UNSS et pas le Rugby.
quote:De même, on entend les kayakistes revendiquer une filiation de "sports de glisse", alors que ces sports ont une tendance "jouisseur individualiste" plutôt marquée qui est antinomique de la nature même du ck de rivière telle que vous le vivez et la décrivez.
...
Mais il me semble au contraire que le CK peine un peu à se faire admettre dans cette famille des sports de glisse et à en tirer quelque avantage. Non ?Découvrir le kayak n'est pas un problème, et on oublie souvent le rôle non négligeable des boites de raft, indépendants, et autres. Ensuite, pour progresser en CK, ce n'est pas facile si on ne s'inscrit pas dans un club. Alors forcément on fini par s'impregner du tissu associatif avec ses qualités et ses défauts. Par la suite, qu'on soit dans un club ou non (parmis nous il y a des anti-FD ou qui s'en batte les couilles), on n'a pas envie de naviguer seul dans son coin et on s'intègre dans un collectif. Le CK vis à vis des autres sports de glisse, "fais" pas assez Fun et libertaire et donne l'image d'une "vieille école" où les anciens cotoient les plus petits, tant mieux.
Les sports de glisse sur neige me sont totalement étrangers, pourtant je constate qu'il y a moyen d'obtenir rapidement un niveau de base, mais c'est dur dur de casser sa tirelire pour le slalom, la descente, la rivière, le rodeo-old-school, ... les apéros. C'est cool, le CK est un des rares sports dans lequel on propose (et incite) à être pluridisciplinaire.
quote:De même, on entend les kayakistes revendiquer une filiation de "sports de glisse", alors que ces sports ont une tendance "jouisseur individualiste" plutôt marquée qui est antinomique de la nature même du ck de rivière telle que vous le vivez et la décrivez.
...
Mais il me semble au contraire que le CK peine un peu à se faire admettre dans cette famille des sports de glisse et à en tirer quelque avantage. Non ?Découvrir le kayak n'est pas un problème, et on oublie souvent le rôle non négligeable des boites de raft, indépendants, et autres. Ensuite, pour progresser en CK, ce n'est pas facile si on ne s'inscrit pas dans un club. Alors forcément on fini par s'impregner du tissu associatif avec ses qualités et ses défauts. Par la suite, qu'on soit dans un club ou non (parmis nous il y a des anti-FD ou qui s'en batte les couilles), on n'a pas envie de naviguer seul dans son coin et on s'intègre dans un collectif. Le CK vis à vis des autres sports de glisse, "fais" pas assez Fun et libertaire et donne l'image d'une "vieille école" où les anciens cotoient les plus petits, tant mieux.
Les sports de glisse sur neige me sont totalement étrangers, pourtant je constate qu'il y a moyen d'obtenir rapidement un niveau de base, mais c'est dur dur de casser sa tirelire pour le slalom, la descente, la rivière, le rodeo-old-school, ... les apéros. C'est cool, le CK est un des rares sports dans lequel on propose (et incite) à être pluridisciplinaire.
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marioune
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quote:Posté par Vincent
marrant j'aurais plus pensé que Steph et ses acolytes allaient susciter une analyse de psychologues voire de psychiatres, plutôt que d'ethnologues:)
bon ok je sors

C'est sûr, ça aurait pu être rigolo. Hélas, c'est pas le livre qui est l'objet de l'étude, ne rêvons pas. C'est juste un curieux sport de batraciens qu'on appelle le kayak de haute rivière.
Tiens, à propos de comparaison, en lisant l'article dans cette revue, je me suis souvenu d'un livre paru il y une dizaine d'années ("Histoires d'eau" de Louisette Gouverne, ed. Calmann-Levy 1994) et qui dit à propos de la Drôme :
Sur cette rivière déstructurée, les appétits des irrigants ont continué à saigner la nappe. Et les tollés des écologistes se sont nourris d'autres récriminations quand la DDA a présenté son projet de barrage en amont, sur le Bez, dans le Diois. Les paysans de l'amont, fiers de leur Clairette, n'ont pas admis que leurs bonnes terres soient inondées pour irriguer l'aval et favoriser un éventuel développement touristique grâce à une retenue qui aurait de toute façon été pratiquement à sec en été. Il n'y a guère que les promoteurs des sports d'eau vive pour regretter les lâchers d'eau qui, en été, auraient comblé les amateurs de raft et de canoë-kayak jusqu'à la fin du mois d'août.
Si Culture Kayak avait été publié, je lui en aurais envoyé un exemplaire à titre pédagogique. Mais on m'aurait sûrement reproché de nuire au développement du CK.
marrant j'aurais plus pensé que Steph et ses acolytes allaient susciter une analyse de psychologues voire de psychiatres, plutôt que d'ethnologues:)
bon ok je sors
C'est sûr, ça aurait pu être rigolo. Hélas, c'est pas le livre qui est l'objet de l'étude, ne rêvons pas. C'est juste un curieux sport de batraciens qu'on appelle le kayak de haute rivière.
Tiens, à propos de comparaison, en lisant l'article dans cette revue, je me suis souvenu d'un livre paru il y une dizaine d'années ("Histoires d'eau" de Louisette Gouverne, ed. Calmann-Levy 1994) et qui dit à propos de la Drôme :
Sur cette rivière déstructurée, les appétits des irrigants ont continué à saigner la nappe. Et les tollés des écologistes se sont nourris d'autres récriminations quand la DDA a présenté son projet de barrage en amont, sur le Bez, dans le Diois. Les paysans de l'amont, fiers de leur Clairette, n'ont pas admis que leurs bonnes terres soient inondées pour irriguer l'aval et favoriser un éventuel développement touristique grâce à une retenue qui aurait de toute façon été pratiquement à sec en été. Il n'y a guère que les promoteurs des sports d'eau vive pour regretter les lâchers d'eau qui, en été, auraient comblé les amateurs de raft et de canoë-kayak jusqu'à la fin du mois d'août.
Si Culture Kayak avait été publié, je lui en aurais envoyé un exemplaire à titre pédagogique. Mais on m'aurait sûrement reproché de nuire au développement du CK.
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marioune
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quote:Posté par raph joss
plutot d'accord avec tous ce qui a été dit, marioune tant que tu y est n'hesite pas à acheté culture kayak en même temp si ce n'est pas déja fait car il est vraiment enorme ce livre. Après tous c'est le sujet de ce topic à l'origine.
Béééé c'est fait depuis longtemps ! il est lu, et relu, et offert à des amis kayakistes...
plutot d'accord avec tous ce qui a été dit, marioune tant que tu y est n'hesite pas à acheté culture kayak en même temp si ce n'est pas déja fait car il est vraiment enorme ce livre. Après tous c'est le sujet de ce topic à l'origine.
Béééé c'est fait depuis longtemps ! il est lu, et relu, et offert à des amis kayakistes...
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Caskaboulons
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- Navigue avec (bateau) : troué...
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- Rivière(s) sur laquelle je peux donner des infos : beaucoup mais contre Chartreuse verte...
Mais en réalité tu as parfaitement raison. Car, figure-toi,je reviens de consultation chez mon psy. Le médecin m'a recommandé une psychothérapie longue pour tenter de soigner une psychose assez virulente dite de "l'hydraulique obsessionnelle". Une sorte d'opposition psycho-pathologique aux projets de micro-centrales de plus en plus répandue chez les amateurs de rivières alpines sauvages (la salle d'attente était comble mais je ne citerais pas les noms...). Le plus dramatique (ou le plus drôle) dans l'histoire c'est qu'il y avait aussi plein de représentants de notre sport qui attendaient mais pour une psychose tous aussi dures plus connue sous le nom de "schizophrénie du kayakiste responsable" ou "complexe oedipien de l'eau-vive" dont les manifestations les plus graves peuvent aller jusqu'à la boulimie de béton. Là encore, je ne citerais aucun nom, secret médical oblige...
...(J'exprime le caractère humoristique de cette savante contribution au débat mais à l'ancienne.;.je ne sais pas comment pomper vos trucs. Psycho et en plus boulet de boulet...)
Bon, je sors moi aussi histoire d'aller me soigner les fesses dans l'eau avant que l'on me demande de descendre le Gyr ou l'Ubaye en VTT.
NB : pardon Patrice pour avoir dévié un tintinet...mais psycho pour psycho...
Bon, je sors moi aussi histoire d'aller me soigner les fesses dans l'eau avant que l'on me demande de descendre le Gyr ou l'Ubaye en VTT.
NB : pardon Patrice pour avoir dévié un tintinet...mais psycho pour psycho...