C'est un stage d'été dans les Alpes italiennes à la frontière autrichienne qui sert de décor au livre. Un groupe d'Anglais (adultes et ados) sont venus se perfectionner en eau vive. A chacun ses motivations, sa progression, à chacun aussi sa façon de se fondre, ou pas, dans le groupe.
La métaphore est classique : la rivière c'est la vie. Mais tout est bien mené, les personnages principaux sont littérairement solides : un passé à découvrir au fil des pages, des doutes, une évolution, bref c'est bien.
Même si l'ambiance n'est pas imposée par la rivière, qui a un rôle passif, le climat est quand même lourd, tendu. Mais ici c'est la confrontation des personnages face à eux-mêmes qui imprime cette tension : pourquoi de tels défis ? a quoi sert un masque social quand on est sur l'eau ?
L'aspect kayak est omniprésent et malgré un bug de traduction sur "la hiloire" et "gilet de flottaison", les néophytes ne seront pas du tout perdus dans l'étrange monde de l'eau vive, pas plus que les fondus ne seront dépaysés : Tim Parks est kayakiste autant que romancier.
"Rapides" de Tim Parks, publié chez Actes Sud.
J'ajouterais bien que c'est dispo chez le Canotier, mais est-ce utile ? .