Réflexion sur une meilleure médiatisation
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quote:Posté par Labeille KOOL
mais surtout son attrait pour le téléspectateur : contrairement à nos courses de slalom , les concurrents s'affrontent directement
Erreur, il n'y a que le mass star, où les concurrents s'affrontent côte à côte, pour les autres épreuves ils partent les uns après les autres. La sauce a pris aussi grâce à la confrontation Poiré-Bjoerndalen, on pourrait faire pareil avec Estanguet-Martikan...
mais surtout son attrait pour le téléspectateur : contrairement à nos courses de slalom , les concurrents s'affrontent directement
Erreur, il n'y a que le mass star, où les concurrents s'affrontent côte à côte, pour les autres épreuves ils partent les uns après les autres. La sauce a pris aussi grâce à la confrontation Poiré-Bjoerndalen, on pourrait faire pareil avec Estanguet-Martikan...
- tryxan
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eurosport c'est pas francesport, alors meme si en france ca parait etre des sports 'exotiques' ca ne l'est peut pas tant que ca en realite au niveau europeen...
mais c'est vrai que la confrontation directe est plus interessante pour le spectateur, sinon c'est juste une histoire de chrono... t'en vois passer 2 ou 3 c'est super, mais apres c'est toujours pareil, alors a moins d'etre specialiste et de pouvoir decrypter les petites differences entre 2 competiteurs c'est pas du tout passionnant !
est ce que du slalom parallele en kayak ca peut ce faire ??? pourquoi pas, en plus y aurait des passages chauds si ca se croise !!! des coup de pagaie
ca c'est du spectacle !
mais c'est vrai que la confrontation directe est plus interessante pour le spectateur, sinon c'est juste une histoire de chrono... t'en vois passer 2 ou 3 c'est super, mais apres c'est toujours pareil, alors a moins d'etre specialiste et de pouvoir decrypter les petites differences entre 2 competiteurs c'est pas du tout passionnant !
est ce que du slalom parallele en kayak ca peut ce faire ??? pourquoi pas, en plus y aurait des passages chauds si ca se croise !!! des coup de pagaie
- eiger1004
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quote:Posté par tryxan
eurosport c'est pas francesport,
Je ne sais pas ce que tu veux dire par Francesport, mais moi, je te parle de Eurosport France qui se trouve sur Canalsat et TPS dans le bouquet à 20€/mois environ et sur la TNT en chaîne payante. Avec évidemment des commentaires en français, une chaîne "normale" française...mais payante....
Pour le spectacle, il faudrait aussi de temps en temps qu'il y ait plus d'esquimautage, car il ne faut pas oublier que le spectateur non pratiquant attend la bonne gamelle en ski et l'accident en F1...
eurosport c'est pas francesport,
Je ne sais pas ce que tu veux dire par Francesport, mais moi, je te parle de Eurosport France qui se trouve sur Canalsat et TPS dans le bouquet à 20€/mois environ et sur la TNT en chaîne payante. Avec évidemment des commentaires en français, une chaîne "normale" française...mais payante....
Pour le spectacle, il faudrait aussi de temps en temps qu'il y ait plus d'esquimautage, car il ne faut pas oublier que le spectateur non pratiquant attend la bonne gamelle en ski et l'accident en F1...
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quote:Posté par eiger1004
quote:Posté par tryxan
eurosport c'est pas francesport,
Pour le spectacle, il faudrait aussi de temps en temps qu'il y ait plus d'esquimautage, car il ne faut pas oublier que le spectateur non pratiquant attend la bonne gamelle en ski et l'accident en F1...
Oui, super! les mecs doivent se fracasser la tête, se peter les tendons, pourquoi pas nager et s'exploser sur les rochers, oui c'est sûr! çà va plaire!!! à deux ou trois couillions et faire peur à tous bons parents . Si tu as d'autres idées comme celles là, évites!!!!
et si çà amuse certain de voir montillet se gauffrer ou Sena prendre un mur et mourir?????
pour l'esquimautage, il suffit de montrer les qualifications en slalom!!!et pas demander à Tony ou martikan de prendre des gauffres.
quote:Posté par tryxan
eurosport c'est pas francesport,
Pour le spectacle, il faudrait aussi de temps en temps qu'il y ait plus d'esquimautage, car il ne faut pas oublier que le spectateur non pratiquant attend la bonne gamelle en ski et l'accident en F1...
Oui, super! les mecs doivent se fracasser la tête, se peter les tendons, pourquoi pas nager et s'exploser sur les rochers, oui c'est sûr! çà va plaire!!! à deux ou trois couillions et faire peur à tous bons parents . Si tu as d'autres idées comme celles là, évites!!!!
et si çà amuse certain de voir montillet se gauffrer ou Sena prendre un mur et mourir?????
pour l'esquimautage, il suffit de montrer les qualifications en slalom!!!et pas demander à Tony ou martikan de prendre des gauffres.
- Labeille KOOL
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Au moins le biathlon a l'air de captiver le téléspectateur sans que les skieurs se tirent dessus ou se jette dans les ravins !
C'est vrai que chaque tir du biathlon a l'avantage de remettre en cause une victoire promise.
On m'empêchera pas de penser que si la descente de Wengen ou de Kitzbühel ont plus d'attrait que celle de Val d'Isère sur l'Oreiller-Killy, c'est parceque sur les unes, on voit des boites ou des passages limites, alors que sur l'autre c'est tellement "plat" que, pour le néophite, il ne voit aucune différence de style entre le premier et le dernier.
De plus, je ne peux pas croire que de voir tourner des voitures en rond à 5 secondes les unes des autres peut intéresser autant de monde, s'il y avait pas une certaine attente.
Le spectateurs "ignorant" est comme ça, il attend qu'il se passe quelque chose qu'il verra et comprendra.
Je précise, puisque ça a l'air d'être utile à Moi51, que c'est pas moi qui ait demandé à Tony d'esquimauter à BSM l'an dernier en demi...
Au moins le biathlon a l'air de captiver le téléspectateur sans que les skieurs se tirent dessus ou se jette dans les ravins !
C'est vrai que chaque tir du biathlon a l'avantage de remettre en cause une victoire promise.
On m'empêchera pas de penser que si la descente de Wengen ou de Kitzbühel ont plus d'attrait que celle de Val d'Isère sur l'Oreiller-Killy, c'est parceque sur les unes, on voit des boites ou des passages limites, alors que sur l'autre c'est tellement "plat" que, pour le néophite, il ne voit aucune différence de style entre le premier et le dernier.
De plus, je ne peux pas croire que de voir tourner des voitures en rond à 5 secondes les unes des autres peut intéresser autant de monde, s'il y avait pas une certaine attente.
Le spectateurs "ignorant" est comme ça, il attend qu'il se passe quelque chose qu'il verra et comprendra.
Je précise, puisque ça a l'air d'être utile à Moi51, que c'est pas moi qui ait demandé à Tony d'esquimauter à BSM l'an dernier en demi...
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il me semble avoir déjà répondu!!! (les qualifications montrent une diférences entre les pratiquant et les nations mais si en plus il faut du sang pour les pinpins , je ne suis pas d'accord que les pinpins nous regarde. 
J'exagère, mais la solutions "DOIT" être ailleur. sinon on peux te mettre à bourg pour faire le spectacle!!!je plaisante évidement.
Point final pour les prises de risques, pour plus de spectaculaire.
J'exagère, mais la solutions "DOIT" être ailleur. sinon on peux te mettre à bourg pour faire le spectacle!!!je plaisante évidement.
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- eiger1004
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j'ai relu un peu tout le sujet et voila ce qu'on peut en conclure selon moi :
pour les chaines nationales et le cable eurosport et companie, les competitions ou evenements diffuses a la tele sont en majorite internationnaux (a l'exception du foot
) donc qu'avons nous a proposer de ce cote ?
4 manches de coupe du monde et un championnat du monde par an, ce qui fait 5 courses, si on y ajoute les europe on arrive a 6.
ce qui veux dire que meme si le kayak etait televisuellement parfait et avec 100% des evenements retransmis on en verrai 6 fois dans l'annee !!!
alors on en veut plus mais est on si loin de ca en realite ?
donc plutot que de vouloir modifier le deroulement des courses ne faudrait il pas simplement en avoir plus ?
ce probleme de mediatisation resemble plus a un probleme de developpement interne du kayak...
pour les chaines nationales et le cable eurosport et companie, les competitions ou evenements diffuses a la tele sont en majorite internationnaux (a l'exception du foot
4 manches de coupe du monde et un championnat du monde par an, ce qui fait 5 courses, si on y ajoute les europe on arrive a 6.
ce qui veux dire que meme si le kayak etait televisuellement parfait et avec 100% des evenements retransmis on en verrai 6 fois dans l'annee !!!
alors on en veut plus mais est on si loin de ca en realite ?
donc plutot que de vouloir modifier le deroulement des courses ne faudrait il pas simplement en avoir plus ?
ce probleme de mediatisation resemble plus a un probleme de developpement interne du kayak...
- eiger1004
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donc plutot que de vouloir modifier le deroulement des courses ne faudrait il pas simplement en avoir plus ?
ce probleme de mediatisation resemble plus a un probleme de developpement interne du kayak...
Je suis d'accord avec toi, c'est pas avec 4 courses de coupe du monde, dont le résultat n'a pas l'air d'intéresser beaucoup de monde (voir ce que j'ai dit plus haut), que les médias vont se mobiliser...
donc plutot que de vouloir modifier le deroulement des courses ne faudrait il pas simplement en avoir plus ?
ce probleme de mediatisation resemble plus a un probleme de developpement interne du kayak...
Je suis d'accord avec toi, c'est pas avec 4 courses de coupe du monde, dont le résultat n'a pas l'air d'intéresser beaucoup de monde (voir ce que j'ai dit plus haut), que les médias vont se mobiliser...
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Patrice
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Désolé, je vais être un peu long.
Comme le sujet est vaste, je voudrais juste faciliter le coup d'œil panoramique (et qui dit panoramique, dit aussi en arrière ; c'est ma marotte, le coup d'œil dans le rétro).
Et si on se demandait non pas comment avoir plus d'images à la télé, mais pourquoi il y en a si peu (ou semble y en avoir si peu).
Je crois en premier lieu qu'on ne peut effectivement pas dissocier médiatisation et économie ; tout simplement parce que les media coûtent cher. Ensuite, qu'on ne peut pas raisonner au singulier.
Au risque de caricaturer disons qu'il y a comme médiatisations possibles : la télé hertzienne (et la presse nationale), la télé câblée ou satellite (et la presse thématique), et internet. Et chacune est indépendante des autres.
On sait que pour avoir des images sur internet, il suffit de pas grand chose. Et on les a déjà. Pas de souci d'argent ni de moyens techniques, ou à peine. D'ailleurs, il n'y a pas d'économie qui y soit liée, les images sont gratuites et il n'y a pas de pub associées. C'est une médiatisation en cercle fermé : les kayakistes ou plus précisément les slalomeurs, les frestyleurs etc se filment et se regardent entre eux.
En chaîne thématique, il y a l'exemple d'Equidia, la chaîne des sports équestres. Elle fonctionne sur l'économie interne des sports équestres : abonnés, courses et annonceurs techniques. C'est aussi un cercle fermé, mais plus grand et plus riche. Les thématiques "sport" me semblent fonctionner de la même façon, peut-être dans un cercle un peu plus vaste vu qu'elles peuvent toucher un public extérieur. L'économie du CK étant ce qu'elle est, réduite à un minimum vital, il n'y a de media thématique CK que la revue CKM et, comme la part du CK dans l'économie du sport est très faible, la présence du CK sur ces réseaux est du même tonneau, réduite.
Et puis il y a la médiatisation grand public. Au niveau national, l'économie du CK est considérée comme négligeable, la présence du CK y est donc exceptionnelle. D'où ce sentiment que le CK n'est pas médiatisé et difficilement médiatisable.
Et pourtant…
Il y a eu deux périodes durant lesquelles la médiatisation en général a bien marché : les années 30 et les années 80. Elle a bien marché, c'est à dire qu'à ces périodes, la presse magazine, le cinéma et la télé (pas en 1930 bien sûr) montrait des images de CK et de sports d'eau vive ; que des gens voyaient ces images et avaient envie de faire du bateau ; que la pub même s'était emparée des images.
Et elles montraient quoi ces images ? Des rivières, la mer, des lacs et des gens qui faisaient du bateau dessus ; tout simplement, des gens ordinaires ; pas de compétitions, ou à peine, ou rarement.
Et quelle était l'économie qui sous-tendait tout ça ? Pas l'économie directe (bateau, etc) ou quasi pas, non, elle était trop faible pour ça. Mais le rêve, celui qui fait vendre des magazines et des espaces pub. Le rêve qui fait que le lecteur ou spectateur s'identifie à ce qu'il voit et transfert ses envies de réussite, de nouveauté.
Dans les années 30 c'était la découverte des loisirs pour tous, le camping en pleine nature. Le canoë était symbole de liberté et de rêve accessible à chacun ou presque, c'était l'exploration et le dépaysement à portée de main. Dans les années 80, deux courants : la haute rivière et le raft ; la haute rivière est allée sur le même chemin que le canoë des années 30, rêve et exploration, mais comme les endroits montrés étaient inaccessibles, c'est le raft qui s'est chargé de mettre l'eau vive à la portée de tous, le canoë continuant tranquillement à promener sur l'eau des millions de rêveurs paisibles, mais en toute discrétion.
Aujourd'hui qu'est-ce qui se passe ?
Il n'y a toujours pas, ou proportionnellement pas plus, d'économie directe qu'avant.
Côté rêve on a la compétition (en fait le slalom depuis que des slalomeurs gagnent), mais avec ce gros frein qu'est la difficile compréhension par le grand public de ces courses contre la montre et soumises à des juges. C'est donc surtout le côté "gagneur de compète" qui fait rêver, pas le CK lui-même.
(Parenthèse spectacle : je ne crois pas que ce soit l'accident qui motive le public en ski de descente ou en F1, mais plutôt le skieur (moyen ?) ou le conducteur (frustré ?) que nous sommes et qui rêve devant tant de maîtrise.)
Pour l'exploration, on repassera. Toutes les rivières ont été descendues, et question exploit, on a tout vu.
Côté pratique : une bonne quinzaine de disciplines de compétition ; vu du grand public : des canoës ouverts et des sit-on-top, et pour qui c'est le jeu avec l'eau qui compte ; mais ce jeu n'est plus vraiment un rêve, c'est plutôt un droit à l'accès à l'eau, comme pour la montagne : on y va sans se poser de questions préalables, pour passer du bon temps.
La pagaie est un moyen, plus un but ; et le CK ressemble aujourd'hui à une grande nébuleuse aux contours flous.
Pas besoin d'être grand sorcier pour deviner que le transfert entre slalom et sit-on-top n'est pas vraiment évident.
Ainsi, je ne suis pas certain que les vacanciers-pagayeurs, qui jouent avec l'eau, aient vraiment le sentiment de faire le même sport que nos champions olympiques ou du monde.
Et puis il y a la mer.
Le rêve (exploration, domination de l'eau, maîtrise technique, etc) véhiculé par le CK d'eau vive n'étant plus accessible ou n'existant plus, il n'a plus de valeur marchande. Et n'est plus médiatisé.
Mais il y a la mer qui va le devenir.
Ce n'est pas d'accès aux réseaux médiatiques ni d'un manque d'images — au pluriel — dont souffre le canoë-kayak, mais d'un problème d'image — au singulier.
Il nous faut redonner une valeur au CK. Une valeur économique brute en unifiant ce qui existe et y est lié comme le tourisme, mais surtout, (parce que c'est notre fond de commerce, pour parler brutalement), lui donner une valeur immatérielle (le fameux "esprit kayak") en reliant ses différentes composantes (il est temps, la mer s'en va déjà, effrayée par les hésitations-reniements des eaux douces).
Définissons mieux la pratique (le CK c'est quoi ?) pour que le rêve puisse s'appuyer, simplifions le discours et facilitons la progression technique pour que le rêve prenne corps, et, alors, on pourra se demander pourquoi on voudrait que le CK soit médiatisé.
Comme le sujet est vaste, je voudrais juste faciliter le coup d'œil panoramique (et qui dit panoramique, dit aussi en arrière ; c'est ma marotte, le coup d'œil dans le rétro).
Et si on se demandait non pas comment avoir plus d'images à la télé, mais pourquoi il y en a si peu (ou semble y en avoir si peu).
Je crois en premier lieu qu'on ne peut effectivement pas dissocier médiatisation et économie ; tout simplement parce que les media coûtent cher. Ensuite, qu'on ne peut pas raisonner au singulier.
Au risque de caricaturer disons qu'il y a comme médiatisations possibles : la télé hertzienne (et la presse nationale), la télé câblée ou satellite (et la presse thématique), et internet. Et chacune est indépendante des autres.
On sait que pour avoir des images sur internet, il suffit de pas grand chose. Et on les a déjà. Pas de souci d'argent ni de moyens techniques, ou à peine. D'ailleurs, il n'y a pas d'économie qui y soit liée, les images sont gratuites et il n'y a pas de pub associées. C'est une médiatisation en cercle fermé : les kayakistes ou plus précisément les slalomeurs, les frestyleurs etc se filment et se regardent entre eux.
En chaîne thématique, il y a l'exemple d'Equidia, la chaîne des sports équestres. Elle fonctionne sur l'économie interne des sports équestres : abonnés, courses et annonceurs techniques. C'est aussi un cercle fermé, mais plus grand et plus riche. Les thématiques "sport" me semblent fonctionner de la même façon, peut-être dans un cercle un peu plus vaste vu qu'elles peuvent toucher un public extérieur. L'économie du CK étant ce qu'elle est, réduite à un minimum vital, il n'y a de media thématique CK que la revue CKM et, comme la part du CK dans l'économie du sport est très faible, la présence du CK sur ces réseaux est du même tonneau, réduite.
Et puis il y a la médiatisation grand public. Au niveau national, l'économie du CK est considérée comme négligeable, la présence du CK y est donc exceptionnelle. D'où ce sentiment que le CK n'est pas médiatisé et difficilement médiatisable.
Et pourtant…
Il y a eu deux périodes durant lesquelles la médiatisation en général a bien marché : les années 30 et les années 80. Elle a bien marché, c'est à dire qu'à ces périodes, la presse magazine, le cinéma et la télé (pas en 1930 bien sûr) montrait des images de CK et de sports d'eau vive ; que des gens voyaient ces images et avaient envie de faire du bateau ; que la pub même s'était emparée des images.
Et elles montraient quoi ces images ? Des rivières, la mer, des lacs et des gens qui faisaient du bateau dessus ; tout simplement, des gens ordinaires ; pas de compétitions, ou à peine, ou rarement.
Et quelle était l'économie qui sous-tendait tout ça ? Pas l'économie directe (bateau, etc) ou quasi pas, non, elle était trop faible pour ça. Mais le rêve, celui qui fait vendre des magazines et des espaces pub. Le rêve qui fait que le lecteur ou spectateur s'identifie à ce qu'il voit et transfert ses envies de réussite, de nouveauté.
Dans les années 30 c'était la découverte des loisirs pour tous, le camping en pleine nature. Le canoë était symbole de liberté et de rêve accessible à chacun ou presque, c'était l'exploration et le dépaysement à portée de main. Dans les années 80, deux courants : la haute rivière et le raft ; la haute rivière est allée sur le même chemin que le canoë des années 30, rêve et exploration, mais comme les endroits montrés étaient inaccessibles, c'est le raft qui s'est chargé de mettre l'eau vive à la portée de tous, le canoë continuant tranquillement à promener sur l'eau des millions de rêveurs paisibles, mais en toute discrétion.
Aujourd'hui qu'est-ce qui se passe ?
Il n'y a toujours pas, ou proportionnellement pas plus, d'économie directe qu'avant.
Côté rêve on a la compétition (en fait le slalom depuis que des slalomeurs gagnent), mais avec ce gros frein qu'est la difficile compréhension par le grand public de ces courses contre la montre et soumises à des juges. C'est donc surtout le côté "gagneur de compète" qui fait rêver, pas le CK lui-même.
(Parenthèse spectacle : je ne crois pas que ce soit l'accident qui motive le public en ski de descente ou en F1, mais plutôt le skieur (moyen ?) ou le conducteur (frustré ?) que nous sommes et qui rêve devant tant de maîtrise.)
Pour l'exploration, on repassera. Toutes les rivières ont été descendues, et question exploit, on a tout vu.
Côté pratique : une bonne quinzaine de disciplines de compétition ; vu du grand public : des canoës ouverts et des sit-on-top, et pour qui c'est le jeu avec l'eau qui compte ; mais ce jeu n'est plus vraiment un rêve, c'est plutôt un droit à l'accès à l'eau, comme pour la montagne : on y va sans se poser de questions préalables, pour passer du bon temps.
La pagaie est un moyen, plus un but ; et le CK ressemble aujourd'hui à une grande nébuleuse aux contours flous.
Pas besoin d'être grand sorcier pour deviner que le transfert entre slalom et sit-on-top n'est pas vraiment évident.
Ainsi, je ne suis pas certain que les vacanciers-pagayeurs, qui jouent avec l'eau, aient vraiment le sentiment de faire le même sport que nos champions olympiques ou du monde.
Et puis il y a la mer.
Le rêve (exploration, domination de l'eau, maîtrise technique, etc) véhiculé par le CK d'eau vive n'étant plus accessible ou n'existant plus, il n'a plus de valeur marchande. Et n'est plus médiatisé.
Mais il y a la mer qui va le devenir.
Ce n'est pas d'accès aux réseaux médiatiques ni d'un manque d'images — au pluriel — dont souffre le canoë-kayak, mais d'un problème d'image — au singulier.
Il nous faut redonner une valeur au CK. Une valeur économique brute en unifiant ce qui existe et y est lié comme le tourisme, mais surtout, (parce que c'est notre fond de commerce, pour parler brutalement), lui donner une valeur immatérielle (le fameux "esprit kayak") en reliant ses différentes composantes (il est temps, la mer s'en va déjà, effrayée par les hésitations-reniements des eaux douces).
Définissons mieux la pratique (le CK c'est quoi ?) pour que le rêve puisse s'appuyer, simplifions le discours et facilitons la progression technique pour que le rêve prenne corps, et, alors, on pourra se demander pourquoi on voudrait que le CK soit médiatisé.
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Ok, ok, mais alors pourquoi du biathlon à la télé tous les weekend pendant la saison hivernale? Qu'est-ce qui défini le biathlon? Est-ce regardé par des "guerriers frustrés" de ne pas pouvoir tirer sur tout ce qui bouge ou des gens moyens "qui rêvent devant tant de maîtrise"....
La médiatisation coute chère, ok... mais comment a fait cette discipline pour en arriver où elle en est maintenant.
Je connais plus de gens qui s'essayent au canoë pendant l'été que de gens qui s'essayent au biathlon l'hiver.
Petit remarque aussi, je suis étonné que les français aient très peu de sponsors sur leurs bateaux par rapport à d'autres nations. Allez trouver des partenaires en leur disant que vous êtes en équipe de France, que ça passera à la télé mais que leur nom sera pas vu car non visible sur le bateau. Le sponsoring pour le kayak, en France, ressemble plus à du mécèna, ça aide pas des gars qui ont un entrainement de quasi-professionnels...
La médiatisation coute chère, ok... mais comment a fait cette discipline pour en arriver où elle en est maintenant.
Je connais plus de gens qui s'essayent au canoë pendant l'été que de gens qui s'essayent au biathlon l'hiver.
Petit remarque aussi, je suis étonné que les français aient très peu de sponsors sur leurs bateaux par rapport à d'autres nations. Allez trouver des partenaires en leur disant que vous êtes en équipe de France, que ça passera à la télé mais que leur nom sera pas vu car non visible sur le bateau. Le sponsoring pour le kayak, en France, ressemble plus à du mécèna, ça aide pas des gars qui ont un entrainement de quasi-professionnels...
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Patrice
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Ben le biathlon, je ne sais pas trop. Il me semble quand même qu'il a deux atouts :
- c'est simple, on sait ce que c'est : du ski de fond et du tir (on se fout des catégories, c'est du biathlon, point). C'est du combiné mais on voit les erreurs et les pénalités.
- les athlètes (des français qui gagnent) sont peu nombreux (toutes catégories confondues) et durent.
Mais en notoriété pure… ? Un petit sondage dans la rue pour demander des noms et… heu… ?
En plus du côté esthétique de la forêt enneigée, je suppose que d'une année sur l'autre le public a l'agréable sensation de revenir en pays connu, une compète que l'on comprend avec des gens familliers (et sympas, ils sont sympas au biathlon, non ? En plus, tous ces efforts dans le froid et cette précision au tir, pour des filles, hein ?)
Autrement il y a surement plus de vacanciers qui s'essayent au canoë qu'il y en a qui touchent au biathlon. C'est sûr. Mais au ski de fond ? Et qui ont touché une carabine ? Et ceux qui font du canoë, ils le font en imitation d'un athlète ou c'est juste pour aller sur l'eau ? En tout cas s'ils imitent un athlète, ils ne sont pas nombreux à se soucier de reproduire un minimum de technique ou de rechercher un minimum de sensation produite par une belle action. En tout cas, pas ceux que je vois ici ou là l'été. Mais s'ils le voulaient, le pourraient-ils seulement ? Avec quels bateaux et sous les conseils de qui ?
Tu lances un débat et je regarde le CK. Et, quand je tourne la tête d'un côté, je vois bien le mur vers lequel il va, et quand je la tourne de l'autre côté, ce qui s'est déjà passé. C'est tout. D'où mon truc de me demander si ce qui s'est passé ne pourrait pas servir un peu maintenant. Autrement dit, pourquoi et comment ce qui a marché a été possible.
- c'est simple, on sait ce que c'est : du ski de fond et du tir (on se fout des catégories, c'est du biathlon, point). C'est du combiné mais on voit les erreurs et les pénalités.
- les athlètes (des français qui gagnent) sont peu nombreux (toutes catégories confondues) et durent.
Mais en notoriété pure… ? Un petit sondage dans la rue pour demander des noms et… heu… ?
En plus du côté esthétique de la forêt enneigée, je suppose que d'une année sur l'autre le public a l'agréable sensation de revenir en pays connu, une compète que l'on comprend avec des gens familliers (et sympas, ils sont sympas au biathlon, non ? En plus, tous ces efforts dans le froid et cette précision au tir, pour des filles, hein ?)
Autrement il y a surement plus de vacanciers qui s'essayent au canoë qu'il y en a qui touchent au biathlon. C'est sûr. Mais au ski de fond ? Et qui ont touché une carabine ? Et ceux qui font du canoë, ils le font en imitation d'un athlète ou c'est juste pour aller sur l'eau ? En tout cas s'ils imitent un athlète, ils ne sont pas nombreux à se soucier de reproduire un minimum de technique ou de rechercher un minimum de sensation produite par une belle action. En tout cas, pas ceux que je vois ici ou là l'été. Mais s'ils le voulaient, le pourraient-ils seulement ? Avec quels bateaux et sous les conseils de qui ?
Tu lances un débat et je regarde le CK. Et, quand je tourne la tête d'un côté, je vois bien le mur vers lequel il va, et quand je la tourne de l'autre côté, ce qui s'est déjà passé. C'est tout. D'où mon truc de me demander si ce qui s'est passé ne pourrait pas servir un peu maintenant. Autrement dit, pourquoi et comment ce qui a marché a été possible.
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Pour le succès du biathlon je me suis déjà bien exprimé, cependant j'ai encore poussé un peu plus ma réflexion : l'arme du biathlon c'est pas seulement la carabine mais le "deux en un".
Séparément, le tir ou même le ski de fond ne fond pas autant recette que leur mutant le biathlon. A cela s'ajoute des histoires de cœur entre athlètes assez médiatiques : le champion Français Raphaël Poiré et la championne norvégienne Liv Grete.
La clef du succès pour la médiatisation du kayak va être de lui trouvé sa moitié pour faire un "Biyaklon". Par exemple, à l'origine le kayak était une embarcation pour la chasse en mer. Il serait donc légitime de nous accoquiner avec du tir au harpon …
Séparément, le tir ou même le ski de fond ne fond pas autant recette que leur mutant le biathlon. A cela s'ajoute des histoires de cœur entre athlètes assez médiatiques : le champion Français Raphaël Poiré et la championne norvégienne Liv Grete.
La clef du succès pour la médiatisation du kayak va être de lui trouvé sa moitié pour faire un "Biyaklon". Par exemple, à l'origine le kayak était une embarcation pour la chasse en mer. Il serait donc légitime de nous accoquiner avec du tir au harpon …
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quote:Posté par Labeille KOOL
La clef du succès pour la médiatisation du kayak va être de lui trouvé sa moitié pour faire un "Biyaklon". Par exemple, à l'origine le kayak était une embarcation pour la chasse en mer. Il serait donc légitime de nous accoquiner avec du tir au harpon …
Ou de la pêche à la ligne....
La clef du succès pour la médiatisation du kayak va être de lui trouvé sa moitié pour faire un "Biyaklon". Par exemple, à l'origine le kayak était une embarcation pour la chasse en mer. Il serait donc légitime de nous accoquiner avec du tir au harpon …
Ou de la pêche à la ligne....
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quote:Posté par Labeille KOOL
La clef du succès pour la médiatisation du kayak va être de lui trouvé sa moitié pour faire un "Biyaklon".
C'est déjà trouvé ! Et c'est le marathon : Kayak + course à pied.
A l'occasion, les championnats du monde ont lieu en France la semaine prochaine à Trémolat.
Descriptif : confrontation directe ou tout peut être remis en cause à chaque portage ..
Infos : site de la FD ou
[url="mailto:"]http://deniscletphoto.free.fr/2bgal/dis ... id_album=9[/url27]
La clef du succès pour la médiatisation du kayak va être de lui trouvé sa moitié pour faire un "Biyaklon".
C'est déjà trouvé ! Et c'est le marathon : Kayak + course à pied.
A l'occasion, les championnats du monde ont lieu en France la semaine prochaine à Trémolat.
Descriptif : confrontation directe ou tout peut être remis en cause à chaque portage ..
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- tryxan
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quote:Posté par Labeille KOOL
Il serait donc légitime de nous accoquiner avec du tir au harpon …
oh oui du kayarpon
ca va faire fureur
pour le biathlon si y'en a tous les weekend c'est qu'il y'a une course tous les weekend aussi...
et puis combien de pratiquants reguliers de ski de fond ? on fait du ski l'hiver comme loisir sur la saison entiere ou en tout cas sur une periode (les vacances scolaires
) chaque annee, c'est du long terme... "l'hiver je vais au ski, l'ete je vais a la mer"
pour le kayak c'est different, on en fait une fois parce que y'en a a la plage, ou qu'on est en vacance en ardeche. c'est plus comme le saut a l'elastique, ou le kart. "tu sais pas ce que j'ai fait cet ete ?? du kayak !"
Il serait donc légitime de nous accoquiner avec du tir au harpon …
oh oui du kayarpon
pour le biathlon si y'en a tous les weekend c'est qu'il y'a une course tous les weekend aussi...
et puis combien de pratiquants reguliers de ski de fond ? on fait du ski l'hiver comme loisir sur la saison entiere ou en tout cas sur une periode (les vacances scolaires
pour le kayak c'est different, on en fait une fois parce que y'en a a la plage, ou qu'on est en vacance en ardeche. c'est plus comme le saut a l'elastique, ou le kart. "tu sais pas ce que j'ai fait cet ete ?? du kayak !"
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Patrice : compliments pour cette analyse. Je suis totalement d'accord. Maintenant la vrai question est de savoir comment nos instances Nationales et Internationales, analyse et projete notre activité. Les médias (comme bien souvent les sponsors éventuels) ont besoin d'une claire, singulière et surtout constante.
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Patrice
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quote:Posté par Labeille KOOL
Par exemple, à l'origine le kayak était une embarcation pour la chasse en mer. Il serait donc légitime de nous accoquiner avec du tir au harpon …
Désolé, mais l'origine du "kayak" en tant que sport de pagaie est à chercher dans la périssoire (milieu 19ème), en gros chez les rameurs. Le rapprochement avec les bateaux arctiques n'est venu qu'après (fin 19ème). La filiation n'existe en fait véritablement que depuis notre appropriation de l'esquimautage (1928). La filiation du canoë avec le canoë amérindien, elle, est antérieure (tournant du siècle).
Mais cet exemple montre bien le problème d'identité, je ne parle même pas d'image, du CK (CK en général, pas que telle ou telle discipline). Combien de kayakistes d'eau vive ont le sentiment de cette filiation qui, elle, est parfaitement intégrée par les marins ? Marins dont la plupart ne savent pas esquimauter alors que tous les "eau vive" esquimautent quasi naturellement.
Je pourrais aussi reprendre l'exemple de tryxan : pourquoi le kayak est placé au niveau du saut à l'élastique dans les activités estivales ? Parce qu'on lui reconnait la même "densité technique" c'est-à-dire aucune. Il n'y a pas de technique dans le saut à l'élastique, juste de la gravité ; c'est pareil dans le kayak qu'on loue, mais c'est Archimède qui est en cause ; un canoë est un simple ponton de baignade, un flotteur mobile.
Et qui dit pas de technique, dit pas de progression possible, donc un intérêt vite saturé. Et aucune passerelle avec la compétition puisque ni le bateau ni la manipulation, même de base, n'ont de point commun.
Je ne crois pas que le salut soit uniquement dans les instances dirigeantes, ce ne sont pas elles qui construisent, qui louent, qui accompagnent, qui organisent.
Par exemple, à l'origine le kayak était une embarcation pour la chasse en mer. Il serait donc légitime de nous accoquiner avec du tir au harpon …
Désolé, mais l'origine du "kayak" en tant que sport de pagaie est à chercher dans la périssoire (milieu 19ème), en gros chez les rameurs. Le rapprochement avec les bateaux arctiques n'est venu qu'après (fin 19ème). La filiation n'existe en fait véritablement que depuis notre appropriation de l'esquimautage (1928). La filiation du canoë avec le canoë amérindien, elle, est antérieure (tournant du siècle).
Mais cet exemple montre bien le problème d'identité, je ne parle même pas d'image, du CK (CK en général, pas que telle ou telle discipline). Combien de kayakistes d'eau vive ont le sentiment de cette filiation qui, elle, est parfaitement intégrée par les marins ? Marins dont la plupart ne savent pas esquimauter alors que tous les "eau vive" esquimautent quasi naturellement.
Je pourrais aussi reprendre l'exemple de tryxan : pourquoi le kayak est placé au niveau du saut à l'élastique dans les activités estivales ? Parce qu'on lui reconnait la même "densité technique" c'est-à-dire aucune. Il n'y a pas de technique dans le saut à l'élastique, juste de la gravité ; c'est pareil dans le kayak qu'on loue, mais c'est Archimède qui est en cause ; un canoë est un simple ponton de baignade, un flotteur mobile.
Et qui dit pas de technique, dit pas de progression possible, donc un intérêt vite saturé. Et aucune passerelle avec la compétition puisque ni le bateau ni la manipulation, même de base, n'ont de point commun.
Je ne crois pas que le salut soit uniquement dans les instances dirigeantes, ce ne sont pas elles qui construisent, qui louent, qui accompagnent, qui organisent.
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quote:Posté par Patrice
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Par exemple, à l'origine le kayak était une embarcation pour la chasse en mer. Il serait donc légitime de nous accoquiner avec du tir au harpon …
Désolé, mais l'origine du "kayak" en tant que sport de pagaie est à chercher dans la périssoire (milieu 19ème), en gros chez les rameurs. Le rapprochement avec les bateaux arctiques n'est venu qu'après (fin 19ème). La filiation n'existe en fait véritablement que depuis notre appropriation de l'esquimautage (1928). La filiation du canoë avec le canoë amérindien, elle, est antérieure (tournant du siècle).
Mais cet exemple montre bien le problème d'identité, je ne parle même pas d'image, du CK (CK en général, pas que telle ou telle discipline).
Désolé ?? relis ce que j'ai dit, mais quand je parle d'origine du kayak, je ne parle pas de son apparition plus tard en Europe en tant que sport mais de l'"embarcation" et de sa pratique ( "chasse en mer"). Pour moi le mot origine quand je parle du kayak, c'est son apparition dans l'histoire, pas sa réapparition !
Donc il n'y a pas de problème d'identité à se référer aux Esquimaux, même si ce ne sont pas nos ancêtres à nous Européens. Et si cette embarcation avait un but fonctionnel et n'était pas un loisir comme pour nous, c'est tout à notre honneur de vouloir rendre hommage aux Esquimaux !
Pour rappel, comme on l'apprend dans toutes les formations de base ( Initiateur, etc ), le kayak a été créé par les Esquimaux du Groenland, du Labrador ou de l'Alaska. Il était réservé aux hommes et servait à la chasse. L'homme en fabriquait l'armature et la femme les recouvrait de peaux de phoque ... ( bon là j'ai recopié bêtement, au moins je l'avoue ! )
quote:Posté par Labeille KOOL
Par exemple, à l'origine le kayak était une embarcation pour la chasse en mer. Il serait donc légitime de nous accoquiner avec du tir au harpon …
Désolé, mais l'origine du "kayak" en tant que sport de pagaie est à chercher dans la périssoire (milieu 19ème), en gros chez les rameurs. Le rapprochement avec les bateaux arctiques n'est venu qu'après (fin 19ème). La filiation n'existe en fait véritablement que depuis notre appropriation de l'esquimautage (1928). La filiation du canoë avec le canoë amérindien, elle, est antérieure (tournant du siècle).
Mais cet exemple montre bien le problème d'identité, je ne parle même pas d'image, du CK (CK en général, pas que telle ou telle discipline).
Désolé ?? relis ce que j'ai dit, mais quand je parle d'origine du kayak, je ne parle pas de son apparition plus tard en Europe en tant que sport mais de l'"embarcation" et de sa pratique ( "chasse en mer"). Pour moi le mot origine quand je parle du kayak, c'est son apparition dans l'histoire, pas sa réapparition !
Donc il n'y a pas de problème d'identité à se référer aux Esquimaux, même si ce ne sont pas nos ancêtres à nous Européens. Et si cette embarcation avait un but fonctionnel et n'était pas un loisir comme pour nous, c'est tout à notre honneur de vouloir rendre hommage aux Esquimaux !
Pour rappel, comme on l'apprend dans toutes les formations de base ( Initiateur, etc ), le kayak a été créé par les Esquimaux du Groenland, du Labrador ou de l'Alaska. Il était réservé aux hommes et servait à la chasse. L'homme en fabriquait l'armature et la femme les recouvrait de peaux de phoque ... ( bon là j'ai recopié bêtement, au moins je l'avoue ! )
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Cool, Labeille, on parle de la même chose. Bien sûr qu'on peut se référer aux peuples arctiques. Et il le faut.
Je voulais juste préciser que les "sports de pagaie" ne sont pas arrivés chez nous par des gens qui ont rapporté des kayaks arctiques et qui les ont utilisés sur nos eaux, en imitation de ce qu'ils avaient vu sur place.
Il y a eu des gens qui ont rapporté de diverses explorations des kayaks et des canoës, puis il y a eu d'autres gens qui, pour leurs loisirs, ont pagayé dans des bateaux qu'ils avaient inventé (les périssoires, ensuite les premiers bateaux pliants). Puis les pagayeurs se sont aperçu que les kayaks et les canoës rapportés par leurs explorateurs étaient de bonnes formes et le rapprochement a été fait. Mais plus tard. Et que, dans le cas de l'eau vive, ce rapprochement s'est fait par la maîtrise de l'esquimautage, mais pas avant. C'est tout, pas plus.
L'origine du bateau et de son nom sont bien arctiques, mais pas celle de son usage.
Si, effectivement, "la pratique de loisir se développe en Europe au milieu du XIXe siècle" ce ne sont pas "le canoë indien et le kayak esquimau qui ont inspiré les premières formes d'embarcation destinées au loisir" comme dit le Mémento de l'initiateur (les 2 citations).
Tu me diras peut-être que c'est un détail. Sans doute, mais qui a son importance sur cette histoire d'identité.
Le petit aparté humoristique sur le harpon que l'on associerait aux compètes de kayak me semble un bon exemple de ce souci d'identité. En eau vive, ce n'est pas le harpon (pour quel usage ?) qui est issu du kayak arctique, mais l'esquimautage. C'est LE point commun. Alors qu'en kayak de mer, on retrouve les formes de bateau, les pagaies, les techniques de pagaie, mais l'esquimautage ne venant qu'après.
Et je dis tout ça, pas pour enfiler les mouches, mais parce que lorsqu'on ne connait pas bien son histoire, on a du mal à se définir. Et on a du mal à en parler.
Plutôt que de dire aux vacanciers : "voici un kayak dont l'origine est arctique même s'il n'y ressemble pas trop, et zou… have fun" , on pourrait dire : "voici un kayak adapté à nos eaux caillouteuses, essayez de (ou apprenez à) le maîtriser avec les même bases techniques que les peuples arctiques".
En prenant un exemple précis : la discipline "canoë" de slalom ou de descente tient autant du kayak par la maîtrise de l'équilibre et le bateau ponté, que du canoë par la technique de pagaie.
Tony Esanguet dit d'ailleurs que son sport c'est le kayak (terme générique pour lui), alors que les pagayeurs du mois d'août ont utilisé un canoë-kayak (nom du bateau).
Voilà ce que j'entends par souci d'identité du CK.
Pour revenir au sujet du débat, il me semble que le problème de médiatisation vient un peu de là : on a du mal à définir le sport qu'on fait et je crois que ce n'est pas très clair dans l'esprit des non-spécialistes (vacanciers ou sponsors éventuels).
Et, là, il y a un travail de communication basique dont personne ne devrait se désintéresser.
Je voulais juste préciser que les "sports de pagaie" ne sont pas arrivés chez nous par des gens qui ont rapporté des kayaks arctiques et qui les ont utilisés sur nos eaux, en imitation de ce qu'ils avaient vu sur place.
Il y a eu des gens qui ont rapporté de diverses explorations des kayaks et des canoës, puis il y a eu d'autres gens qui, pour leurs loisirs, ont pagayé dans des bateaux qu'ils avaient inventé (les périssoires, ensuite les premiers bateaux pliants). Puis les pagayeurs se sont aperçu que les kayaks et les canoës rapportés par leurs explorateurs étaient de bonnes formes et le rapprochement a été fait. Mais plus tard. Et que, dans le cas de l'eau vive, ce rapprochement s'est fait par la maîtrise de l'esquimautage, mais pas avant. C'est tout, pas plus.
L'origine du bateau et de son nom sont bien arctiques, mais pas celle de son usage.
Si, effectivement, "la pratique de loisir se développe en Europe au milieu du XIXe siècle" ce ne sont pas "le canoë indien et le kayak esquimau qui ont inspiré les premières formes d'embarcation destinées au loisir" comme dit le Mémento de l'initiateur (les 2 citations).
Tu me diras peut-être que c'est un détail. Sans doute, mais qui a son importance sur cette histoire d'identité.
Le petit aparté humoristique sur le harpon que l'on associerait aux compètes de kayak me semble un bon exemple de ce souci d'identité. En eau vive, ce n'est pas le harpon (pour quel usage ?) qui est issu du kayak arctique, mais l'esquimautage. C'est LE point commun. Alors qu'en kayak de mer, on retrouve les formes de bateau, les pagaies, les techniques de pagaie, mais l'esquimautage ne venant qu'après.
Et je dis tout ça, pas pour enfiler les mouches, mais parce que lorsqu'on ne connait pas bien son histoire, on a du mal à se définir. Et on a du mal à en parler.
Plutôt que de dire aux vacanciers : "voici un kayak dont l'origine est arctique même s'il n'y ressemble pas trop, et zou… have fun" , on pourrait dire : "voici un kayak adapté à nos eaux caillouteuses, essayez de (ou apprenez à) le maîtriser avec les même bases techniques que les peuples arctiques".
En prenant un exemple précis : la discipline "canoë" de slalom ou de descente tient autant du kayak par la maîtrise de l'équilibre et le bateau ponté, que du canoë par la technique de pagaie.
Tony Esanguet dit d'ailleurs que son sport c'est le kayak (terme générique pour lui), alors que les pagayeurs du mois d'août ont utilisé un canoë-kayak (nom du bateau).
Voilà ce que j'entends par souci d'identité du CK.
Pour revenir au sujet du débat, il me semble que le problème de médiatisation vient un peu de là : on a du mal à définir le sport qu'on fait et je crois que ce n'est pas très clair dans l'esprit des non-spécialistes (vacanciers ou sponsors éventuels).
Et, là, il y a un travail de communication basique dont personne ne devrait se désintéresser.
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Le passé c’est le passé, regardons devant, et puis si comme le dit Patrice, il y a un mur devant tentons de l’éviter.
Mais ce dont je suis sur, c’est que ce n’est pas en regardant derrière (ne serait ce que dans les rétros) et en rabâchant les histoires de périssoires et d’esquimau qu’on va l’éviter ! Un peu de nostalgie de temps en temps d’accord, mais pas de trop quand même et surtout pas quand le mur approche à la vitesse grand V.
Commençons par donner aux médias une image correcte du canoè kayak tel qu’il est aujourd’hui : Eaux vives, Eaux Calmes, Mer sans oublier aucune discipline dans ces trois catégories. Traitons ces disciplines de façon harmonieuse en communiquant de façon objective auprès des médias.
Et si mur il y’a, je parlerai plutôt de fossé, c’est d’abord celui qu’il y a entre les disciplines. Comment voulez vous intéresser les médias pour des compétitions (et/ou regroupement) ou il y a 2 pelés et 3 tondus ! Et pourquoi 2 pelés et 3 tondus, parce que le canoé kayak est tellement éclaté qu’il est maintenant extrêmement difficile de trouver 2 clubs dans un département a faire la même discipline (mer, Slalom, descente, polo, cel, Freestyle, Wave ski etc..)
Le problème d’identité du canoé kayak dont parle Patrice ne serait il pas tout simplement la !
Quand ce problème sera résolu, les médias nous percevrons alors de façon totalement différente.
Mais ce dont je suis sur, c’est que ce n’est pas en regardant derrière (ne serait ce que dans les rétros) et en rabâchant les histoires de périssoires et d’esquimau qu’on va l’éviter ! Un peu de nostalgie de temps en temps d’accord, mais pas de trop quand même et surtout pas quand le mur approche à la vitesse grand V.
Commençons par donner aux médias une image correcte du canoè kayak tel qu’il est aujourd’hui : Eaux vives, Eaux Calmes, Mer sans oublier aucune discipline dans ces trois catégories. Traitons ces disciplines de façon harmonieuse en communiquant de façon objective auprès des médias.
Et si mur il y’a, je parlerai plutôt de fossé, c’est d’abord celui qu’il y a entre les disciplines. Comment voulez vous intéresser les médias pour des compétitions (et/ou regroupement) ou il y a 2 pelés et 3 tondus ! Et pourquoi 2 pelés et 3 tondus, parce que le canoé kayak est tellement éclaté qu’il est maintenant extrêmement difficile de trouver 2 clubs dans un département a faire la même discipline (mer, Slalom, descente, polo, cel, Freestyle, Wave ski etc..)
Le problème d’identité du canoé kayak dont parle Patrice ne serait il pas tout simplement la !
Quand ce problème sera résolu, les médias nous percevrons alors de façon totalement différente.
- eiger1004
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Certains N1 se débrouillent pour faire passer des articles dans les journaux régionaux. Ce sont rarement les journalistes qui se déplacent. Adressez-vous aux correspondants locaux, ces derniers sont parfois tout content d'avoir d'avoir quelque chose à dire sur le champion de leur village. S'il vous faut des photos, vous savez à qui les demander....
C'est peut-être une solution pour habituer les lecteurs à voir du kayak.
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- Labeille KOOL
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Je crois que la question d'identité se pose effectivement pour certains, qui sont déboussolés par tant de formes de pratique du canoë et du kayak. Par exemple, on entend parfois des propos sur le rodéo qui ne serait pas du "kayak" et qui montrent un peu le fossé entre de jeunes pagayeurs ( ou anciens heureux de toutes ces nouveautés ! ) et ceux qui ont loupé plusieurs trains et ne veulent plus le reprendre, ou avec ceux qui ont eu une éducation de kayak trop traditionaliste.
Mais que faire ? Un plan social pour restructurer le kayak et virer des disciplines ? Epurer notre sport ?
Et bien je ne suis pas d'accord. Nous sommes dans un période charnière et je conçois que c'est un peu le bordel. Simplement, que crois que les pagayeurs qui s'éclatent dans une ou plusieurs formes de pratique, ne se posent pas votre problème d'identité. Ils se réjouissent et s'enrichisse de toutes ces possibilités et la question de l'identité doit leur paraître "ridicule". Je doute fortement que les gamins qui jouent au foot dans le monde entier, s'identifie à leurs glorieux précurseurs en Angleterre ! A l'avenir sans doute que des disciplines vont devenir anecdotiques et d'autres prendre leur place, mais c'est au temps et aux pagayeurs de décider. Et ce sont ces disciplines qui pourront avoir un meilleur terrain médiatique.
Et pour la médiatisation, je doute fortement que la question de l'identité du biathlon soit un facteur déterminant dans sa récente réussite médiatique en Fance. Comme je l'ai dit il faut plutôt s'intéresser au déroulement du scénario de chaque course de biathlon qui captive le téléspectateur. ( plus 1 ou 2 éléments médiatiques périphériques à la compétition )
Mais que faire ? Un plan social pour restructurer le kayak et virer des disciplines ? Epurer notre sport ?
Et bien je ne suis pas d'accord. Nous sommes dans un période charnière et je conçois que c'est un peu le bordel. Simplement, que crois que les pagayeurs qui s'éclatent dans une ou plusieurs formes de pratique, ne se posent pas votre problème d'identité. Ils se réjouissent et s'enrichisse de toutes ces possibilités et la question de l'identité doit leur paraître "ridicule". Je doute fortement que les gamins qui jouent au foot dans le monde entier, s'identifie à leurs glorieux précurseurs en Angleterre ! A l'avenir sans doute que des disciplines vont devenir anecdotiques et d'autres prendre leur place, mais c'est au temps et aux pagayeurs de décider. Et ce sont ces disciplines qui pourront avoir un meilleur terrain médiatique.
Et pour la médiatisation, je doute fortement que la question de l'identité du biathlon soit un facteur déterminant dans sa récente réussite médiatique en Fance. Comme je l'ai dit il faut plutôt s'intéresser au déroulement du scénario de chaque course de biathlon qui captive le téléspectateur. ( plus 1 ou 2 éléments médiatiques périphériques à la compétition )
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quote:Posté par Labeille KOOL
Mais que faire ? Un plan social pour restructurer le kayak et virer des disciplines ? Epurer notre sport ?
Relis bien ce que j'ai écris et ne me fait pas dire ce que je n'ai pas dit ! stp.
Je dis qu'il y a un problème a régler, je n'ai proposé aucune solution ! Je te laisse donc la responsabilité de tes écrits.
Autre chose, quand je parle d'identité, je ne parle pas d'origine ! (Voir dictionnaire)

Mais que faire ? Un plan social pour restructurer le kayak et virer des disciplines ? Epurer notre sport ?
Relis bien ce que j'ai écris et ne me fait pas dire ce que je n'ai pas dit ! stp.
Je dis qu'il y a un problème a régler, je n'ai proposé aucune solution ! Je te laisse donc la responsabilité de tes écrits.
Autre chose, quand je parle d'identité, je ne parle pas d'origine ! (Voir dictionnaire)