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Publié : mer. nov. 10, 2004 17:40
par jorispab
voila je sais pas trop ou placer ce topic alors je me lache
theoriquement

un bassin de retention d'eau de pluie est cencé servire en cas de fortes pluies a eviter que toute la flotte de ruiselement poluée par les hydrocarbures etautres truc trainant sur les routes aillent directement dans l'eau (la LOIRE pour nous)
dixit un employé municipal ...
[imgf0]
http://jorispab.free.fr/IMGP1214bis.JPG[/imgf0]
voila ce qui se passe à beagency quand la pluie est un peu forte ...

l'eau chariait plein de papier de debris divers (on notera meme un enjoliveur de voiture qui est sorti sous notre nez)

x
et sur 500m a la ronde ca pue la mort, les egouts la merde et d'autre truc a faire vomir?

x
m'auraiton mal informé de l'utilité d'un bassin de retention ou ya t'il un reel probleme sur ce site

:?:
Publié : mer. nov. 10, 2004 17:55
par Gilles08
Grave problème que tu poses.
L'idéal serait de doubler tout le réseau d'égouts.
1 pour les eaux usées domestiques,
1 autre pour les eaux de pluie.
Comme ce n'est pas le cas partout, (et loin de là !)
En cas de pluie, tout déborde !
Un bassin de rétention ne retient l'eau que jusqu'à ce qu'il soit plein...
Mais le sujet m'interesse également,
y a t il un ingé en environnement en ligne ?
Publié : mer. nov. 10, 2004 18:24
par sylvain_35
Salut
Doubler l'ensemble des réseaux n'est pas LA bonne solution.
Il faut savoir qu'il existe en fait trois types de réseaux d'assainissement:
- les réseaux séparatifs: en parallèle un réseau pluvial et un réseau d'eaux usées, avec traitementdes pluviales et des eaux usées
- les réseaux unitaires (une seule canalisation reçoit les eaux pluviales et les eaux usées et les amène vers le point de traitement)
- les réseaux mixtes: une seule canalisation, dimensionnée pour évacuer vers un point de traitement (centrale d'épuration) les eaux usées ET le volume d'eaux pluviales ayant "lessivé" toutes les zones de ruissellement (parking souillés d'hydrocarbures,...j'en passe et des meilleures) et ayant éliminé la quasi totalité des eaux usées de la canalisation. Dès que le débit dépasse le débit de calcul (donc lorsque l'eau dans la canalisation est"propre" (eau de ruisselement sur des parcelles "lessivées"), il y a surverse soit vers un bassin de rétention soit vdirectement vers le milieu naturel
Les réseaux mixtes présentent l'intérêt de ne traiter que les eaux "souillées", les eaux pluviales de "fin d'averses" n'ayant pas besoin de traitement puisqu'elles ont, en principe ruisselé et circulé dans des zones "propres". Celà permet de ne pas surdimensionner les réseaux.
Le bassin de rétention, comme le milieu naturel est à priori censé recueillir de l'eau non polluée.
Pour la Loire, y aurait-il un problème de dimensionnement des collecteurs, ou un problème de canalisation encombrée qui enverrait le surplus des eaux vers le milieu naturel??????
A voir avec les personnes responsables des réseaux d'assainissement (services techniques des mairies s'il y en eau, concessionnaire des réseaux come la Lyonnaise, la SAUR,ou autre).
Pour avoir bossé dans les TP et fait quelques chantiers d'assainissement, il y a, malgré les lacunes encore présentes, d'énormes efforts réalisés par les collectivités locales et territoriales vis à vis des problèmes d'assainissement et de gestion de l'eau.
Ne voyez pas dans le développement déséquilibré entre les trois réseaux une préférence de ma part, même s'il est vrai que les réseaux mixtes semblent être de plus en plus utilisés
Désolé si c'est un peu long, mais j'espère que c'était clair.
(je suis pas ingé en environnement mais agrégé de génie civil, et il y a une partie des programmes d'enseignement auquel je suis très sensible en tant que kayakiste et qui porte sur l'assainissement)
@+
sylvain
Publié : mer. nov. 10, 2004 19:03
par Yok
Je suis pas ingénieur en environnement, mais ... suisse et j'ai tâté un peu du truc ce printemps,alors :
Un petit plus suisse au débat !
La législation suisse consciente du problème invite à gérer les eaux pluviales de la manière suivante :
Primo, tout ce qui peut être infiltré à la source doit l'être. Ce qui implique évidemment tout un tas de conditions : l'eau est non polluée, la géologie du terrain est favorable, etc.
Secundo, l'eau propre qui ne peut être infiltrée est envoyée directement dans les rivières, ce qui pose des problèmes en cas d'orages : gros volumes dans de petits émissaires égale dégâts sur le milieu.
Tercio, tout ce qui est pollué doit être traité avant rejet dans les eaux de surface. Donc direction une station d'épuration.
La politique publique mise en oeuvre au sujet de l'évacuation des eaux usées et pluviales a connu plusieurs étapes :
1.Le tout à l'égout sans station d'épuration au bout du tuyau.
2.Puis la construction de stations d'épuration.
3.Puis la mise en séparatif, souvent à très grands frais.(Cela n'a pas été réalisé partout)
4.Puis l'étape actuelle infiltration - rejet des eaux propres dans les ruisseaux - traitement du solde pollué en station d'épuration.
A priori, tout devrait concourir à faire de la Suisse une image d'Epinal, Cervin en fond d'image, purs ruisseaux au premier plan ...
Mais non.
Il reste de nombreux problèmes à résoudre, par exemple les apports diffus d'éléments nutritifs dans les eaux de surface via l'agriculture, que les algues apprécient, ou encore d'insolubles problèmes de traces de médicaments, les oestrogènes des pilules contraceptives, les antibiotiques, qui bien sûr ont une influence sur le milieu ... Bref, prière de ne pas boire la tasse juste après une station d'épuration !
Autre chose, Dans la ville de Fribourg par exemple, les conditions du sous-sol sont difficiles : ici le réseau des égouts est unitaire, avec peu de possibilités d'infiltration à la source. On a donc construit des gigantesques bassins d'eaux pluviales (BEP) qui stockent temporairement l'eau en cas d'orage. Ensuite, quand le temps s'est remis, on les vide progressivement et l'eau est traitée dans la station d'épuration. Ce qui ne les empêche pas de déborder "plusieurs fois par année" au dire d'un pêcheur qui connait bien la rivière. Et quand ils débordent, c'est de l'eau d'égout pur jus, mélangée aux eaux de pluie qui sont rejetées dans la rivière comme sur la photo ... Santé !
Publié : mer. nov. 10, 2004 19:06
par nidrey
quote:les réseaux mixtes
Je n'ai pas bien compris comment ça marche (ou ça devrait marcher

). quand il a bcp plu, je veux bien que la route soit propre, mais les gens continuent à tirer la chasse d'eau même s'il pleut depuis plusieurs heures, et dans ce cas-là que se passe t'il ? les eaux usées sont toujours mélangées à de l'eau pluviale propre, ou me trompe-je ?
Publié : mer. nov. 10, 2004 19:20
par Yok
C'est bien le problème ! Plus la pollution est diluée (dans de l'eau de pluie réputée propre) plus il est coûteux de la traiter, d'où la recherche de solutions adaptées (à savoir à un coût économiquement et écologiquement supportable) La technique de l'infiltration à la source vise précisément au but de diminuer les quantités, mais quand ce sont les eaux de surface provenant d'une ville, c'est difficile : le sol est souvent étanché par les revêtements, toitures, routes etc. Or, pour des raisons historiques les villes sont souvent construite près des rivières ...
Quand on opte pour un système mixte - selon la terminologie en vigueur en France - on ne peut pas dimensionner les bacs de rétention en prévoyant des événements pluviaux exceptionnels, cela coûterait beaucoup trop cher. Lors de ces événements, le bac déborde et surverse dans un exutoire.
Publié : mer. nov. 10, 2004 19:22
par jorispab
Ps : la pluie qui est tombée ce jour la etait certes forte mais rien d'exeptionelle ... c'etai juste une grosse pluie d'orage "classique"...