"Ze revenant" plus fort que "Delivrance"
Publié : mer. mars 02, 2016 10:43
A-G Inarritu vient de faire encore plus fort que J. Boorman avec une séquence d’eau vive mémorable qui sera appréciée pour son poids de graisse de bison et de bave de plantigrade par tous les amateurs d’eau vive.
On y voit le valeureux Leonardo (le titulaire d’un oscar, ce qui rime assez bien d’ailleurs, j’ose l’écrire, avec carambar) exécuter une prestation de nage en eau vive dans une petite rivière de classe 6+ , dans une eau à 2° centigrade (exercice à faire pour la semaine prochaine sur un cahier propre : convertir en ° Fahrenheit, mais , à l’arrivée, ça restera toujours aussi froid) affublé comme vêtement thermique d’une peau d’ours et d’un moral d’acier. Pas franchement plus crédible que la séquence Colorado de « Into the wild », elle-même déjà assez rigolote.
Notre héros échappe à quelque jolis rappels bien collants et sauve sa peau (coriace) au milieu des glaçons. Nickel-chrome. Donc Inarritu ose tout, comme dis l’autre, c’est à ça qu’on le reconnaît.
Le film, on peut l’oublier car, malgré de belles images (National Geographic ?) on finit rapidement par s’ennuyer, absence de souffle épique, aucun suspense, tout a déjà été raconté et vu ailleurs, on se prend à attendreavec impatience la prochaine embrouille qui tombera sur le héros, le tout noyé sous des flots de musique hollywoodienne forcément indispensable. Le dernier Tarantino, quoique un peu longuet et poussif, ne se prenait pas autant au sérieux.
Mieux vaut voir ou revoir « Jeremiah Johnson » de S. Pollack ou « Little big man » de A. Pen ou encore relire J. London (« construire un feu ») ou la bédé « The bouncer » de A. Jodorowsky et F. Boucq. Ou encore, voir un autre « survival » en milieu rude comme « La légende de l’homme rapide » de Z. Kunuk, histoire racontée en plein pays inuit (dans le style "je sauve mes bijoux en petite tenue" mais je raccourcis un peu le grand intérêt de ce film).
On y voit le valeureux Leonardo (le titulaire d’un oscar, ce qui rime assez bien d’ailleurs, j’ose l’écrire, avec carambar) exécuter une prestation de nage en eau vive dans une petite rivière de classe 6+ , dans une eau à 2° centigrade (exercice à faire pour la semaine prochaine sur un cahier propre : convertir en ° Fahrenheit, mais , à l’arrivée, ça restera toujours aussi froid) affublé comme vêtement thermique d’une peau d’ours et d’un moral d’acier. Pas franchement plus crédible que la séquence Colorado de « Into the wild », elle-même déjà assez rigolote.
Notre héros échappe à quelque jolis rappels bien collants et sauve sa peau (coriace) au milieu des glaçons. Nickel-chrome. Donc Inarritu ose tout, comme dis l’autre, c’est à ça qu’on le reconnaît.
Le film, on peut l’oublier car, malgré de belles images (National Geographic ?) on finit rapidement par s’ennuyer, absence de souffle épique, aucun suspense, tout a déjà été raconté et vu ailleurs, on se prend à attendreavec impatience la prochaine embrouille qui tombera sur le héros, le tout noyé sous des flots de musique hollywoodienne forcément indispensable. Le dernier Tarantino, quoique un peu longuet et poussif, ne se prenait pas autant au sérieux.
Mieux vaut voir ou revoir « Jeremiah Johnson » de S. Pollack ou « Little big man » de A. Pen ou encore relire J. London (« construire un feu ») ou la bédé « The bouncer » de A. Jodorowsky et F. Boucq. Ou encore, voir un autre « survival » en milieu rude comme « La légende de l’homme rapide » de Z. Kunuk, histoire racontée en plein pays inuit (dans le style "je sauve mes bijoux en petite tenue" mais je raccourcis un peu le grand intérêt de ce film).