le C2 Manta
Publié : lun. avr. 13, 2015 06:26
Bonjour,
Pour répondre aux différents articles, j'ai couru dans le Manta, et gagné les championnats du monde de Bala.
Avant d'en arriver au Manta, avec D Jacquet nous avons couru dans divers bateaux lors de notre carrière.
Tout d'abord dans le Tub Feuillette, ensuite le Letman, une émanation de celui-ci : le Maringoin bateau que nous avions bricolé à partir du Letman, en tendant les lignes et en diminuant le volume sur l'avant et l'arrière.
Après la coupe d'Europe de 1880, Marc Guillard est venu nous trouver pour reprendre ce bateau entièrement pour créer le Manta.
Ce bateau était effectivement le bateau le plus rapide n'ayant jamais existé dans les C2 descente.
Nous avons mis un certain temps à nous habituer à la navigation, le bateau étant livré au mois de février pour les championnats du Monde au mois de juillet.
Le manta préfigurait l'aire moderne des C2 avec des lignes tendues avec une diminution importante du volume à l'arrière du bateau, des bouchains bas et arrondis pour les changements de direction. Egalement le giron a été enlevé pour bénéficier de la longueur maximum des lignes : pour moi une étrave qui ne reste pas dans l'eau à l'accélération est une perte de vitesse importante. Les équipiers avec ce bateau étaient dans sur l'axe longitudinal pour la stabilité de l'ensemble.
Il a fallu faire beaucoup de Km en très peu de temps pour maitriser le Manta. Nous avons arrêter la musculation pour passer plus de temps sur l'eau. Nos entrainements étaient de 6 h 30 à 8 h le matin et de 17 h à 19 h 30 le soir plus les WE en rivière. En eau plate nous faisions plus de 25 km par jours.
Après quelques modifications, le bateau a été opérationnel au mois de mai et nous savions qu'avec ce bateau nous serions champion du monde.
Si l'adaptation a été rapide, c'est que avions fait beaucoup de course en ligne tout au long de notre carrière de sportif de haut niveau. Pour être plus efficace, nous pouvions régler le bateau avec des barreaux que nous pouvions déplacer sur des équerres de plus de 15 cm en fonction des rivières.
Malgré que Bala était une rivière sans beaucoup de volume, nous avons navigué sur des grosses rivières sans beaucoup de problème vu le maintien en ligne naturel du Manta.
Réflexions : je pense que naviguer avec des barreaux permettait d'avoir un coup de pagaie plus long sur l'avant et de sortir la pagaie pratiquement devant sa hanche : gain en puissance et en nombre de coup de pagaie.
Que les barreaux permettaient aussi un calage latéral très pointu.
Le Manta a été le bateau le plus abouti de l'époque, poids de course 12 kg avec les barreaux les chandelles et les gonfles. Pour le petit détail les barreaux étaient en kevlar carbone moulés dans une réglette de 2 cm de haut largeur 10 cm et moussés à l'intérieur.
Les pagaies des Mercier bois de 450 gr.
Contrairement à ce qui est indiqué dans Danger Zone, nous gagnions les championnats de Monde avec 17 secondes d'avance et non 5.
Marc Guillard est vraiment un constructeur extraordinaire que la Fédération n'a pas soutenu pour ces équipes de France.
Un petit conseil pour ce qui veulent débuter le C 2 descente, il faut prendre l'habitude de naviguer en eau plate avec une bouteille d'eau de 1, 5 à moitié pleine au fond du bateau lorsque que la bouteille ne bouge plus c'est que les équipiers sont synchros dans le coup de pagaie et navigue à plat.
Je vous souhaite à tous une bonne lecture et j'espère avoir compléter la liste des formes C2 descente.
Vous pouvez me contacter, je me ferais un plaisir à vous répondre.
Cordialement,
Jean Jacques HAYNE
Pour répondre aux différents articles, j'ai couru dans le Manta, et gagné les championnats du monde de Bala.
Avant d'en arriver au Manta, avec D Jacquet nous avons couru dans divers bateaux lors de notre carrière.
Tout d'abord dans le Tub Feuillette, ensuite le Letman, une émanation de celui-ci : le Maringoin bateau que nous avions bricolé à partir du Letman, en tendant les lignes et en diminuant le volume sur l'avant et l'arrière.
Après la coupe d'Europe de 1880, Marc Guillard est venu nous trouver pour reprendre ce bateau entièrement pour créer le Manta.
Ce bateau était effectivement le bateau le plus rapide n'ayant jamais existé dans les C2 descente.
Nous avons mis un certain temps à nous habituer à la navigation, le bateau étant livré au mois de février pour les championnats du Monde au mois de juillet.
Le manta préfigurait l'aire moderne des C2 avec des lignes tendues avec une diminution importante du volume à l'arrière du bateau, des bouchains bas et arrondis pour les changements de direction. Egalement le giron a été enlevé pour bénéficier de la longueur maximum des lignes : pour moi une étrave qui ne reste pas dans l'eau à l'accélération est une perte de vitesse importante. Les équipiers avec ce bateau étaient dans sur l'axe longitudinal pour la stabilité de l'ensemble.
Il a fallu faire beaucoup de Km en très peu de temps pour maitriser le Manta. Nous avons arrêter la musculation pour passer plus de temps sur l'eau. Nos entrainements étaient de 6 h 30 à 8 h le matin et de 17 h à 19 h 30 le soir plus les WE en rivière. En eau plate nous faisions plus de 25 km par jours.
Après quelques modifications, le bateau a été opérationnel au mois de mai et nous savions qu'avec ce bateau nous serions champion du monde.
Si l'adaptation a été rapide, c'est que avions fait beaucoup de course en ligne tout au long de notre carrière de sportif de haut niveau. Pour être plus efficace, nous pouvions régler le bateau avec des barreaux que nous pouvions déplacer sur des équerres de plus de 15 cm en fonction des rivières.
Malgré que Bala était une rivière sans beaucoup de volume, nous avons navigué sur des grosses rivières sans beaucoup de problème vu le maintien en ligne naturel du Manta.
Réflexions : je pense que naviguer avec des barreaux permettait d'avoir un coup de pagaie plus long sur l'avant et de sortir la pagaie pratiquement devant sa hanche : gain en puissance et en nombre de coup de pagaie.
Que les barreaux permettaient aussi un calage latéral très pointu.
Le Manta a été le bateau le plus abouti de l'époque, poids de course 12 kg avec les barreaux les chandelles et les gonfles. Pour le petit détail les barreaux étaient en kevlar carbone moulés dans une réglette de 2 cm de haut largeur 10 cm et moussés à l'intérieur.
Les pagaies des Mercier bois de 450 gr.
Contrairement à ce qui est indiqué dans Danger Zone, nous gagnions les championnats de Monde avec 17 secondes d'avance et non 5.
Marc Guillard est vraiment un constructeur extraordinaire que la Fédération n'a pas soutenu pour ces équipes de France.
Un petit conseil pour ce qui veulent débuter le C 2 descente, il faut prendre l'habitude de naviguer en eau plate avec une bouteille d'eau de 1, 5 à moitié pleine au fond du bateau lorsque que la bouteille ne bouge plus c'est que les équipiers sont synchros dans le coup de pagaie et navigue à plat.
Je vous souhaite à tous une bonne lecture et j'espère avoir compléter la liste des formes C2 descente.
Vous pouvez me contacter, je me ferais un plaisir à vous répondre.
Cordialement,
Jean Jacques HAYNE