Passes à poissons sur la Drôme.
Publié : jeu. nov. 27, 2014 08:02
Pont des Bateliers de Mirabel-et-Blacons : la pratique du canoë kayak officiellement bafouée, le tourisme dénigré.
C'est avec une immense déception que je viens d'apprendre que les instances décisionnaires ont confirmé le projet de construire une passe piscicole à « plots » en dessous du pont des Bateliers, à Mirabel-et-Blacons (rivière Drôme).
Malgré les alertes lancées par le monde du canoë-kayak (écoles, loueurs, comité départemental, organisateurs d'événements sportifs), la dangerosité de ce projet n'a pas été prise en compte et l'expertise des kayakistes (brevet d'état, loueurs, journalistes spécialisés, professeurs de sport) n'a pas été entendue.
En dehors de toute la complexité technique du dossier et des rapports de force totalement inégalitaires dans cette affaire, il fallait juste reconnaitre un fait :
placer un obstacle artificiel dans une rivière représente un danger incontestable pour la pratique du canoë-kayak.
En l'occurrence, le projet n'est pas qu'un obstacle, mais un champ de plots de 40 cm de hauteur, sur une surface de 40 m de longueur et de 7 mètres de large (ou plus) : une ineptie au point de vue de la sécurité des canoës et des kayaks.
Cet ouvrage qui va représenter une véritable verrue dans l'un des sites de baignade les plus appréciés de la vallée va totalement à l'encontre de la vocation « sauvage » de la rivière Drôme. On ne peut plus affirmer depuis longtemps que cette rivière est dénuée de tout ouvrage artificiel.
Si l'on ne peut pas encore prouver que cette construction aura un impact négatif sur le tourisme local, il fait nul doute qu'elle vient totalement décourager les efforts de promotion de la rivière Drôme et des activités nautiques engagés depuis plusieurs années.
Si elles avaient été plus à l'écoute, les différentes parties prenantes auraient pu respecter tous les usages et usagers de la rivière, sans faire passer en force la continuité écologique dont les pagayeurs n'ont jamais remis en question l'intérêt, malgré les sommes considérables déboursées aux frais du contribuable pour permettre à l'apron et aux autres poissons de remonter.
Le principe de concertation entre les usagés de la rivière officiellement déclaré dans le Schéma d'Aménagement de la Gestion des Eaux de la Drôme (SAGE) n'a pas été respecté dans la mesure où la réalisation de ce projet bafoue l'existence et l'intérêt de la pratique sportive sur la rivière Drôme.
La descente en canoë est l'une des activités vedettes de la vallée qui génèrent une économie conséquente.
L'Open Canoe Festival organisé juste en dessous du pont est considéré comme l'un des événements sportifs majeurs par le Département de la Drôme et les collectivités locales qui le soutiennent.
Toutes ces réalités n'ont été ni prises en compte ni respectées.
Au-delà de ce coup de gueule (qui ne concerne qu’une poignée de pagayeurs me direz-vous), je me demande ce que penseront les touristes et les habitants de la vallée qui viennent se baigner par milliers à cet endroit chaque été ? En voyant cet ouvrage béton, se diront-ils « mais pourquoi le principe de concertation des usagers n’a-t-il pas été respecté comme le préconise le SAGE ? » Non, ils se demanderont juste : « comment ont-ils pu construire un truc aussi moche à cet endroit ? »
Avec cet ouvrage, l’ardoise des passes à poissons sur la rivière Drôme va largement dépasser les 3 Millions d’Euros.
Ecoeuré.
C'est avec une immense déception que je viens d'apprendre que les instances décisionnaires ont confirmé le projet de construire une passe piscicole à « plots » en dessous du pont des Bateliers, à Mirabel-et-Blacons (rivière Drôme).
Malgré les alertes lancées par le monde du canoë-kayak (écoles, loueurs, comité départemental, organisateurs d'événements sportifs), la dangerosité de ce projet n'a pas été prise en compte et l'expertise des kayakistes (brevet d'état, loueurs, journalistes spécialisés, professeurs de sport) n'a pas été entendue.
En dehors de toute la complexité technique du dossier et des rapports de force totalement inégalitaires dans cette affaire, il fallait juste reconnaitre un fait :
placer un obstacle artificiel dans une rivière représente un danger incontestable pour la pratique du canoë-kayak.
En l'occurrence, le projet n'est pas qu'un obstacle, mais un champ de plots de 40 cm de hauteur, sur une surface de 40 m de longueur et de 7 mètres de large (ou plus) : une ineptie au point de vue de la sécurité des canoës et des kayaks.
Cet ouvrage qui va représenter une véritable verrue dans l'un des sites de baignade les plus appréciés de la vallée va totalement à l'encontre de la vocation « sauvage » de la rivière Drôme. On ne peut plus affirmer depuis longtemps que cette rivière est dénuée de tout ouvrage artificiel.
Si l'on ne peut pas encore prouver que cette construction aura un impact négatif sur le tourisme local, il fait nul doute qu'elle vient totalement décourager les efforts de promotion de la rivière Drôme et des activités nautiques engagés depuis plusieurs années.
Si elles avaient été plus à l'écoute, les différentes parties prenantes auraient pu respecter tous les usages et usagers de la rivière, sans faire passer en force la continuité écologique dont les pagayeurs n'ont jamais remis en question l'intérêt, malgré les sommes considérables déboursées aux frais du contribuable pour permettre à l'apron et aux autres poissons de remonter.
Le principe de concertation entre les usagés de la rivière officiellement déclaré dans le Schéma d'Aménagement de la Gestion des Eaux de la Drôme (SAGE) n'a pas été respecté dans la mesure où la réalisation de ce projet bafoue l'existence et l'intérêt de la pratique sportive sur la rivière Drôme.
La descente en canoë est l'une des activités vedettes de la vallée qui génèrent une économie conséquente.
L'Open Canoe Festival organisé juste en dessous du pont est considéré comme l'un des événements sportifs majeurs par le Département de la Drôme et les collectivités locales qui le soutiennent.
Toutes ces réalités n'ont été ni prises en compte ni respectées.
Au-delà de ce coup de gueule (qui ne concerne qu’une poignée de pagayeurs me direz-vous), je me demande ce que penseront les touristes et les habitants de la vallée qui viennent se baigner par milliers à cet endroit chaque été ? En voyant cet ouvrage béton, se diront-ils « mais pourquoi le principe de concertation des usagers n’a-t-il pas été respecté comme le préconise le SAGE ? » Non, ils se demanderont juste : « comment ont-ils pu construire un truc aussi moche à cet endroit ? »
Avec cet ouvrage, l’ardoise des passes à poissons sur la rivière Drôme va largement dépasser les 3 Millions d’Euros.
Ecoeuré.