Je pense que dans la grande majorité des cas le simple mouflage est largement suffisant. La force dévellopée par un double mouflage pourrai arracher les points d'attaches de nos kayaks s'il ne se décoince pas.
Un jour sur la Restonica (avec un fort gros débit ) j'ai vu un bateau coincé en cravate. Le siege, les bosses et tous les points d'encrages était arrachés. Je pense que les gars y ont passé plusieurs heures pour en arriver à le mettre dans cet état là...
Une autre anectode me viens à l'esprit où l'on a du utiliser un double mouflage :
Sur la triple chute de la
Sognedalselva en Norvège, un gars du groupe nage au pied de la 2ème chute. La configuration est celle de la tasse de thé : les parois sont lisses, en dévers et la seule sortie est de sauter la dernière chute ( qui doit bien faire sa 10aine de mètres... ).
Je débarque sur un petit rocher pour lui lancer une corde. Dans la précipitation ma pagaie s'échappe. J'arrive à ramener le pote sur mon îlot mais son bateau s'en va plus bas et sa pagaie ne réapparait pas.
Bref : on se retrouve à 2 avec juste un bateau et plus de pagaies. Heureusement le reste de l'équipe ne s'étaient pas engagés et nous regardaient du haut. Ils nous ont envoyé une corde d'escalade et un baudrier. Grace à un double mouflage ils ont pu sortir le nageur. Pendant le temps qu'a pris la manip', par miracle sa pagaie est soudain réapparue. Je m'en suis emparé et j'ai sauté la dernière chute avec mon kayak et sa pagaie.
A noter, lors du débriffing que l'on as fait le soir autour du feu on est arrivé à cette conclusion :
Dans la mesure où personne n'était blessé, on aurait mieux fait de lui descendre un kayak et une pagaie. C'est beaucoup plus facile et moins dangeureux que de remonter le gars à la force des bras. Comme la paroi était lisse et en dévert, il pendouillait dans le vide pendant toute la remontée.
Laurent