marsup a écrit :
je croie qu'il faut faire très attention et ne pas se prendre pour une élite, qui pourrait interdire à d'autres de pratiquer sous prétexte que se sont des touristes, où de professionnel de l'eau vive.
et tant que tu parle de wilderness, je te conseille de lire les thèses de bielsa:
http://www.mountainwilderness.fr/lassoc ... ?task=view
Je ne vois pas exactement où je me prends pour une élite. Quant aux thèses, je les ai lues, et je pense bien avoir compris de quoi il s'agissait.
ensuite il est bon de mettre en rapport la pollution faite par la modification des débits, le bétonnage des berges, les infrastructures (industriel ou d'habitats) hors normes, et la fréquentation des sites. et là aie! sans nier l'impact de la fréquentation, cela reste minime en rapport au reste.
alors je trouve choquant de prendre les gens pour des cons et de leur dire, si pas de licence ffck, pas de rivières pour vous, mais vous pouvez payer pour du bassin artificiel, beau projet

!
et si vous avez pas de thunes, regardez la télé et peut être vous vous paierez du coca
Encore une fois, je ne vois pas où je prends les gens pour des cons, ni que je demande une licence ffck... pour moi les gens sont libres.
Le CK est une activité (tout comme le ski "naturel", l'escalade, la plongée) dont l'abord est trop "sélectif" pour que les rivières soient envahies à partir du moment où l'accès n'est pas incité ou fédéré par des assoc. ou des professionnels.
Combien crois-tu qu'il y aurait de skieurs dans les montagnes si les professionnels (stations etc) n'y avaient pas mis leur grain de sel ?
Le résultat aujourd'hui c'est que tu peux faire des ascensions de 10h et te retrouver au sommet avec toute une foule de personnes qui sont montées par le télésiège, venues déposer quelques emballages plastiques et repartir ! Moi perso ca me gâche le plaisir, il n'y a plus de "wilderness".
Comme l'a bien dit l'abeille kool, le kayak de rivière est une activité qui doit rester confidentielle.
Maintenant, si on veut que ce soit un sport qui se développe, se médiatise, etc, alors je pense que le bassin artif est UNE solution possible.
C'est sûr qu'il ne s'agit pas de bétonner une belle nature, mais moi ce que je constate à StLaurentBlangy par exemple, ou à Huningue, c'est que le stade s'intègre parfaitement au paysage urbain, et qu'il a permis de réhabiliter un site qui était déjà "pollué" et à l'abandon.
De ce point de vue c'est plutôt positif.
Le bétonnage des berges ?? qu'est-ce que le béton des bassins artifs en comparaison de tout le béton des autres construction?? (combien de béton à la base d'une éolienne?)
L'électricité des pompes ?? une goutte d'eau également.
Je ne veux pas dire qu'il faille tout négliger, mais il faut rendre à ces arguments le poids qu'ils ont réellement.
Quant aux piscines, je ne pense pas qu'il soit sérieux d'envisager aujourd'hui que l'on pourrait s'en passer.
Si tous les nageurs de piscine se précipitent dans les lacs et rivières, le résultat sera bien pire.
Bien entendu on peut aussi régresser et ne plus apprendre aux gens à nager (qu'ils apprennent tout seul, sur leur propre initiative) et cela règlera le pb!!
Du côté "écologique", franchement, au risque de choquer, et en avouant ne pas avoir réfléchi là-dessous plus que çà, je ne suis que très peu convaincu par les arguments que j'ai pu entendre.
Beaucoup semblent se triturer la tête pour savoir si notre sport est "écologique"...
On dirai que certains pensent sauver la planète en faisant les navettes à vélo (ce que je fais assez souvent moi-même d'ailleurs), en covoiturant etc... mais qu'elle est cette économie si on la compare à untel qui fait 80km/jour pour se rendre à son travail (alors qu'il n'a qu'à déménager, ce con

) ???
excusez-moi mais le côté "on fait chacun un peu quelque chose", ca me laisse perplexe....
pour moi, sauver la planète, c'est sortir de la logique de "croissance" comme condition sine qua non de l'avenir -- point barre.
Pour cela il faut s'attaquer à des problèmes de fond, comme par exemple, la maîtrise de la monnaie par les banques, qui créent de l'argent artificiel sous forme de dettes, et qui par le biais des intérêts des prêts, obligent le monde à une croissance perpétuelle.
C'est aussi s'attaquer au problème de la maîtrise des naissances, etc. Des sujets plutôt complexes !
Mais je dérive (un peu) du sujet, sorry.
JEFF a écrit :
Nickel pour valoriser notre activité...!
Avec ton système, dans la tête de la prochaine génération : Canoe Kayak = pratique entre 2 murs de béton.
Franchement, ce qu'il y a dans la tête des prochaines générations, ca te dérange ??
La pratique entre 2 murs de bétons n'est pas moins valorisante que le reste...
Tu oublies probablement que la pratique commerciale permet également à bcp de découvrir l'activité et de devenir pratiquant régulier... et passionné...
C'est bien ce qui m'inquiète!
Et si c'est cet aspect qui t'intéresse, alors un stade d'eau vive au coeur d'une ville est encore mieux!!
Mais moi, une fois sorti du stade d'eau vive, qui m'a permis de m'entraîner régulièrement, je veux retrouver la nature sauvage et la solitude.
Tout comme, une fois sorti de la piscine, où j'ai appris à bien nager, je veux pouvoir traverser un lac de montagne intact et créer l'unique trace sur l'eau.
Ca me ferait bien chier de faire ca avec les cris des marmots en bruit de fond, en slalomant pour éviter les pédalos!
Qu'on me comprenne bien: il ne s'agit pas d'égoîsme dans le sens "moi mais pas les autres"... je pense qu'il y a un équilibre à trouver qui permet à ceux qui comme moi ressentent le besoin de la solitude et la contemplation de la nature de pouvoir la trouver.
riton07 a écrit :algess,je trouve tes propos sur l'interdiction des rivières naturelles aux touristes vraiment limites.
1/ si les activités comerciales sont interdites,en tant que kayakiste tu pourrais etre le suivant sur la liste (on pourrait aussi interdire les randonneurs ,les grimpeurs,et autres vetetistes...etc.....)
2/ c'est méprisant pour les touristes qui ,eux aussi ,peuvent aimer le lieu pour sa beautée et ne pas avoir envie de finir entre deux murs de béton.
3/c'est méprisant pour les pro de l'eaux_vives (je parle pas pas des grosses locs sur ardeche ou dordogne)qui sont des passionnés et qui n'ont pas attendus pour faire du develloppement durable.
bref,avec ce genre de raisonnement,nous autres,ardechois pourrions etre contre l'ouverture de nos rivières aux estrangers,parigots ou autres allemands ou il se trouverai bien des kayakistes corses pour vouloir nous interdire l'accès a l'ile....
Tout est une question de nombre... faire découvrir une belle nature à 2 pelés et 3 tondus sans chercher à faire du chiffre, si là est l'objectif des pros, alors ils ont ma bénédiction.
Du point de vue de l'"interdiction", elle vise les pros qui font du chiffre.
Certaines rivières d'Alsace, je crois, sont "interdites aux groupes de plus de xx personnes".. voilà un exemple de réglementation raisonnable, et qui semble bien viser les pros.
Les gens en tant qu'individuels responsables de leurs actes, sont libres de faire ce qu'elles veulent. Mais toujours dans certaines limites.
D'ailleurs à ton point 3/ .... ne crois-tu pas que c'est ce qui nous pend au nez le jour où l'activité CK aura dépassé un certain seuil critique ?? La corse peut-elle accueillir 10000 kayakistes la première semaine d'avril ???
N'auras-t-on pas perdu quelque chose le jour où on prendra un tiquet déterminer l'ordre de passage de la chute x ou y ?
D'où ma suggestion (bien modeste!!) au débat, qu'éventuellement le stade d'eau vive serait utile pour la pratique massive, pour préserver les sites naturels.