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Re: Gratiuté des secours ... jusqu'à quel point

Publié : lun. nov. 02, 2009 19:24
par David
ricou a écrit : Autre détail : je ne partage absolument pas l'avis de Stefan. Une vie a bien plus de valeur que n'importe quel budget (par principe, hélas, initialement sous-évalué dans notre société capitaliste !).
Je ne pense pas que c'est ce qu'a voulu dire Stefan.

Le truc, c'est qu'on est quand même bien obligé de parler de budgets et d'argent quand on aborde le sujet des secours, de la santé, etc... précisemment parce que les budgets, les moyens financiers, humains, ne sont pas illimités. Mobilier des dizaines et des dizaines de personnes pendant plusieurs jours parce que tu fais le con en dépit du bon sens, oui, moi ça me choque. De là à vouloir faire payer les secours, il y a un monde. Mais c'est une bonne chose que de prendre conscience du coût financier de ce type d'opération. Avec ces 30 ou 40 000 euros dont on parle dans ce cas, on fait combien d'interventions ailleurs? on renouvelle ou modernise quel équipement? on recrute même une personne de plus à l'année?

La petite piqûre de rappel créé par ce sauvetage très couteux me semble bienvenue. La plupart des Français ne réalisent pas la chance énorme qu'ils ont de bénéficier de secours gratuits, d'un système de santé tel que le nôtre, et j'en passe. On est des privilégiés, mais beaucoup de gens l'oublient. Tout cela semble acquis. On se prend un petit congé maladie de complaisance de temps en temps pour aller se promener, où on se lance sur le mont blanc sans guide et sans préparation, en sachant qu'on peut toujours faire le trajet retour en hélico si ça tourne mal. Cela relève du même état d'esprit à mes yeux. Et ce sont ce genre de dérapages qui pourraient bien un jour arriver à nous priver de ce système, quand les gens qui restent dans leur jardin, comme le dit Stefan, en auront marre de passer à la caisse pour les énergumènes comme nous qui aiment s'amuser en plein-air.

L'idée serait d'arriver à responsabiliser les gens davantage, mais bien malheureusement, ça passe aussi parfois par le porte-monnaie. On n'en est pas encore là heureusement.

Re: Gratiuté des secours ... jusqu'à quel point

Publié : lun. nov. 02, 2009 19:30
par silverback
mais quand meme 40 000 euros sa parait enorme qu'es ce qui revient si chere dans ce genre de sauvetage ? c du fil d'or qu ils utilisent?

Re: Gratiuté des secours ... jusqu'à quel point

Publié : lun. nov. 02, 2009 20:31
par ricou
David a écrit :On est des privilégiés, mais beaucoup de gens l'oublient. Tout cela semble acquis. On se prend un petit congé maladie de complaisance de temps en temps pour aller se promener :o .
Ca ne m'est jamais arrivé ce genre de comportement (et pourtant il y a des crues qui en vaudraient presque la peine, mais par respect pour ceux à qui l'on doit tout cela, de tels comportements sont inacceptables). J'ai la naïveté de penser que la majorité des médecins a aussi des principes.

La remarque de Jeesus en bas de la page 1 est passée inaperçue mais elle est bien dans le débat (donc attaquable naturellement) :
jeesus a écrit :réduction des budgets pour l'éducation, la culture, augmentation des budgets de l'armée, etc... On pourrait pas commencer à faire des économies sur cela plutôt que sur la vie des gens (désolé si les propos choquent mais ce que j'ai lu m'inquiète beaucoup)
Tout cela m'inspire, pour rappel, il y a un mois : crash entre deux avions Rafale :
"Ces dernières heures, les recherches ont mobilisé le Mistral, un important "bâtiment de projection et de commandement", deux avisos, le Commandant Ducuing et l'Ailette, avec à son bord une équipe de plongeurs pour localiser les épaves des deux Rafale, ainsi qu'une vedette de douanes. Dans les airs, se relaient un Atlantique 2 et un Falcon 50 de la Marine nationale, un F406 des douanes, un CASA-212 de surveillance maritime espagnol et les hélicoptères de bord du Mistral. "

Et au final, qui paye ? LES FRANCAIS et fort heureusement, car la vie ne se chiffre pas que ce soit celle d'un pilote, d'une grand-mère ou d'un jeune spéléo même foufou (ce qui est rare dans cette activité).

Que nos moyens militaires soient en mission d'entraînement ou disponible pour secourir nos compatriotes, je ne vois pas pourquoi cela générerait une augmentation des impôts.

Re: Gratiuté des secours ... jusqu'à quel point

Publié : lun. nov. 02, 2009 20:42
par loïcs
(Certains discours font peur ... :( pas toi ricou j ai lu ton post a posteriori 8-) )

Je suis d'accord qu'il y en a marre du touriste qui loue sa planche a voile et se lance dans du force 10 sans connaissance. Il y en a marre des gens qui prennent des risques inconsideres dans tous les sens.

Mon probleme vient du fait que si cette action debouche elle fera jurisprudence. Dans ces cas la, la limite entre prises de risques "consideres" et "inconsideres" est impossible a definir.

Nos slalomeurs ne prennent pas de risques inconsideres a descendre Bourg Saint Maurice par 40metres cubes, mais la menagere de -de 50ans qui n a jamais mis le cul dans un bateau oui !
Nos freestyleurs ne prennent pas de risques inconsideres a surfer Hawaii sur Rhone par gros niveau, mais la section loisir du club de la mulatiere oui
...

La liste peut etre longue.

Qui sera competent pour juger de cette limite qui varie selon les personnes, la meteo, l'etat de forme, ...

Il faut absolument se battre pour la gratuite des secours, pratiquer nos activites selon notre niveau, s'assurer en plus si necessaire et sensibiliser les pratiquants.

Mais surtout ne pas partir sur un systeme de secours payants ou non suivant la dangerosite etabli par un texte de loi inapplicable sur le terrain !

Re: Gratiuté des secours ... jusqu'à quel point

Publié : lun. nov. 02, 2009 20:45
par ricou
un sage vient de parler... que les Dieux t'entendent !

Re: Gratiuté des secours ... jusqu'à quel point

Publié : lun. nov. 02, 2009 20:47
par marsup
coucou

la gratuité des secours était un acquis: elle ne l'est plus comme par exemple sur les domaines skiables.

la gratuité et la liberté de déplacements était un acquis: elle ne l'est plus depuis qu'il y a les autoroutes, les zones raquettes a neige et les stade d'eau vives

c'est soi disant pour des principes de responsabilisation quand a l'environnement qu'on installe des parking payant qui ne servent qu'a écarter les moins riches des sites et à remplir les caisses des gestionnaire et constructeur.

alors faire passer les secours type pompiers et PGHM payant je trouve que même dans un principe de responsabilisation c'est une grosse erreur. cela ne changera rien au comportement.

oui y'a quelque gars qui on fait une sorti spéléo au mauvais moment.

oui les secours coute cher, surtout sous terre ou en hélico.

mais aborder cela sous cette angle est pas aproprié du tout.

bien sur que si les gars savait le prix de leur sortie, il ne l'aurait pas fait.

combien de sorties se sont bien passé sans qu'on en parle?

je pense il y a plus a gagner en thunes par la collectivité par l'information et la formation que par le tiroir caisse après coup.

alors les secours gratuit du pghm et des pompiers sont comme dise certain un acquis, mais ils sont loin de l'être et en prétend l'oreille et la réflexion à ce genre de raisonnement on s'expose à:
- faire payer trés cher ce qui dans leur loisir ou leur activité pro se bouge en pleine nature et à qui il arrive une merde.
- faire payer à cause de tel principe l'accès a la pleine nature pour tous sous principe de sécurité et/ d'environnement
- avoir des raisonnement réac sur les obèses, les fumeurs, les mixeurs, les soi disant malade, et tout ceux qui on envie de partir sans guide.

je continuerai de guider les gens en kayak et de les accompagner en rando si ils en on envient.
je continuerai de ne pas vouloir prendre de guide quand je vais faire une sortie cayon, montagne, spéléo

vive les accés libre et gratuit
vive l'éducation, la formation et la connaissance de soi.

philippe

Re: Gratiuté des secours ... jusqu'à quel point

Publié : lun. nov. 02, 2009 22:10
par tryxan
que les secours soient gratuits ou pas ça ne change pas grand chose pour celui qui en a besoin, dans tous les cas c'est l'assurance qui paye. la grande différence est pour l'organisateur des secours qui lui est payé pour son intervention, il faut bien mettre du pétrole dans l'hélico et comme cela a été dit les budgets ne sont pas illimités.

après c'est clair qu'il est impossible de dire qui a pris trop de risque ou qui n'a pas eu de assez de chance, mais il ne faut pas rêver la mode n'est plus au gratuit. il y a déjà pas mal de pays ou en arrivant à l'hosto on te demande d'abord qui paye !

Re: Gratiuté des secours ... jusqu'à quel point

Publié : mar. nov. 03, 2009 10:09
par Frederic BERNARD
Voir le Communiqué FFS ci-dessous, comme souvent en Secours Spéléo (2cas / 2 ds mon expérience perso), les pompiers ont gonflé la note SANS INTERVENIR SOUS TERRE :

F É D É RA T I O N F R A NÇ A I S E D E SP É LÉ O L O GIE
Le 02/11/09
Communiqué de presse de la Fédération Française de Spéléologie (FFS)
Le dimanche 1er novembre 2009, l’ensemble des médias français développait largement leurs titres sur une
double plainte déposée par le SDIS de la Drome à l’encontre de deux spéléologues secourus au Sciallet des
Chuats entre les 23 et 25 octobre dernier sur la commune de Bouvante.
La FFS a pris note de l’annonce faite ce jour, que la plainte du SDIS de la Drome n’irait éventuellement pas
à son terme, mais entend cependant réagir sur ce qu’elle considère comme étant une stigmatisation
infondée de la spéléologie et de ceux qui la pratiquent.
En effet les propos tenus, pour la plupart fantaisistes et non étayés, constituent autant d’attaques contre les
valeurs d’une pratique raisonnée, respectueuse et solidaire de la spéléologie portées par la Fédération
Française de Spéléologie au travers de ses différentes commissions spécialisées, de ses comités et clubs et
de l’ensemble de ses adhérents.
La Fédération Française de Spéléologie ne peut accepter :
- La remise en cause de la compétence et de la connaissance du milieu souterrain de ses membres et
cela d’autant plus lorsque ceux-ci apportent leur contribution à la connaissance scientifique d’un milieu qui
présente de multiples intérêts pour la collectivité (structure des terrains, préhistoire, circulation des eaux
souterraines, connaissance de la faune cavernicole, étude des pollutions et contaminations en provenance
de la surface…). Tel était bien l’objectif des explorateurs dans le gouffre des Chuats car cette cavité
récemment découverte permettait une collecte d’informations d’ordre scientifique unique et novatrice en
terme de connaissance de ce secteur souterrain du Vercors.
- La prétendue inconscience des personnes incriminées alors que celles-ci avaient non seulement veillé
à respecter toutes les règles de précaution et de prévention nécessaires à une pratique en sécurité mais
également à organiser avec minutie l’expédition. Cela faisait plus d’un mois qu’un bivouac avait été mis en
place dans cette cavité en vu de cette expédition et plusieurs sorties préalables avaient permis à cette
équipe de connaître un niveau d’eau de la cavité exceptionnellement bas en cette période. Un arrêté de
restriction des eaux sur cette commune témoigne, depuis juillet 2009, des niveaux des eaux particulièrement
bas dans ce secteur. Enfin, la météo prise préalablement à cette expédition pour la semaine indiquait bien
des chutes d’eau, mais ne laissant présager aucun risque majeur au regard de l’ensemble des éléments pris
en considération pour la réalisation de cette sortie, et sans commune mesure avec celle réellement
enregistrées en fin de semaine.
Elle ne peut également cautionner :
- L’attaque portée publiquement à une victime dans le cadre d’une opération de secours car elle est
une atteinte à la déontologie des sauveteurs dont la seule préoccupation devrait être de pouvoir se
concentrer sur la sauvegarde de la personne sans que vienne interférer une quelconque notion de
responsabilité du secouru.
- La remise en cause du déroulement de l’opération de secours, conduite par le Spéléo Secours
Français (commission spécialisée de la Fédération Française de Spéléologie) sous la direction de l’autorité
requérante qui en a validé les différentes phases et notamment le dimensionnement des équipes. Les 54
sauveteurs du SSF mobilisés étaient non seulement nécessaires à la réalisation des différentes missions de
l’opération mais ils étaient également les seuls à posséder les compétences requises pour intervenir dans
une telle cavité, aucun des personnels du SDIS 26 n’étant compétent dans ce domaine. Ils ont de plus été
mobilisés sur un temps le plus court possible entre le vendredi soir et la nuit du samedi au dimanche.
FÉ D É R A T I ON FR A NÇ A I S E DE S P É LÉ O L OG I E
28 rue Delandine, 69002 LYON - Tél : 04 72 56 35 76 - Fax : 04 78 42 15 98 - E-mail : ffs.lyon@wanadoo.fr
Site Internet : www.ffspeleo.fr
Association loi de 1901. Ag réée par les Minist ères de la Jeunesse et des Sport s( ag rément Jeunesse et Sport s, ag rément Jeunesse et Éduc at ion Populaire) , et de l'Environnement

Re: Gratiuté des secours ... jusqu'à quel point

Publié : mar. nov. 03, 2009 10:28
par san_a
tryxan a écrit : mais il ne faut pas rêver la mode n'est plus au gratuit
Non, la mode est au suicide (c) PDG France Télécom/Orange

Re: Gratiuté des secours ... jusqu'à quel point

Publié : mar. nov. 03, 2009 10:57
par oligo64
Voici la réponse du spéléo secours ...

http://www.speleo-secours-francais.com/ ... Itemid=178

notez que les 52 sauveteurs du ssf qui sont allés sous terre ne sont pas des pompiers ... dans quasiment tous les spéléo secours, ils s'occupent de la logistique de surface ! même l'équipe chargé de médicaliser la victime est composé de bénévole (médecin spélo ...)
étant moi même équipier et chef d'équipe au spéléo secours, je peux vous dire qu'avec indemnités ou non, on est près pour intervenir à tout moment sur n'importe quel secours sous terre ... (même si on en a pour 200 euros de notre poche ...

il faudra peut être appeler les pompiers que quand le gars est sortie ? pour éviter ces dérives ... du style "allo, j'ai un copain qui vient de glisser sur une limace, il a le fémur cassé ..."

maintenant, je suis pour analyser les raisons de l'incident avec des critères très objectifs ... car les mecs qui font n'imp ... y en a dans toutes les disciplines ... et eux, ils ne faut pas les rater ... ex: aller grimper en haute montagne dans le brevant à chamonix sans casque et en tong pendant la marche d'approche ... etc ... comme les gens en baskets sur les névés !

un spéléo qui aimerait que l'on parle de sa passion un peu moins par le biais des accidents ... :(

pour ceux qui aimerat découvrir l'activité autour de Pau ^^
http://scbaudreix.canalblog.com/albums/ ... index.html

Re: Gratiuté des secours ... jusqu'à quel point

Publié : mar. nov. 03, 2009 17:44
par eiger1004
Et pourquoi ce serait pas l'assurance de la licence qui payerait tout simplement?
Si on ski sans licence FFS ou sans carte neige (ou CB Gold) on payera l'hélico, Est-ce anormal?
Ca pourrait être pareil avec nos assurances auto.
On n'arrète pas de s'assurer, il faut bien que les assurances payent de temps en temps.

Evidemment on évitera de faire comme dans certain pays, te demander si tu es assuré avant de te secourir.

Gratiuté des secours ... jusqu'à quel point

Publié : mar. nov. 03, 2009 18:02
par buni
J'espère que ce message ne sera pas trop long et pourra passer. En fait il semble bien que le SDIS n'ai pas le droit de porter plainte.
Je trouve la réaction de la FFS (Fédération de spéléo) Très bien et je vous la livre in extenso :

Pour donner un autre éclairage que celui du sdis sur l'affaire, voici un Communiqué de presse de la Fédération Française de Spéléologie (FFS)

(http://www.speleo-secours-francais.com/ ... Itemid=178)

Le dimanche 1er novembre 2009, l’ensemble des médias français développait largement leurs titres sur une double plainte déposée par le SDIS de la Drôme à l’encontre de deux spéléologues secourus au Scialet des Chuats entre les 23 et 25 octobre dernier sur la commune de Bouvante.

La FFS a pris note de l’annonce faite ce jour, que la plainte du SDIS de la Drôme n’irait éventuellement pas à son terme, mais entend cependant réagir sur ce qu’elle considère comme étant une stigmatisation infondée de la spéléologie et de ceux qui la pratiquent.

En effet les propos tenus, pour la plupart fantaisistes et non étayés, constituent autant d’attaques contre les valeurs d’une pratique raisonnée, respectueuse et solidaire de la spéléologie portées par la Fédération Française de Spéléologie au travers de ses différentes commissions spécialisées, de ses comités et clubs et de l’ensemble de ses adhérents.
La Fédération Française de Spéléologie ne peut accepter :

* La remise en cause de la compétence et de la connaissance du milieu souterrain de ses membres et cela d’autant plus lorsque ceux-ci apportent leur contribution à la connaissance scientifique d’un milieu qui présente de multiples intérêts pour la collectivité (structure des terrains, préhistoire, circulation des eaux souterraines, connaissance de la faune cavernicole, étude des pollutions et contaminations en provenance de la surface…). Tel était bien l’objectif des explorateurs dans le gouffre des Chuats car cette cavité récemment découverte permettait une collecte d’informations d’ordre scientifique unique et novatrice en terme de connaissance de ce secteur souterrain du Vercors.
* La prétendue inconscience des personnes incriminées alors que celles-ci avaient non seulement veillé à respecter toutes les règles de précaution et de prévention nécessaires à une pratique en sécurité mais également à organiser avec minutie l’expédition. Cela faisait plus d’un mois qu’un bivouac avait été mis en place dans cette cavité en vu de cette expédition et plusieurs sorties préalables avaient permis à cette équipe de connaître un niveau d’eau de la cavité exceptionnellement bas en cette période. Un arrêté de restriction des eaux sur cette commune témoigne, depuis juillet 2009, des niveaux des eaux particulièrement bas dans ce secteur. Enfin, la météo prise préalablement à cette expédition pour la semaine indiquait bien des chutes d’eau, mais ne laissant présager aucun risque majeur au regard de l’ensemble des éléments pris en considération pour la réalisation de cette sortie, et sans commune mesure avec celle réellement enregistrées en fin de semaine.

Elle ne peut également cautionner :

* L’attaque portée publiquement à une victime dans le cadre d’une opération de secours car elle est une atteinte à la déontologie des sauveteurs dont la seule préoccupation devrait être de pouvoir se concentrer sur la sauvegarde de la personne sans que vienne interférer une quelconque notion de responsabilité du secouru.

* La remise en cause du déroulement de l’opération de secours, conduite par le Spéléo Secours Français (commission spécialisée de la Fédération Française de Spéléologie) sous la direction de l’autorité requérante qui en a validé les différentes phases et notamment le dimensionnement des équipes. Les 54 sauveteurs du SSF mobilisés étaient non seulement nécessaires à la réalisation des différentes missions de l’opération mais ils étaient également les seuls à posséder les compétences requises pour intervenir dans une telle cavité, aucun des personnels du SDIS 26 n’étant compétent dans ce domaine. Ils ont de plus été mobilisés sur un temps le plus court possible entre le vendredi soir et la nuit du samedi au dimanche.
* L’annonce d’un coût prohibitif de l’opération alors que sur les 30 000 à 40 000 euros annoncés la part correspondant à l’intervention des 54 sauveteurs du Spéléo Secours Français sur cette opération s'élève à 11 770 €, soit un coût de seulement 218 € par sauveteurs SSF engagés (frais de déplacements, pertes de matériel, matériel consommable utilisé et indemnisation horaire durant le temps d’opération inclus).

La Fédération Française de Spéléologie déplore que cette opération de secours, qui a été une entière réussite sur le plan technique et humain, n’ait été le prétexte d’une nouvelle remise en cause de la gratuité des secours pourtant clairement réaffirmée dans la loi de modernisation de la sécurité civile du 13 août 2004.

En vous remerciant de toute l’attention que vous pourrez porter à ce communiqué afin que les spéléologues eux-mêmes puissent être entendus, nous restons, Madame, Monsieur, disponibles pour vous fournir de plus amples informations, voir de nous rendre disponibles pour toutes interviews, confrontation ou échanges sur ce sujet.

Re: Gratiuté des secours ... jusqu'à quel point

Publié : mar. nov. 03, 2009 19:00
par taz71
malheureusement, le SDIS est tout à fait en droit de déposer une plainte, le procureur peut lui seul classer l'affaire sans suite. Mais vu le tapage médiatique, il faut s'attendre à un jugement. Je ne doute pas qu'il sera en faveur de la gratuité des secours (enfin j'espère...)

Re: Gratiuté des secours ... jusqu'à quel point

Publié : mar. nov. 03, 2009 19:55
par Frederic BERNARD
Eh les gars, vs lisez avant de poster ??
Ca fait TROIS fois que le communiqué FFS est posté , on a compris :mrgreen: :mrgreen:

Ceci dit, j'aime bcp l'attitude de la FFS qui défend sa pratique et ces adhérents, j'ai pas l'impression que ça soit la politique FFCK :oops:
La FFS a toujours attaqué les arrêtés d'interdiction de pratique, pour le Kayak ce sont les responsables locaux qui font ce qu'ils peuvent (voir le 05 en Juin 2008), ça n'a pas le mm poids !

Il est vrai qu'il y a des sponsorts à ne pas fâcher et que la défense de l'activité peut vexer des Préfets ou des Ministères ...

Re: Gratiuté des secours ... jusqu'à quel point

Publié : mar. nov. 03, 2009 20:46
par eiger1004
J'ai peut-être pas tout compris.
Un gars qui fait que du kayak de rivière, et qui ne fait jamais de compétition, quand il prend une licence à la FFCK, c'est bien pour être assuré, non?
Alors si les secours deviennent payant sa licence lui servira, sinon, elle peut lui servir à quoi?
En cas de non licence, s'il se blesse à une épaule par exemple, les frais médicaux sont à sa charge ou remboursés par la sécu?

Re: Gratiuté des secours ... jusqu'à quel point

Publié : mar. nov. 03, 2009 22:00
par tryxan
Il y a peu de chance que le kayak fasse partie des activités assurées, c'est plutôt dans la rubrique "sports à riques" je pense.

quand à l'hélico au ski, c'est différent parce que ce n'est pas sur le domaine publique, la société qui exploite les remontées sous-traite le rapatriement en helico à une autre société. la victime (ou son assurance) paye donc la facture pour le transport mais c'est la sécu qui paye l'hosto, normal.

Re: Gratiuté des secours ... jusqu'à quel point

Publié : jeu. nov. 05, 2009 11:15
par oberwasser
taz71 a écrit :malheureusement, le SDIS est tout à fait en droit de déposer une plainte, le procureur peut lui seul classer l'affaire sans suite. Mais vu le tapage médiatique, il faut s'attendre à un jugement. Je ne doute pas qu'il sera en faveur de la gratuité des secours (enfin j'espère...)
il me semble que c'est plutot un probleme chez le SDIS 26 - ils ont eu une role importante pour la logisitique en SURFACE, mais pour la presse c'est moins interessante...

il y en a aussi des departements ou la cooperation entre Speleo Secours et SDIS ce passe bien, par exemple dans le 68 (Alsace)

Re: Gratiuté des secours ... jusqu'à quel point

Publié : jeu. nov. 05, 2009 11:46
par djmaltek
Le point sur le cout des secours en montagne

http://brianconescalade.free.fr/secourspayant.htm

Re: Gratiuté des secours ... jusqu'à quel point

Publié : jeu. nov. 05, 2009 23:50
par Whipzone
Je viens de regarder ce soir au niveau de l'assurance fédérale.
Le montant pour frais de recherche et de secours est de 7500 euros.
L'assurance Iasport+ proposée en complément (moins de 10 euros à l'année) et qui étend beaucoup de plafonds, sauf celui-ci, qui reste figé à 7500 euros.
En gros, faut pas se faire mal au fond d'une gorge. :?

Re: Gratiuté des secours ... jusqu'à quel point

Publié : ven. nov. 06, 2009 09:39
par jeremy
7500 c'est pas beaucoup, je me demande si une assurance comme celle du CAF ou du vieux campeur ont un plafond plus haut ?

Re: Gratiuté des secours ... jusqu'à quel point

Publié : ven. nov. 06, 2009 11:44
par jeremy
Mode auto reponse : ON

La carte vieux campeur couvre les frais de secours a hauteur de 11400€ pour le caf j'ai pas trouvé ...

Mode auto reponse : OFF

;)

Re: Gratiuté des secours ... jusqu'à quel point

Publié : ven. nov. 06, 2009 15:56
par loïcs
http://fr.news.yahoo.com/63/20091106/to ... 6b5ef.html

Avec une affaire comme ça, je ne vois pas comment la premiere plainte peut aboutir

"Madame la directrice de cabinet du Préfet a requis un spécialiste du Spéléo Secours Français rompu aux interventions en milieu souterrain"

:shock:

Re: Gratiuté des secours ... jusqu'à quel point

Publié : ven. nov. 06, 2009 23:07
par tryxan
Joker-eph a écrit :
tryxan a écrit :Il y a peu de chance que le kayak fasse partie des activités assurées, c'est plutôt dans la rubrique "sports à riques" je pense.
Tu veux dire que le kayak ne serait pas assuré par l'assurance couplée à la licence délivrée par la fédération de .... kayak ? :?
non je parlais de la sécu, enfin plutot de l'assurance loisirs qu'on a tous avec son logement.

Re: Gratiuté des secours ... jusqu'à quel point

Publié : jeu. nov. 12, 2009 20:40
par manimal
zmarzwoing a écrit :Ouuuuh putin!! Les copins on va finir par se mettre à la ligne et arréter la rivière, avec les côtes cassées, les tympans, les entorses, les fractures et même les hélitreuillages ca va finir par nous faire cher!!! :lol: ;)
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Pour notre hélitreuillage c'était gratos parce qu'on était en Haute Montagne (PGHM) sinon l'hélico à 1000euros l'heure... on se serait démerder autrement... :oops:

Val
http://valgrollemund.blogspot.com
Dans le cas de l'hélitreuillage de Pierre (puisque c'est de lui qu'il s'agit) j'étais là aussi.
Et les secours ont été plutôt surpris de constater que notre copain était coincé mais saint et sauf.
Bloqué comme un rat sur un rocher de 2m au carré surplombé par 60m de falaise. Il était bien coincé notre pôte.Pas moyen de lui apporter un boat, c'était bcp trop gros. Pas moyen de le faire nager; ni même traverser...
Mais on l'a localisé en moins de 30 minutes.Peu de temps après, j'étais dans la gorge avec un sac étanche renfermant un baudrier,trois mouskifs, une gourde filtrante,des barres de céréales,une couverture de survie, une bougie, un briquet, un talkiewalki et le plus important pour un fumeur coincé...des clopes!

Bref, en 45minutes les copains du coin étaient sur la route. 55min , Thomas et son acolytes se sont pointés avec 260 mètres de corde (je blague pas) pour le sortir de là.
Quasi en même temps, le pompier arrêté sur la route à qui on a filés notre portable (toujours dans nos gilets). Nous informe que ça ira plus vite d'appeler l'helico, et que finalement ça les fera sortir un peu...

Conclusion, sur ce coup là;sans eux, il serait sorti à la nuit noir le Pierro. Alors qu'à l'helico, il est sorti juste avant...
Je dis chapeau au pilote et à l'écureuil, parce que c'était quand même hot sauccisse pour aller si profond dans la gorge.
Sur ce coup là, on aurais pû se débrouiller. Mais se sera pas toujours comme ça...

Je sais que dans chaque département, les comités de spéleo s'organise pour avoir chaques jours une veille d'une équipe de volontaire, où chacun a une spécialité (Docteur,artificier,manip de cordes).
Ca représente beaucoup d'argent pour un Comité départementale.
Alors pourquoi pas nous ?

Enfin, pour en revenir au cas du gugus coincé contre qui on veux porter plainte.
Faut pas non plus prendre le pompiers pour des poissons rouge.Ils ont sûrement de trés bonne raisons.
Aprés....je spécule.

Re: Gratiuté des secours ... jusqu'à quel point

Publié : jeu. nov. 12, 2009 21:08
par rtkayak
sans prendre les pompiers pour des poissons rouges. quoique :lol:
il ne faut pas oublier la gueguerre actuelle entre les différents corps de secours:
CRS vs Gendarmes vs Pompiers.
ici cela peut poser des problèmes.
enfin les secours ne sont pas gratuits contrairement a ce que l'on entend souvent, ce sont les communes qui payent les factures. le pg ou les pompiers te sauvent mais il y a quelqu'un qui paye. en station on fais payer les secours sur piste car la pluparts des petites communes ne pourraient supporter cette charge financière...
Le maire est tenu depuis la loi de démocratie local d'assurer les secours sur sa commune si il ne peut le faire il doit déléguer auprés des pompiers ou autres. au niveau piste le metier est particulier donc fait par les pisteurs.
Certaines petites communes de montagne se retrouve avec des factures digne de grandes aglomérations a payer...