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Publié : jeu. mars 15, 2007 10:55
par Caskaboulons
Avec la paire de boules que j'ai récolté en zieutant depuis quelques années l'état et l'évolution de nos rivières, je ne peux qu'être lourd...très lourd de chagrin et de colère. D'ailleurs et sans que la bière en soit responsable, je suis passé en quelques années du topo au huka...Je cherche même sur E-bay un Taïphun histoire de continuer à flotter...C'est pas très tendance mais bon.
Pour le reste et en me gardant d'être vraiment trop lourd, je voudrais tout simplement pointer deux choses :
1 - le débat sur l'hydoélectricité ne doit plus se contenter de "points c'est tout". Laissons aux usiniers de tous poils nous abreuver de définitions absolues et incontournables. Pour ma part et c'est sans doute mon esprit pervers, tout peut-être mis en débat et y compris le côté absolument renouvelable de l'hydro. Je note par exemple que sur le caractère "propre" de l'hydoélectricité, là aussi nous sommes face à des "points c'est tout" et pourtant en y regardant d'un peu plus près...mais là nous sommes d'accord, un point c'est tout.
2 - Le caractère "renouvelable" de l'hydroélectricité doit-il être considéré indépendamment d'autres facteurs qui peuvent nuancer cette caractéristique reposant sur l'idée simple que l'eau en gros doit toujours couler? C'est vrai qu'en laboratoire et salle blanche de tous facteurs et / ou tendances parasitaires et néanmoins bien réels, l'hydoélectricité est renouvelable, un point c'est tout. Pourtant, un point ce n'est pas tout à fait tout, dans la réalité et les perspectives socio-économiques et environnementales, l'affaire me parrait plus aussi simple pour certains ouvrages et en particulier ceux en projet sur des petits cours d'eau. En tenant compte des évolutions globalement à la baisse des débits moyens annuels des rivières alpines (et je vous passe les spécificités de regime et de certaines régions), des tensions entre rentabilité des équipements, coûts d'achat et préservation des débits réservés, respect des usages, il arrive parfois et même souvent que les savants calculs de nos amis les usiniers (qui servent tous à légitimer les équipements) sont pour le moins souvent peu durables et que ce qui devient renouvelable et même absolument vital ce sont les subventions publiques de ceux-là mêmes qui espéraient percevoir de la TP. Cette savante et perverses équation, les usiniers la connaissent bien. Ils savent très bien que le caractère renouvelable de leurs petites entreprises revient à revendiquer moins de débits réservés, moins de lachés, à négocier sur la fiscalité nationale, locale et les coûts de rachat à la fois de l'électricité produite et parfois même de l'équipement tout entier par les collectivités ou EDF.
Bon, allez pax...Les seuls qui s'entendent bien se sont nos adversaires. Eux ne se titillent pas sur les concepts. Du béton reste du béton.
Donc, comme nous le conseil Patrice retournons à nos photos...Car sur ce plan je trouve que malgré les efforts, ça ne fait pas lourd...
Publié : sam. mars 17, 2007 20:03
par benitoo
Voici une belle initiative qui permet à la cause de la protection des rivières et des milieux aquatiques de se faire entendre et d'etre représentée. Pour preuve voila la copie d'un mail que j'ai envoyé recemment à greenpeace france, alors que je me documentais sur les centrales EPR:
Madame, Monsieur,
J'ai lu avec interet vos articles liés à L'EPR. C'est informations alternatives sont très intéressantes et primordiales. Cependant je me permets d'emettre une forte objection quant à vos encouragements à quitter EDF (ce que je peux concevoir) pour s'orienter vers des opérateurs proposant des solutions alternatives soit disant "vertes". Comme vous le précisez, ces opérateurs proposent des solutions basées en majorité sur l'hydroélectrique. Vous n'êtes pas sans savoir les concéquences désastreuses qu'on les instalations hydroélectriques sur le milieu naturel (variations brusques des niveaux d'eaux, débits réservés à 1/10 du module annuel, projets de nouveaux barrages dans les Hautes Alpes ou en Corse, betonnage des berges...). Il y a peu, la nouvelle loi sur l'eau n'a pas réellement apporté de réponses satisfaisantes quant à la préservation des milieux aquatiques et des biotopes. De plus, la demande énergétique ne peut être solutionnée par un emploi exclusif de ce type de production. Si tous les consomateurs se tournent vers ces opérateurs, il est certains qu'ils ne pourront pas continuer à fournir la demande seulement par le biais de l'hydroélectricité, même en betonnant l'ensemble des rivières de France, ce qui ferait plaisir à nombre de promotteurs.Le réseau hydraulique Francais est d'ors et déjà surexploité.Les rivières et les milieux naturels s'y rattachant sont en danger, il ne faut pas l'oublier et favoriser la peste pour empêcher le choléra.
On peut voir à travers cette courte expérience que notre cause reste vraiment sans voix même pour les principaux acteurs contestataires écolos.
Merci et continuons le combat!
Publié : sam. mars 17, 2007 21:18
par Capt flam
Voila une superbe initiative pour nos rivières, et c'est vrai qu'il faut arriver à sensibiliser le publique. Je pense que pour cela il faut leur montrer les dégats visuels du bétonnage des rivières ( comme le font bien toutes les photos ), et leur montrer à quoi ressemble une rivière sans barrage. Je pense qu'il faudrait aussi montrer au grand jour les dégats sur les écosystèmes qui sont très souvent méconnues du publique et de ne pas laisser penser que nous nous battons contre les barrages seulement parce que nous ne pourrons plus faire "joujou" dans les vagues. De plus comme il a été dit plus haut je pense qu'il faut aussi augmenter l'aspect touristique des rivières et rendre plus accessible ces paysages. Il est aussi important de parler du danger des barrages qui ont été évoqués dans un autre post sur evo concernant un rapport de EDF qui montrer que de nombreux barrages sont trop ancien et dangereux.
En espérant ne pas avoir trop dévié du sujet,
bonne séance photo
Publié : sam. mars 17, 2007 21:20
par rlo
Quelques photos des Sauts de Charmines asséchés balancés aujourd' hui sur l' expo photo... ça m' a donné l' occasion de contempler toutes les images existantes à ce jour: Impossible d' afficher les commentaires (y compris les miens sur mes photos)- Comment on fait???
Si c' est pas possible d' afficher des commentaires, c' est franchement dommage car les gens "lembda" ne vont pas bien comprendre... or c' est bien pour le grand public que ce site est réalisé?
Ou alors je suis trop nul dans la manip... est ce que quelqu' un peut me renseigner?
Publié : dim. mars 18, 2007 08:47
par riton07
ajout d'une photo sur le chassezac.
j'en ai profité pour aller faire un tour sur la gallerie:
ca fait peur

x
donc,en ca ,les objectifs du collectif sont reussis.
moi ,c'est la n°82 sur inachos qui m'a fait le plus flippé!ca montre bien la force des images.ce qui serait bien ,ca serait que des non-kayakistes voient ca (je suppose que c'est prévu)
en tout cas bravo pour l'action entreprise.
Publié : lun. mars 19, 2007 09:24
par Caskaboulons
Il est nécessaire que des non-kayakistes voient cela en effet. Et c'est d'ailleurs le but de l'affaire (exploitation à terme sous forme de site plus abouti, d'articles, de plaquette en cours de formalisation...). Nous ferons un point sur tout cela à l'occasion du rassemblement du Rizzanese et nous vous tiendrons régulièrement informé.Sachez que désormais, l'action est relayée par Moutain Wilderness sur son site. Il s'agit déjà là d'une belle accroche. A priori, les alpinistes de MW étaient peu sensibilisés à la question. Pourtant, il suffit d'en parler, d'expliquer les enjeux, de dénoncer les fausses solutions énergétiques, de montrer les dégats pour que des consciences nous rejoignent. Passez l'info...Continuons.
Je pose dans la journée de merveilleuses photos du Guiers-mort...L'exemple d'une rivière en bordure de Parc Naturel Régional...Pour les plus sensibles, je conseille l'homéopathie ou une bonne verveine...
Publié : lun. mars 19, 2007 09:32
par rlo
Dans ce cas je suggère d' insérer plus de commentaires sur chaque photo - Il y en a sans commentaires - Certaines personnes "non kayakistes" ne comprennent pas les dégradations qu' il peut y avoir. On pourrait préciser systématiquement pour chaque rivière, la quantité de débit réservé, le débit naturel qu' il devrait y avoir ce jour là, le nombre de km dérivés, quels sont les travaux qui défrigurent le site, etc...
Publié : mar. mars 20, 2007 10:36
par Caskaboulons
J'ai posé deux ou trois merveilles du Guiers Mort...chemin d'accès du PNR de Chartreuse...
145 photos...
Publié : mer. mars 21, 2007 09:42
par Caskaboulons
Laurent
Je vais effectivement rajouter des commentaires pour mes photos. C'est vrai qu'en rajoutant simplement deux ou trois lignes précisant la situation ou l'aspect précis que l'on veut montrer, l'illustration en n'est que renforcée...
Publié : mer. mars 21, 2007 11:32
par corcovado
Publié : mer. mars 21, 2007 11:38
par corcovado
Publié : ven. mars 23, 2007 09:55
par simck
ca veut dire quoi gaspiller de l'eau a cause d'une fuite du reseau ?... ça veut dire la remettre dans la nappe phréatique avant que l'homme n'ait eu le temps de la souiller ?... ne confondons ecologie et economie
Publié : ven. mars 23, 2007 13:36
par corcovado
Vu que ça voulait toujours pas marcher je le met comme ça:
Dix grands fleuves de la planète en danger, selon le WWF
LEMONDE.FR avec AP et AFP | 20.03.07 | 19h55 • Mis à jour le 21.03.07 | 19h54
De nombreux grands fleuves pourraient se tarir en raison du changement climatique et de la construction de barrages, affirme, mardi 20 mars, un rapport du World Wide Fund for Nature (WWF), l'une des principales organisations mondiales de protection de l'environnement.
En prélude à la Journée mondiale de l'eau du 22 mars, le WWF identifie dix fleuves particulièrement menacés : le Danube en Europe, le Nil en Afrique, le Rio de la Plata et le Rio Grande en Amérique, le Yangtzé, le Mékong, la Salouen, le Gange et l'Indus en Asie, enfin le Murray-Darling en Australie.
Les auteurs du rapport avertissent : "La mauvaise planification et la protection inadaptée des zones naturelles ne nous permettent plus d'être sûrs que l'eau des fleuves continuera de couler". Le WWF exhorte les gouvernements à conclure des accords sur une meilleure gestion des ressources en eau afin d'en limiter la pénurie.
"DÉVELOPPEMENT SANS FREIN"
Près d'un cinquième des quelque dix mille espèces vivant en eaux douces sont menacées d'extinction ou ont déjà disparu, d'après l'organisation de défense de l'environnement. "La crise de l'eau douce montre en quoi le développement sans frein menace la capacité de la nature à satisfaire nos demandes toujours croissantes", lance le directeur du programme sur l'eau douce du WWF, Jamie Pittock.
"Comme les gouvernements s'inquiètent maintenant de la diminution des ressources en eau à cause du changement climatique, ils construisent de plus en plus de barrages pour en stocker davantage, ce qui a pour résultat de prélever encore plus d'eau des rivières et de créer encore plus de problèmes écologiques", prévient-il. De même, "beaucoup de gouvernements veulent construire des centrales hydro-électriques comme sources d'énergie propre, ce qui, une fois encore, bloque les cours d'eau et tue les poissons", assure l'écologiste.
Publié : ven. mars 23, 2007 16:45
par phildan
quote:Posté par simck
ca veut dire quoi gaspiller de l'eau a cause d'une fuite du reseau ?... ça veut dire la remettre dans la nappe phréatique avant que l'homme n'ait eu le temps de la souiller ?... ne confondons ecologie et economie
En attendant, il faudra pomper plus d'eau pour compenser les pertes et puis ce n'est pas dit que l'eau potable qui se perd retourne potable à sa nappe...et au bout du compte, écologie et économie c'est la même chose: il convient d'économiser les ressources de la Terre pour ne pas les payer plus cheres demain.
Publié : sam. mars 24, 2007 09:43
par Kayakceur
Moi, je vais faire des photos sur les rivières suivantes: Verdon après le barrage de Gréoux les Bain et la Durance après le barrage de Sisteron, presque a sec tout le temps et aussi sur
Canal de Provence
Car le détournement des rivières pour l'irrigation, c'est un autre débat à lancer.
Publié : lun. mai 14, 2007 14:19
par freekayaker
Salut à tous et bravo pour cette initiative.Je vais de ce pas prendre mon appareil si ce n est pas trop tard pour aller faire un tour du coté de l Hérault. Par contre, je voulais juste dire que j en ai parler à mon père et à ma mère qui travaillent respectivement au Conseil Supérieur de la Peche et à l Agence de l eau de Montpellier.
Ce qu il faut savoir c est que les propriétaires de barrages doivent respecter les débits réservés et s exposent à des poursuites judiciaires en cas de fraude.J ai transmis le lien du site et il va surement y avoir une enquete. Des propriaitaires ont déjà été condamnés suite à l intervention du CSP. Je vous en dirais plus prochainement. Les kayakistes ne sont pas seuls à se préoccuper de l état de nos rivières et de l impact sur l écosystème. Si mon initiative fonctionne, cela risque de faire des bulles...si cette histoire remonte aux Hautes autorités

et je tout faire pour.
Publié : lun. mai 14, 2007 14:34
par freekayaker
Pour ce qui veulent en savoir plus sur les missions du CSP ou ONEMA désormais,
http://www.csp.ecologie.gouv.fr/rubDoc/ ... ux/RHP.htm
ou sur les missions de l Agence de l eau, qui concerne plus la qualité de l eau :
http://www.lesagencesdeleau.fr/